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lundi 15 octobre 2012

La «Droite forte», un copier-coller du FN




La critique interne de la « droitisation » de l’UMP n'aura été qu'une courte parenthèse. Après la défaite, la stratégie de Patrick Buisson avait été ciblée par certains ténors du parti : « une faute sur le fond, une erreur sur la forme » (Roselyne Bachelot), « l'UMP n'a pas suffisamment marché sur ses deux pieds » (Jean-Pierre Raffarin), « le ni-ni » n'est pas une ligne « sur le long terme » (Bruno Le Maire), « à trop courir derrière le Front national, on le crédibilise » (François Baroin), « l'objectif de Patrick Buisson était de faire gagner Charles Maurras » et non Sarkozy (Nathalie Kosciusko-Morizet).

Et puis ? Et puis l’UMP a repris le même chemin. Pour preuve, la campagne menée par son secrétaire général, Jean-François Copé, à base de «racisme antiblanc», de pétition contre le droit de vote des étrangers, de pain au chocolat de collégien confisqué pendant le ramadan. Le patron de l’UMP a fait le même pari que Nicolas Sarkozy : l’élection se gagnera avec un coup de barre à droite. Depuis la fin de la campagne présidentielle, il s'est même adjoint les services de Patrick Buisson, bien que son entourage le démente.


mercredi 10 octobre 2012

Acrobaties doctrinales au Front national



Revendiqués par un jeune homme se réclamant d’Al-Qaida, les meurtres de Toulouse et Montauban, à la mi-mars, ont provoqué un recentrage du Front national sur ses sujets de prédilection : les problèmes que représentent à ses yeux l’immigration ou l’islam. Auparavant, la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle, Mme Marine Le Pen, avait fait campagne sur une thématique sociale pour le moins nouvelle dans son parti.


« L’Esprit saint, pour la théologie libérale, c’est la main invisible, celle qui, d’une masse de comportements individuels égoïstes, va construire un bonheur collectif conforme à la Science et mieux encore à l’Ordre naturel. » Cette phrase blasphématoire, autant pour la sainte Trinité que pour la droite traditionaliste, est issue du dernier livre de Mme Marine Le Pen (1). Publié en pleine campagne présidentielle, l’ouvrage de la candidate du Front national (FN) surprend par sa phraséologie. Elle y pilonne l’« utralibéralisme », qui « n’est que l’idéologie d’une classe dominante internationale mondialisée », cette « nouvelle aristocratie » dont il conviendrait de se débarrasser au plus vite. Droite et gauche institutionnelles partageraient « une même idéologie mondialiste née du capitalisme ultralibéral, qui sert les intérêts d’une oligarchie ».

Mme Le Pen ne craint pas de mobiliser, à l’appui de son propos, des auteurs dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’ont rien de commun avec l’extrême droite. Philippe Askenazy est cité à deux reprises pour sonManifeste d’économistes atterrés (2). Deux ouvrages de Serge Halimi sont utilisés, l’un pour pointer l’envahissement mental du marché et l’autre pour dénoncer l’« aristocratie journalistique ».

« Le mondialisme est une alliance du consumérisme et du matérialisme, pour faire sortir l’Homme de l’Histoire et le précipiter dans ce que Gilles Lipovetsky nomme l’“ère du vide” », écrit encore la présidente du FN. D’Emmanuel Todd à Franklin Roosevelt, de George Orwell à Bertolt Brecht, de Karl Marx à Maurice Allais, elle fait feu de tout bois pour nourrir sa charge contre le « mondialisme ».

vendredi 21 septembre 2012

Le FN en ses mairies: affaires, condamnations en série et clientélisme




« Tête haute, mains propres ». Aujourd'hui encore, Marine Le Pen reprend volontiers à son compte ce slogan des maires frontistes des années 1990. « Nous sommes le seul parti à avancer tête haute et mains propres. Nous faisons de la politique de manière complètement différente de l'UMP ou le PS », se félicite-t-elle ainsi dans l'Union, en 2011.

La référence est culottée. « En 1995, les maires FN, notamment celui de Toulon, avaient voulu se démarquer des majorités précédentes en faisant campagne avec ce slogan. Or, on s’est rendu compte que non seulement le FN était un parti comme les autres sur cette question-là, mais qu’en plus il allait au-delà d’autres partis : trois maires frontistes sur quatre ont été condamnés », rappelle Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS, spécialiste des populismes européens et du Front national (lire notre boîte noire). Corruption, clientélisme, chasse aux sorcières : à Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, les municipalités frontistes ont laissé un bilan déplorable.

mardi 18 septembre 2012

FN: quatre gestions municipales, quatre échecs (1/3). La démolition de la culture


F Haine


« Rassurer la population en montrant que nous ne sommes pas de dangereux nazis comme l'affirment nos adversaires et s'initier à la gestion municipale. » C'est ainsi qu'un dirigeant du Front national résumait, en 1995, l'objectif des maires frontistes fraîchement élus : Jacques Bompard à Orange, Jean-Marie Le Chevallier – ex-directeur de cabinet de Le Pen – à Toulon, Daniel Simonpieri à Marignane, puis, en 1997, les Mégret à Vitrolles. Dix-sept ans plus tard, la même consigne pourrait être soufflée aux deux députés frontistes ou aux candidats du parti susceptibles de remporter, en 2014, des villes de plus de 30 000 habitants comme Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

samedi 15 septembre 2012

Le parti néo-nazi grec Aube Dorée s’installe à Montréal



Le 18 août, une conférence sur le "trouble social en Grèce" a été organisée au Centre Saint-Pierre à Montréal avec entre-autres des conférenciers du parti néo-nazi grec Aube Dorée.

Aujourd'hui on nous informe qu'une section locale du parti néo-nazi Aube Dorée se serait installée à Montréal. Samedi, ils organiseront une collecte d'aliments et de médicaments pour les envoyer au parti Aube Dorée, qui seront distribués uniquement aux "grecs de souche".

L'évènement a été annoncé dans le journal hellénophone VIMA à Montréal et indiquait avoir lieu au 6992 av. du Parc entre 10H et 16H. Les néo-nazis ont pris la peine d'organiser leur évènement en face d'un poste de police pour s'assurer de ne pas être dérangés.

lundi 10 septembre 2012

L'avenir incertain de la Grèce, le risque d'un nouveau régime autoritaire au cœur de l'Europe




Plusieurs hypothèses se présentent pour l'avenir de la Grèce, dans l'immédiat et à plus long terme. L'hypothèse très probable, à court terme, est celle d'une asphyxie du pays par la dette. En continuité avec cette hypothèse, la perspective de long terme, malheureusement vraisemblable, est celle du bradage des ressources humaines et naturelles du pays. L'option alternative à cette double hypothèse, et qui doit absolument être explorée, est celle de la mise en œuvre d'un projet national de développement. Cette option hautement souhaitable apparaît cependant bien incertaine.

La montée très visible des mouvements nationalistes et xénophobes pourrait, en effet, pervertir la volonté des Grecs, de plus en plus nombreux, qui souhaitent retrouver une fierté bafouée par la mise sous tutelle du pays par les institutions internationales et européennes. La perspective d'un nouveau régime autoritaire au cœur de l'Europe ne devrait ainsi pas être écartée…

vendredi 7 septembre 2012

L’Institut Civitas lance une campagne contre le mariage homosexuel

[note perso :  ce genre d'initiative me fait immanquablement penser à cette phrase : « Il n'existe que deux choses infinies l'univers et la bêtise humaine... Mais pour l'univers je n'ai pas de certitude absolue. » Albert Einstein]

L'un des visuels diffusés par l'Institut Civitas. DR

L'Institut Civitas, mouvement catholique intégriste, va lancer, samedi 8 septembre, une campagne contre le mariage et l'adoption homosexuels. Déjà, en février, Civitas s'était invité dans l'élection présidentielle en mettant en place une campagne contre François Hollande (voir notre post de blog).

Nous le notions ici : Civitas nourrit des ambitions politiques depuis l'organisation des manifestations contre des pièces de théâtre jugées par lui "christianophobes"nà la fin 2011. Il travaille ainsi à la constitution de listes pour les municipales de 2014.

mardi 22 mai 2012

Enquête sur cette jeune génération FN qui veut le pouvoir




Ils ont moins de 45 ans, trustent l'organigramme du Front national et sont candidats aux législatives. Ils se sont vu offrir par Marine Le Pen des responsabilités et une médiatisation qu’ils n’auraient pu espérer dans aucun autre parti. La différence avec leurs aînés ? Ils veulent le pouvoir. Mais toujours avec le même programme.
Le 15 janvier 2011, au congrès de Tours, Jean-Marie Le Pen passe le flambeau à sa fille. Les quadras du Front national savent que les manettes du parti vont leur revenir, enfin. Ils sont nés après 1968, n'ont connu ni la Seconde Guerre mondiale, ni la guerre d'Algérie, ont commencé à militer à leur adolescence et ont toujours aspiré au pouvoir. Certains sont restés fidèles à Le Pen, d’autres l’ont lâché un temps pour Bruno Mégret, d'autres encore sont des ralliés (souverainistes notamment). Mais tous prônent un renouveau qui tient en deux mots : « dédiabolisation » et crédibilité. C'est eux que la présidente du FN place dans sa vitrine, remisant dans l'arrière-boutique les personnages plus sulfureux (lire notre article sur ses réseaux obscurs).