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mardi 18 septembre 2012

FN: quatre gestions municipales, quatre échecs (1/3). La démolition de la culture


F Haine


« Rassurer la population en montrant que nous ne sommes pas de dangereux nazis comme l'affirment nos adversaires et s'initier à la gestion municipale. » C'est ainsi qu'un dirigeant du Front national résumait, en 1995, l'objectif des maires frontistes fraîchement élus : Jacques Bompard à Orange, Jean-Marie Le Chevallier – ex-directeur de cabinet de Le Pen – à Toulon, Daniel Simonpieri à Marignane, puis, en 1997, les Mégret à Vitrolles. Dix-sept ans plus tard, la même consigne pourrait être soufflée aux deux députés frontistes ou aux candidats du parti susceptibles de remporter, en 2014, des villes de plus de 30 000 habitants comme Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

samedi 15 septembre 2012

Le parti néo-nazi grec Aube Dorée s’installe à Montréal



Le 18 août, une conférence sur le "trouble social en Grèce" a été organisée au Centre Saint-Pierre à Montréal avec entre-autres des conférenciers du parti néo-nazi grec Aube Dorée.

Aujourd'hui on nous informe qu'une section locale du parti néo-nazi Aube Dorée se serait installée à Montréal. Samedi, ils organiseront une collecte d'aliments et de médicaments pour les envoyer au parti Aube Dorée, qui seront distribués uniquement aux "grecs de souche".

L'évènement a été annoncé dans le journal hellénophone VIMA à Montréal et indiquait avoir lieu au 6992 av. du Parc entre 10H et 16H. Les néo-nazis ont pris la peine d'organiser leur évènement en face d'un poste de police pour s'assurer de ne pas être dérangés.

vendredi 7 septembre 2012

L’Institut Civitas lance une campagne contre le mariage homosexuel

[note perso :  ce genre d'initiative me fait immanquablement penser à cette phrase : « Il n'existe que deux choses infinies l'univers et la bêtise humaine... Mais pour l'univers je n'ai pas de certitude absolue. » Albert Einstein]

L'un des visuels diffusés par l'Institut Civitas. DR

L'Institut Civitas, mouvement catholique intégriste, va lancer, samedi 8 septembre, une campagne contre le mariage et l'adoption homosexuels. Déjà, en février, Civitas s'était invité dans l'élection présidentielle en mettant en place une campagne contre François Hollande (voir notre post de blog).

Nous le notions ici : Civitas nourrit des ambitions politiques depuis l'organisation des manifestations contre des pièces de théâtre jugées par lui "christianophobes"nà la fin 2011. Il travaille ainsi à la constitution de listes pour les municipales de 2014.

jeudi 15 mars 2012

Restes d'un quinquennat



Pour qui sonne le gras ?

Inlassablement, la cloche sonne pour appeler le fidèle. Le muezzin le fait avec sa voix, le Choffar avec sa corne. Inlassablement, Xavier Bertrand, quant à lui, siffle toujours le même air à ses ouailles : le chef a toujours raison. A l'instar d'un Lefebvre ou d'une Morano, il approuve la moindre décision du tout-puissant, loue chacune de ses actions. Qu'importe si ce dernier se plante lamentablement (et dieu sait si cela lui arrive plus souvent qu'à son compte), sa mission à lui, c'est d'approuver, que dis-je, de vanter la pensée de son mentor. Et d'en faire le plus large écho sur tous les plateaux télé ou au micro de toutes les radios.

dimanche 12 février 2012

Sarkozy en Ariège ou l’Etat policier

Témoignage de Monsieur Donat, professeur de lycée


Routes barrés, contrôles à chaque carrefour, compagnies de CRS, cohortes de policiers (des "cosmonautes" avec boucliers et harnachements), hélicoptère et, pour finir, loin du président mais pas assez de ses oreilles, une manif pacifique chargée par la police.
Voici ce qu’à vu et vécu un témoin qui ajoute : " Je me suis retrouvé en COREE du NORD".
LGS



On peut s’envoyer des mails humoristiques, touristiques ... et c’est bien agréable !

On peut parler de météo, de foot, de ski, de VTT, de loisirs, de voyages, de la famille...

samedi 11 février 2012

Les tristes tropismes de l'étudiant Guéant




Il n'est pas rare que les étudiants se réunissent pour émettre des idées oiseuses sans que cela porte à conséquence. Parfois, imaginant de se prendre au sérieux, ils invitent quelques grands ainés et se réjouissent de partager avec eux une certaine conception avancée du monde à refaire.

Samedi, l'Union Nationale Inter-universitaire - UNI, "association indépendante" qui entend œuvrer "par l'éducation, pour la Nation" - , avait invité, à l'occasion de sa "convergence annuelle", monsieur Claude Guéant qui a pris la parole, pendant une trentaine de minutes. Il a prononcé, selon Olivier Vial, président de l'UNI, un "discours très général, très serein, posé et républicain", "dans une configuration de colloque, pas de meeting", qui "n'avait aucune vocation à être polémique", puisque "ce n'était pas une harangue". D'ailleurs, la presse n'était pas conviée, et l'on pouvait donc, a priori, proférer toutes les âneries générales, sereines, posées et républicaines que l'on voulait...

vendredi 10 février 2012

France Lepénisée



Quand je me mis, mercredi, à la rédaction du billet linké en queue de ce cliché rendu noir & blanc, je ne pouvais décemment pas imaginer que le lendemain, le site d’un quotidien en ligne allait, dans le seul souci de faire le buzz – buzz uniquement destiné à écouler le maximum, si ce n’est la totalité de son édition-papier version magazine – allait disais-je, lever le voile sur deux immondes saloperies, deux propositions d’un « personnage » que, le 6 mai 2007, le peuple français eût grand tort de désigner, par la voie du suffrage universel, président de notre République.

jeudi 9 février 2012

Guéant et les étrangers: attirer plus pour expulser plus



Pour avoir de bons chiffres de sorties, il faut avant tout avoir de bons chiffres d’entrée. C’est mathématique… Or Claude Guéant sait compter. Il sait même compter jusqu’à 32 912.

32 912, c’est le chiffre que le Ministre de l’Intérieur a annoncé le 10 janvier lors de sa conférence de presse au sujet du bilan 2011 de la politique d’immigration du gouvernement Sarkozy. Il s’agit, selon Claude Guéant de « 32 912 ressortissants étrangers en situation irrégulière éloignés du territoire national » (1)

Le 8 février 1962, métro Charonne : la police tue des manifestants anti-OAS



Paris, février 1962. La perspective d’une fin de la guerre d’Algérie semble s’être éloignée depuis la suspension des pourparlers de paix, le 28 juillet 1961, entre le GPRA. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) et le gouvernement français. Cependant, dans les arcanes du pouvoir, tout le monde s’accorde à dire que la seule issue possible est l’indépendance de l’Algérie. S’accrochant désespérément à leur rêve d’une Algérie française, les fascistes de l’OAS. (Organisation Armée Secrète), multiplient les attentats en Algérie et en Métropole. Cette stratégie de la terreur vise à mettre la pression sur le gouvernement français, qui se dit de plus en plus favorable à de nouvelles négociations avec le GPRA.

Face à ce « péril brun », les milieux de gauche se mobilisent autour du Comité Audin (Comité d’intellectuels luttant pour faire la lumière sur la disparition de Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien), du PCF, de l’UNEF, et du PSU. Dans les universités, des journées de grève sont organisées avec succès, ce qui pousse de Gaulle à déclarer : « Le peuple n’a pas à se préoccuper du problème de l’OAS ; c’est aux forces de l’ordre d’agir ». Cependant, les forces de l’ordre ne sont pas aussi zélées dans leur lutte contre le terrorisme de l’OAS que dans la répression des sympathisants de la cause algérienne. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis, à Paris, par l’OAS. Les cibles sont des universitaires, des élus du PCF, des officiers, des journalistes ainsi que le Ministre de la Culture, André Malraux. La bombe qui visait ce dernier blesse grièvement une enfant de quatre ans, Delphine Renard, qui perdra un œil et sera défigurée.

Cette vague d’attentats pousse la gauche à organiser un rassemblement, le 8 février 1962, place de la Bastille à Paris. Or, suite à l’état d’urgence décrété le 21 avril 1961, un arrêté préfectoral interdit toute manifestation sur la voie publique. Cependant, selon certains historiens (dont le Professeur Brunet), le préfet de Paris de l’époque, Maurice Papon, avait envisagé de tolérer la manifestation du 8 février. C’est le Général de Gaulle lui-même qui se serait opposé à ce que le rassemblement ait lieu, après l’avoir qualifié de « communiste », ce qui, dans sa bouche, signifiait clairement « subversif », voire « dangereux ». De plus, l’interdiction de cette manifestation flattait l’aile droite de ses partisans, en montrant que de Gaulle ne jouait pas le jeu des communistes dans la solution du conflit algérien.

Le jour de la manifestation, les consignes sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et « faire preuve d’énergie » dans la dispersion des manifestants. Cette « énergie », les policiers dépêchés sur place vont la fournir de façon dramatique. Le quadrillage de la manifestation est parfait ; c’est en direction d’une véritable toile d’araignée policière que se dirigent les manifestants, à partir de 18h00. 2845 CRS, gendarmes mobiles et policiers sont organisés en cinq divisions entourant le quartier de la Bastille, de la gare de Lyon aux métros Filles du Calvaire et Saint Ambroise, et de la rue Saint Antoine au boulevard Voltaire.

Côté manifestants, on souhaite un rassemblement pacifique ; un communiqué radio précise, le 8 février, que « les manifestants sont invités à observer le plus grand calme ». En outre, les organisateurs prennent la décision de ne pas défiler, estimant que la police ne chargerait pas un rassemblement statique.

A l’heure du rassemblement, les manifestants se heurtent aux forces de l’ordre. Certains sont reflués sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, la tension monte peu à peu. En effet, quelques affrontements se déclenchent boulevard Beaumarchais. La réponse policière est terrible. On matraque des manifestants, des passants, les hommes, les femmes et personnes âgées, jusque dans les cafés et les stations de métro. L’acharnement est tellement aveugle que même des policiers en civil seront blessés.

Mais c’est boulevard Voltaire et rue de Charonne que la répression est la plus violente. Alors que les organisateurs donnent le signal de dispersion, les forces de l’ordre, commandées par le Commissaire Yser, chargent le cortège. En effet, sur ordre de la salle de commandement, c’est-à-dire du Préfet Papon, il faut « disperser énergiquement » les manifestants. Les policiers chargent avec une telle brutalité et de façon si soudaine, qu’un mouvement de panique s’empare des manifestants, qui tentent de fuir vers la station de métro la plus proche.

Les premières cibles des forces de l’ordre sont des élus communistes, qu’ils frappent à la tête. Puis, c’est au tour des manifestants qui, portés par la foule, trébuchent dans les escaliers du métro et s’entassent les uns sur les autres. Au lieu d’aider les gens qui suffoquent, les policiers les frappent, les insultent, et n’hésitent pas à jeter sur eux les grilles d’acier qu’ils trouvent au pied des arbres, ou encore des grilles d’aération. Le bilan de cette agression fut de huit morts, dont un manifestant de quinze ans. Sept d’entre eux sont morts par étouffement, un des suites de blessures à la tête. Tous étaient communistes.

Au lendemain du drame, la presse, de façon unanime, stigmatise la responsabilité des forces de l’ordre. Le Ministre de l’Intérieur, Roger Frey, rejette quant à lui toute la responsabilité sur le Parti Communiste, qu’il accuse d’avoir tenu la manifestation malgré l’interdiction officielle. Au passage, le ministre assimile les manifestants aux fascistes de l’OAS, car ce sont là, explique-t-il, « deux ennemis de l’intérieur ». De son côté, la population française est largement choquée par ce déchaînement de répression : entre 500 000 et un million de parisiens assistèrent aux funérailles des victimes.

Cet épisode de la vie politique française témoigne une fois de plus de l’amnésie historique de l’État français, sur certains sujets. Pendant des années, le drame du 8 février 1962 sera relégué aux oubliettes de l’histoire officielle. Il faudra attendre quatre décennies pour voir la réouverture des dossiers sur la guerre d’Algérie, le début d’une prudente autocritique de la part de l’État, et pour que la lumière commence à se faire sur les événements qui ont coûté la vie aux huit victimes de cette terrible journée.

mardi 7 février 2012

Et si l’extrême-droite devenait le premier parti de France ? L’aliénation totalitaire monte…



Voici le paysage barbare qui s’organise : Avril 2012 et le néofascisme qui s’installe. Le Front National et ses alliés devançant Hollande, Sarko, Mélenchon et Bayrou. L’extrême-droite ramassant le tiers des votants. Alors partout pointe l’inévitable culpabilisation de tous les autres, et des abstentionnistes en particulier qui deviennent la cible préférée des prétendus démocrates. Une mauvaise blague ? Non, la sous-évaluation chronique des votes fachos dans les sondages pourrait bien masquer cet avancement du folklore oligarchique actuel : le Front National, premier parti de France.


La tentation nationaliste



Voici revenu le temps des nationalismes… ce temps que l’on aurait pu croire révolu,… à une époque de mondialisation généralisée, de brassages de populations, d’échanges internationaux, de « réduction des distances » et de l’explosion de la communication.

Ce phénomène terrifiant, qui a mis le monde à feu et à sang, deux fois au 20e siècle, refait son apparition.

Un pas de Guéant dans l’histoire des civilisations



"Toutes les civilisations ne se valent pas"
(Claude Guéant)

On ne balance pas gratuitement de telles affirmations péremptoires, on ne peut plus discriminatoires, à un moment où on tente de ratisser large, pour repartir pour un autre tour, pour un autre cycle de privilèges exorbitants, de servilité à l’endroit des vrais maîtres du jeu, dans cette France opaque et si injustement frappée par le sort, parce qu’elle ne mérite pas d’être tombée si bas, d’avoir été livrée pieds et poings liés à une faune prédatrice qui se vautre dans les ors de la République, qui ne craint plus d’y faire ripaille, d’y frayer avec des requins exotiques, de s’y commettre dans de sombres connivences, avec des régimes criminels contre l’humanité, voire même contre des religieux français, de s’y livrer à toutes sortes de forfaitures, depuis le népotisme le plus grégaire, à un favoritisme qui se cache derrière des euphémismes atténués, en passant par des manipulations chafouines de toutes les Institutions de la République, y compris celle de la Justice elle-même, puisque celle-ci est désormais utilisé sans vergogne, pour renvoyer l’ascenseur à des régimes, ou plutôt à des associations de malfaiteurs, qui se montrent particulièrement généreuses en gros contrats salvateurs, et surtout en financements occultes. On ne balance pas ce genre d’affirmation pour le seul plaisir de chatouiller les petits égos, ballonnés de fausses certitudes, de tous les aigris de France, et de cette Europe qui se réveille avec la gueule de bois, après une si longue cuite. Ce n’est pas seulement de la démagogie de bas quartier, destinée à de pauvres gogos paumés, qui ne peuvent être rassurés sur leur piètre situation que par le seul fait de savoir qu’il existe des gens qui leur sont inférieurs. Non, c’est bien moins que ça, et plus vil, et autrement plus haïssable. C’est tout simplement de la méchanceté. De cette méchanceté de virus de grippe, dont c’est la nature intrinsèque, profonde, et constitutive que de faire du mal, de le transmettre, de l’inoculer. Une telle affirmation, dans la bouche de Monsieur Guéant, est une profession de foi, une déclaration d’existence, une banderille fichée sur le dos de la bête, en sautillant des deux gambilles. Cet homme aura beau protester, comme c’est de coutume après chaque éructation, après chaque vomi intempestif, que ses propos, si tant est qu’un tel jappement peut être qualifié de propos, ont été sortis de leur contexte. Il ne trompera personne, en réalité. Parce qu’en réalité, les gens, en leur for intérieur ne s’y tromperont pas. La méchanceté et le veulerie auront beau se parer de tous les meilleurs sentiments du monde, ils ne pourront jamais empêcher leurs griffes cruelles, ni leurs relents ignobles de signer leur vraie nature.

lundi 6 février 2012

A l'UNI : «La xénophobie, ça remotive»



«Toutes les civilisations ne se valent pas.» Claude Guéant, ministre de l'intérieur, a prononcé ces mots samedi 4 février, devant 300 jeunes de l'UNI (union nationale intersyndicale), réunis à huis clos à l'Assemblée nationale.

Chaque année, cette association étudiante très à droite (sorte d'équivalent universitaire de la Droite populaire), organise une «convergence annuelle». Le thème de l'édition 2012 était très clair : «Vaincre pour la France». Normalement, aucun journaliste n'est admis à cet événement et il est demandé à chacun de ne pas raconter le contenu de ces réunions. Cette année pourtant, les propos de Claude Guéant ont été rendus publics sur le site Fréquence ESJ, de l'école de journalisme supérieure de Paris.

dimanche 5 février 2012

Séjour irrégulier: le «circulez, y a rien à voir» du Conseil constitutionnel



Présidé par Jean-Louis Debré, ministre de l’intérieur à la manœuvre lors de l’expulsion des sans-papiers de l’église Saint-Bernard en 1996, le Conseil constitutionnel a rendu, ce vendredi 3 février, une décision cruciale pour les sans-papiers et attendue par les magistrats confrontés depuis plusieurs mois à une jurisprudence hésitante en matière de placement en garde à vue des étrangers en situation irrégulière (la lire dans son intégralité).

Les chers parrains du FN



Pour les petits partis, on savait le système des parrainages lors de la présidentielle très chronophage. Mediapart, qui a pu consulter les comptes de campagne de 2007 de Jean-Marie Le Pen (voir boîte noire), a constaté que pour le Front national, il est également très onéreux. Samedi, lors de la présentation de son programme et surtout, mardi, au Congrès des maires de France où elle s'est invitée, Marine Le Pen entonnera l'habituel couplet de son parti: la nécessité de recueillir 500 signatures d'élus afin de pouvoir se présenter à l'élection constituerait une grande injustice. Une chose est en tout cas certaine: au vu des comptes de campagne, ce système creuse des inégalités financières entre candidats.

Sur son site, l'UMP stigmatise les «étrangers»



Sur son site, l'UMP propose des «questions de la semaine» stigmatisant les «étrangers». Les formulations sont aussi effarantes que les résultats.




«Pour lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode habituel de vie, doit-on expulser les étrangers auteurs de tels faits?» Non, vous n'êtes pas sur le site du Front national, mais sur celui de l'UMP, comme l'a repéré le blogueur Dadavidov. Dans larubrique «agir» de son site officiel, le parti présidentiel propose aux internautes de répondre à la «question de la semaine» - présentée comme un «sondage» - par «oui» ou par «non».

La semaine où la campagne a viré à l'extrême droite



C'est un tournant dans une campagne présidentielle, qui, jusque-là, n'avait pas ouvertement franchi la ligne jaune. En une semaine, le FN et l'UMP ont renoué avec leurs vieilles habitudes sans hésiter à la piétiner.

Samedi 4 février, devant 300 jeunes de l'association étudiante (très à droite) UNI, réunis pour un colloque à l'Assemblée nationale, Claude Guéant a lancé : «contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas»(lire notre récit de ces réunions à huis clos). Dans le discours, le ministre de l'intérieur appelle à «protéger notre civilisation».«Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient», argumente-t-il, ajoutant : «celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique».

vendredi 3 février 2012

Enfants étrangers retenus : la France condamnée sévère !



Plus qu’un blâme, la France se voit délivrer une injonction à propos de la détention des enfants dans les centres de rétention administrative ! C’est à une véritable mise en demeure de la France que vient de se livrer la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), par son arrêt du 19 janvier 2012.

C’est une longue décision, comme cette haute juridiction qui veille au respect des droits de l’Homme de 800 millions d’européens dans les 47 États membres, ne manque pas d’en faire, et qui mérite d’être lue dans tous ses aspects (ici : Affaire Popov c. France).

Crimes ordinaires de l’État français


« Mon cœur abrite toute la tristesse d’une vie entièreMais si j’me laisse faire , c’est un aller direct au cimetière »
MANU KEY, Karl et Yezy L’Escroc : « Dans nos têtes et dans nos coeurs »

Ali Ziri 69 ans, Mohamed Boukrourou 41 ans, Abou Bakari Tandia 38ans, Pascal Taïs 32 ans, Abdelkarim Aouad 30 ans, Wissam El-Yamni, 30 ans, Mohammed Saoud 26 ans, Abdelilah El Jabri 25 ans, Malik Oussekin 22 ans, Hakim Ajimi 22 ans, Zied et Bouna 17 et 15 ans … La liste des hommes morts dans les commissariats, ou lors des interpellations policières est longue, trop longue. Et il ne s’agit là que de quelques noms des victimes connues et répertoriées. D’autres morts viendront, hélas s’ajouter à cette interminable liste macabre. Car la police n’est qu’un instrument parmi tant d’autres que la bourgeoisie utilise pour asseoir sa domination de classe. L’ordre bourgeois, défendu par les forces de l’ordre, a constamment besoin pour se maintenir d’inventer des boucs émissaires. Chaque période, chaque crise produit ses propres victimes. Aujourd’hui en France, les enfants et les petits-enfants des travailleurs immigrés parqués dans des ghettos entourant les grandes métropoles industrielles sont l’une des cibles privilégiées de la classe dirigeante, ce qui lui permet de mieux masquer son désastre économique, social et politique.

jeudi 2 février 2012

Étudiants étrangers en France : le devoir de désobéissance



La situation imposée en France, depuis plusieurs mois, aux étudiants étrangers, est ubuesque. Ubuesque, et particulièrement nocive, pour notre pays comme pour les individus. En voici, concrètement, l'un des aspects.

Un des principes de base, appliqué quasi-systématiquement par l'administration depuis la "Circulaire Guéant", est : "l'étudiant doit quitter le territoire national aussitôt le diplôme obtenu".