Madame la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel,
À l’occasion de votre visite au Portugal, je vous demande de bien vouloir faire suivre ce bref message à vos concitoyens :
. Nous savons qu’au cours de la dernière décennie, vos gouvernements vous ont dit qu’il vous faudrait sacrifier une partie de votre salaire afin d’assurer la survie de votre État providence. Ils vous ont dit, et vous les avez crus, qu’en faisant une croix sur une petite partie de vos revenus, votre pays deviendrait “plus compétitif” et pourrait ainsi économiser suffisamment pour continuer à verser vos retraites et les allocations de vos enfants.
. Nous savons que ces dix dernières années n’ont pas été faciles pour vous et que votre pays est devenu moins agréable et plus inégalitaire. Nous savons aussi que l’objectif recherché a bel et bien été atteint. Que l’Allemagne est devenue « plus compétitive », qu’elle a beaucoup exporté, qu’elle a moins importé et pour moins cher, et que sa balance des paiements a enregistré d’importants excédents, accumulés dans vos banques.


