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lundi 17 septembre 2012

Sabra et Chatila, il y a trente ans




Sabra et Chatila, il y a trente ans (1)



Le chef des catholiques, Benoît XVI, vient d’arriver à Beyrouth. Quand il a quitté l’aéroport, pour se rendre dans la capitale du Liban, il a emprunté la route parcourue, il y a tout juste trente ans, par un convoi de véhicules fournis par l’armée israélienne transportant des miliciens chrétiens membres des Phalanges libanaises. Comme eux, il a traversé le rond-point de l’ambassade du Koweit où se trouvait, juste à côté, un immeuble de 7 étages au sommet duquel l’armée israélienne, qui encercle les camps de Sabra et Chatila voisins, avait installé son quartier général. Comme eux, il a longé la cité sportive sous laquelle sont ensevelis des centaines de corps de Palestiniens.

mardi 17 avril 2012

« Merci Raymond Aubrac » : discours résistants, silence présidentiel

raymond aubrac
photo
Mediapart publie les textes des deux discours d’hommage à Raymond Aubrac prononcés, lundi 16 avril, aux Invalides, par Jean-Louis Crémieux-Brilhac et Jacques Vistel. Faisant souffler l’esprit du Conseil national de la Résistance, ils résonnaient comme le désaveu d’une présidence qui en fut la négation. Contraint au silence par la volonté de la famille, Nicolas Sarkozy ne put qu’écouter ces paroles qui, de l’espérance communiste à l’exigence décolonisatrice, lui faisaient en quelque sorte la leçon.

Les honneurs militaires rendus à Raymond Aubrac dans la Cour d’honneur des Invalides ne furent pas aussi populaires que l’avaient souhaité ses proches (lire ici notre hommage au résistant disparu). Effet habituel du présidentialisme français ou conjoncturel des craintes présidentielles, l’entrée fut bloquée pendant une bonne demi-heure au prétexte de l’arrivée de Nicolas Sarkozy, empêchant une masse de gens, de toutes générations, de rejoindre à temps la cérémonie. Comme en témoigne la vidéo ci-dessous, réalisée par Hugo Vitrani, de vieux résistants furent un temps refoulés tout comme l’ont été des compagnons, des amis, des proches, des jeunes et des moins jeunes, des journalistes, etc., tout simplement des personnes qui se sentaient concernées par l’actualité du message légué par la vie d’engagement du disparu.