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dimanche 11 novembre 2012

Lettre à Angela Merkel




Madame la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne, Angela Merkel,

À l’occasion de votre visite au Portugal, je vous demande de bien vouloir faire suivre ce bref message à vos concitoyens :

.  Nous savons qu’au cours de la dernière décennie, vos gouvernements vous ont dit qu’il vous faudrait sacrifier une partie de votre salaire afin d’assurer la survie de votre État providence. Ils vous ont dit, et vous les avez crus, qu’en faisant une croix sur une petite partie de vos revenus, votre pays deviendrait “plus compétitif” et pourrait ainsi économiser suffisamment pour continuer à verser vos retraites et les allocations de vos enfants.

.  Nous savons que ces dix dernières années n’ont pas été faciles pour vous et que votre pays est devenu moins agréable et plus inégalitaire. Nous savons aussi que l’objectif recherché a bel et bien été atteint. Que l’Allemagne est devenue « plus compétitive », qu’elle a beaucoup exporté, qu’elle a moins importé et pour moins cher, et que sa balance des paiements a enregistré d’importants excédents, accumulés dans vos banques.

lundi 15 octobre 2012

Pourquoi la crise de la dette publique


Eric Toussaint répond aux questions suivantes : 

Qu’est-ce qui a provoqué l’augmentation de l’endettement public ?
.  A qui profitent les dettes européennes ? 
.  Quel est le rôle de la Banque centrale européenne ?

L’interview a été réalisée par la Gauche anticapitaliste, courant écosocialiste membre du Front de Gauche pendant l’été 2012 en Catalogne.


source

mercredi 10 octobre 2012

Il y a urgence pour la santé en Europe !

Communiqué du Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale

La crise économique et sanitaire s’aggrave. Les privatisations et la commercialisation de la santé s’accélèrent, privant une grande partie de la population à l’accès aux soins. Les fermetures d’hôpitaux, de maternité ou d’établissements médico-sociaux se multiplient. Cette casse est d’une gravité exceptionnelle particulièrement en Grèce, en Espagne, en Pologne ou au Portugal et remet en cause la conception même d’une santé et une protection sociale solidaire. Elle confirme qu’aucun pays d’Europe, qu’aucune population, ne sont à l’abri des politiques d’austérité confortées par le Pacte de stabilité budgétaire, au prétexte de la dette. Les 12 et 13 mai 2012, réunis autour d’une déclaration à Nanterre, des organisations syndicales, des partis politiques, des associations de défense des usagers, de la santé publique et de la protection sociale, … de différents pays d’Europe, avaient appelé à se rassembler et se mobiliser autour de la semaine du 1er au 6 octobre, pour rejeter une telle régression sociale.

lundi 8 octobre 2012

Contre l’austérité, contre le capitalisme


Nous y voilà. Les flonflons de la campagne électorale ne sont plus qu’un lointain souvenir, place à la réalité. Et la réalité, c’est que la situation étant ce qu’elle est, le gouvernement mis en place avant l’été « découvre » que l’heure est grave (fin juillet Pôle emploi donne le chiffre officiel de 5,05 millions de chômeurs), qu’on va devoir se serrer la ceinture d’un cran (voire de plusieurs). Qui ça « on » ? 
Voyons, mais c’est bien sûr : les travailleurs, à qui on demande de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, mais dont ils sont quand même les premiers à subir les conséquences. Donc les dirigeants du pays ne tournent plus autour du pot : après avoir tortillé du fondement pour éviter de prononcer les mots qui fâchent (genre : rigueur, austérité…), ils tendent le chapeau vers ceux d’en bas. À vot’bon cœur m’sieurs dames. Les économies annoncées pour réduire la dette vont évidemment provoquer une perte du pouvoir d’achat des nantis que nous sommes. Et, dans le plus pur style démago, ceux d’en haut montrent l’exemple : en diminuant leurs salaires, leurs notes de frais, en se déplaçant en transports en commun sous l’œil des caméras de la TV (comme nous, en somme, mais nous ce n’est pas un choix, c’est tous les jours, et les caméras ne sont pas celles de la TV mais de Big Brother).

samedi 6 octobre 2012

États-Unis : Les « objecteurs de créances » de Strike Debt organisent la résistance




Sur les bords de l’East River à Brooklyn, le 9 septembre dernier, des personnes se relaient au centre d’un cercle et prennent la parole pour expliquer comment leurs dettes leur sont devenues insupportables, par les paiements qu’elles supposent chaque mois et, plus fondamentalement, par les choix qu’elles les obligent à faire, ou plutôt l’absence de choix dans laquelle elles les enferment. Certaines disent la honte qu’elles ont ressenties, d’autres leur dégoût, leur incompréhension, le puissant sentiment d’injustice. Puis, dans un geste libérateur, elles mettent le feu à ce courrier leur rappelant le montant qu’elles doivent encore rembourser, ce relevé bancaire faisant état de crédits impayés... Cet acte rappelle celui des militants qui, pour protester contre la guerre du Vietnam, brûlaient leur carte d’incorporation dans l’armée. Mais le geste n’est pas seulement symbolique, il a une fonction cathartique : il s’agit aussi de se débarrasser du sentiment de culpabilité, de briser le tabou, le silence, l’isolement des personnes endettées afin de créer un mouvement de résistance. Strike Debt, le groupe « d’objecteurs de créances » à l’origine de cette action, a d’ailleurs pour slogan ce jeu de mots : « You are not a loan !/ You are not alone ! |1| »

jeudi 4 octobre 2012

TSCG : "Nous l'avons tant aimée, la Démocratie ?"

point de vue...

Au moment où Goldmann Sachs fait savoir qu’il ne serait pas absurde d’envisager des politiques keynésiennes pour favoriser la croissance, il serait dommage d’être plus royaliste que le roi en étant plus à droite que cette auguste institution. Plus sérieusement, le débat sur le TSCG ouvert ce mardi à l’Assemblée Nationale, s’il paraît plié d’avance, n’enterre pas pour autant les questions qu’il pose et les réponses qu’une gauche combative devrait y apporter.
Un déni de démocratie
Éviter le débat public sur le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire » fut en soi un déni de démocratie. La première victime en sera évidemment l’idéal européen, dont les peuples s’éloignent inexorablement à mesure que l’Europe se construit sans eux, et donc contre eux. Affirmer une fois encore « qu’il n’y a pas d’alternative » en Europe, pour reprendre la formule de Margaret Thatcher, c’est se mettre une fois de plus en défaut avec la démocratie sur la question européenne.