dimanche 12 février 2012

Immigration: Hollande s’inspire de Sarkozy qui court après Le Pen



Incompréhensible la TVA sociale ? Parlez-leur d’immigration ! Absent jusque-là de la campagne présidentielle, ce thème débarque en force à la faveur des déclarations de Nicolas Sarkozy dans Le Figaro magazine où il présente quelques-unes de ses «valeurs» pour la société. Incapable d’imposer ses réponses à la crise économique et sociale, il s’en prend frontalement, comme Marine Le Pen, au droit des étrangers.

Chargé de cette problématique dès 2002, le chef de l’État, qui a été deux fois ministre de l’intérieur avant d’être élu président, liste les régressions supplémentaires qu’il envisage. Surenchère assumée : il n’est pas officiellement candidat, aucune des mesures annoncées ne peut être votée avant la fin du quinquennat, mais, sans craindre que son bilan – cinq lois en dix ans ! – ne lui soit opposé, il ressort les vieilles recettes qu’il fait passer pour des «surprises», voire des «idées nouvelles».

Laïcité: mobilisation après le vote du Sénat sur les crèches et les écoles



Sur la scène du Cin'Hoche à Bagnolet, Djamila Latreche est formelle.«Jamais je ne signerai un contrat de travail où il est noté que je suis musulmane, jamais !» Assistante maternelle à Nanterre, elle fait partie des nounous directement menacées par la proposition de loi de la sénatrice Françoise Laborde.

Grèce : la police contre la Troïka




"Nous refusons de nous élever face à nos parents, nos frères, nos enfants ou tout citoyen manifestant ou exigeant un changement de politique", avertit la Fédération de la police grecque.

Le principal syndicat de policiers en Grèce menace de réclamer des mandats d'arrêt contre les émissaires de l'Union européenne et du Fonds monétaire international qui imposent la mise en oeuvre de mesures d'austérité fortement impopulaires. Dans une lettre dont Reuters a eu connaissance vendredi, la Fédération de la police grecque accuse ces représentants des bailleurs de fonds internationaux de "chantage, tentatives de subrepticement abolir ou ronger la démocratie et la souveraineté nationale".

Sarkozy en Ariège ou l’Etat policier

Témoignage de Monsieur Donat, professeur de lycée


Routes barrés, contrôles à chaque carrefour, compagnies de CRS, cohortes de policiers (des "cosmonautes" avec boucliers et harnachements), hélicoptère et, pour finir, loin du président mais pas assez de ses oreilles, une manif pacifique chargée par la police.
Voici ce qu’à vu et vécu un témoin qui ajoute : " Je me suis retrouvé en COREE du NORD".
LGS



On peut s’envoyer des mails humoristiques, touristiques ... et c’est bien agréable !

On peut parler de météo, de foot, de ski, de VTT, de loisirs, de voyages, de la famille...

Lettre ouverte aux journalistes "professionnels"


Bonjour chers journalistes professionnels,

Je vous implore de prendre quelques minutes pour lire mon message.

Mesdames et Messieurs les journalistes, vous êtes tous des personnes pour qui je vouais le plus grand respect. Votre métier est un des plus importants métiers du monde. Les médecins nous gardent en santé et vous, les journalistes, vous avez le pouvoir de garder notre démocratie en santé.

Combien de temps encore la population espagnole devra-t-elle rembourser une dette qui n’est pas la sienne ?




La dette de l’Etat espagnol est dans le point de mire de toute l’Europe, du fait que les marchés financiers (banques d’investissement, fonds vautours et assurances) continuent à spéculer sur cette dette avec un seul objectif : amasser de juteux bénéfices. Et cela provoque l’appauvrissement de la population dans son ensemble, car toute cette spéculation conduit à une augmentation progressive des intérêts à payer, réduisant à son tour, d’autres dépenses de l’Etat : éducation, prestations de retraite, vieillesse et chômage, justice, santé ou services sociaux.
Toutes ces mesures d’austérité, équivalentes aux plans d’ajustement structurel menés au sud de la planète à partir des années 80, ne font qu’augmenter les inégalités sociales, à travers l’appauvrissement chaque fois plus important des personnes, spécialement des plus vulnérables (femmes, minorités ethniques, jeunes, immigrés, personnes au chômage et à la retraite).

samedi 11 février 2012

Guéant le barbare




« Toutes les civilisations ne se valent pas », a donc déclaré en 2012 un ministre de la République, évoquant des civilisations « plus avancées » que d’autres ou « supérieures » à d’autres (lire ici notre article), puis précisant que « ce qui est en cause, c’est la religion musulmane » (voir ici la vidéo et là un article qui en rend compte). Un député de la Nation lui a répondu que c’était « une injure faite à l’homme », sur le fumier de laquelle avaient poussé ces « idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration ». Face à l’ignominie proférée par ce ministre, Claude Guéant, ce député, Serge Letchimy, a sauvé notre honneur. Démonstration dans ce parti pris.

Avanti populisme!



Neuf lettres qui n'ont rien de neuf, mais qui écorchent les oreilles : populisme. Curieux mot. Son suffixe en ismesonne comme l'estampille objective d'un système (capitalisme, communisme, gaullisme, existentialisme...). Toutefois, populisme hérisse la langue. Le vocable est urticant. On croit entendre, dans le dégoût de ceux qui l'emploient, quelque chose comme « populard », ou bien « populâtrie ».

Sois beau, et cherche du boulot



C'est un grand jour pour l'égalité hommes-femmes : dès lundi, des hommes pauvres et très éloignés de l'emploi pourront aussi aller aux ateliers de relooking Pôle Emploi/Ereel jusqu'ici réservés aux chômeuses.

Cela fait un an que le Fonds de dotation Ereel et Pôle Emploi (avec le soutien de la Division des produits professionnels du groupe L’Oréal, merci mamie Zinzin) proposent, à raison d'une séance par mois, des journées gratuites de «conseil en image et coaching RH» à «des femmes à faible revenu, chômeuses aux minima sociaux ou handicapées, qui rencontrent des difficultés à retrouver du travail après une longue période d'inactivité».

Référendum sur les droits des chômeurs : Nicolas Sarkozy veut-il perdre les élections ?




Franchissant une nouvelle ligne jaune, le président sortant et candidat (car il l'est) de l'UMP envisage, s'il est réélu, de réformer l'indemnisation du chômage par voie référendaire.

Mieux que je ne saurais le dire, je vous invite à lire ce billet de Martine Gilson dans Le Nouvel Obs. Tout y est, ou presque. Diviser, toujours diviser pour mieux régner en réactivant les mêmes fantasmes, les mêmes mensonges auprès de l'opinion (sauf que la ficelle est de plus en plus grosse…). Rejeter la faute sur les victimes d'un système économique mortifère afin de se dégager de toute responsabilité dans son maintien. Faire mine de vouloir "réformer" en avançant des mesures déjà existantes (y compris inopérantes…). Défaire et refaire (en moins bien) pour donner l'illusion d'agir, inventer des usines à gaz qui aggravent les situations et enchaîner les fiascos. En vérité : détruire, méthodiquement. Tel est le bilan de ce président, le pire que la Ve République ait engendré.

La passion Mélenchon



« Chabot et Ferrari sont deux perruches médiatiques ! » Le temps est loin déjà, en 2010, où, par cette phrase, Mélenchon entrait en lumière sur la scène des medias. Là où se concocte la politique spectacle. Désormais on allait l’inviter plus souvent. Même si c’était pour le traiter avec mépris ou curiosité pensant tenir un bon client, un clown, une sorte d’animal qui ne sait pas se tenir et que l’on va chatouiller pour le faire rugir.


Le titre de son livre « Qu’ils s’en aillent tous » confortait ses adversaires : Quel rustre ! Quel type excessif
!




2007-2012 La satellisation de la France



L’année 2011 et les débuts de 2012 ont constitué une éclatante confirmation de la satellisation de la France par le bloc anglo-saxon, Etats-Unis en tête. Le mandat de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa s’achève et tous les actes de la diplomatie française en particulier depuis l’arrivée au gouvernement de l’ancien militant d’Occident, Gérard Longuet et de l’ex-Premier Ministre « droit dans ses bottes » expression empruntée aux officiers de cavalerie d’ancien régime dressés à charger l’ennemi sabre au clair, confirment que la France s’est rangée comme le satellite le plus zélé du bloc anglo-saxon. Oui satellite, car à l’image de ces républiques d’Europe de l’Est que l’on désignait ainsi et avec beaucoup de condescendance du temps de la guerre froide elle a accepté ce rôle de second couteau dans une bande dont les maitres sont évidemment à Washington.

Le changement, c’était en 2007



L’allocution du président le 29 janvier 2012…

Il y a quelques jours, interrogé par des milliers de journalistes (puisque l’info va vite, les questions aussi), le chef de l’État s’est expliqué aux français sur sa politique et a défendu avec ardeur son bilan quinquennal. A quelques semaines de l’élection présidentielle, l’évènement a été retranscrit sur tous les écrans, iphones, smartphones et la bande son du discours a même été passée dans les hauts parleurs des entrepôts et des usines. Ce, afin évidemment que les travailleurs puissent assister au rendez-vous sans perdre une miette de leur salaire.

Les véritables dimensions de la catastrophe de Tchernobyl




Lettre du Professeur Vassili Nesterenko à Wladimir Tchertkoff, Solange Fernex et Bella Belbéoch.

Chers collègues,

Bien peu sont encore en vie aujourd’hui de ceux qui, dès les premiers jours de la catastrophe de Tchernobyl, participèrent directement à l’estimation de la situation radiologique au bloc 4 de la centrale atomique de Tchernobyl, ainsi qu’aux actions visant à prévenir la dégradation de cette catastrophe en explosion atomique.


Les tristes tropismes de l'étudiant Guéant




Il n'est pas rare que les étudiants se réunissent pour émettre des idées oiseuses sans que cela porte à conséquence. Parfois, imaginant de se prendre au sérieux, ils invitent quelques grands ainés et se réjouissent de partager avec eux une certaine conception avancée du monde à refaire.

Samedi, l'Union Nationale Inter-universitaire - UNI, "association indépendante" qui entend œuvrer "par l'éducation, pour la Nation" - , avait invité, à l'occasion de sa "convergence annuelle", monsieur Claude Guéant qui a pris la parole, pendant une trentaine de minutes. Il a prononcé, selon Olivier Vial, président de l'UNI, un "discours très général, très serein, posé et républicain", "dans une configuration de colloque, pas de meeting", qui "n'avait aucune vocation à être polémique", puisque "ce n'était pas une harangue". D'ailleurs, la presse n'était pas conviée, et l'on pouvait donc, a priori, proférer toutes les âneries générales, sereines, posées et républicaines que l'on voulait...

vendredi 10 février 2012

France Lepénisée



Quand je me mis, mercredi, à la rédaction du billet linké en queue de ce cliché rendu noir & blanc, je ne pouvais décemment pas imaginer que le lendemain, le site d’un quotidien en ligne allait, dans le seul souci de faire le buzz – buzz uniquement destiné à écouler le maximum, si ce n’est la totalité de son édition-papier version magazine – allait disais-je, lever le voile sur deux immondes saloperies, deux propositions d’un « personnage » que, le 6 mai 2007, le peuple français eût grand tort de désigner, par la voie du suffrage universel, président de notre République.

jeudi 9 février 2012

Jean-Luc Mélenchon : «opération nettoyage» contre le FN


rien que pour le plaisir !

Xavier Bertrand ou la République fraudée



Pierre Tartakowsky, président de la Ligue des droits de l'homme, revient sur le souhait de Xavier Bertrand, ministre du travail, de voir dans la presse les noms des fraudeurs aux allocations sociales, qui dessine «une justice dont la vertu tiendrait strictement à sa nature répressive, voire terrorisante».
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«Il ne s’agit pas d’être dur pour être dur, il s’agit tout simplement d’être juste.» Ce truisme est gouvernemental; l’air vif des Vosges a, semble-t-il, ce genre d’effet stimulant sur les ministres en recherche d’échos médiatiques. Ce jeudi 26 janvier dernier, donc, Xavier Bertrand, encore en charge du Travail et débonnaire comme toujours, livre à la presse sa modeste contribution à l’entreprise élyséenne de récupération de voix portées sur le muscle, l’ordre et la muselière.

Guéant et les étrangers: attirer plus pour expulser plus



Pour avoir de bons chiffres de sorties, il faut avant tout avoir de bons chiffres d’entrée. C’est mathématique… Or Claude Guéant sait compter. Il sait même compter jusqu’à 32 912.

32 912, c’est le chiffre que le Ministre de l’Intérieur a annoncé le 10 janvier lors de sa conférence de presse au sujet du bilan 2011 de la politique d’immigration du gouvernement Sarkozy. Il s’agit, selon Claude Guéant de « 32 912 ressortissants étrangers en situation irrégulière éloignés du territoire national » (1)

Le 8 février 1962, métro Charonne : la police tue des manifestants anti-OAS



Paris, février 1962. La perspective d’une fin de la guerre d’Algérie semble s’être éloignée depuis la suspension des pourparlers de paix, le 28 juillet 1961, entre le GPRA. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) et le gouvernement français. Cependant, dans les arcanes du pouvoir, tout le monde s’accorde à dire que la seule issue possible est l’indépendance de l’Algérie. S’accrochant désespérément à leur rêve d’une Algérie française, les fascistes de l’OAS. (Organisation Armée Secrète), multiplient les attentats en Algérie et en Métropole. Cette stratégie de la terreur vise à mettre la pression sur le gouvernement français, qui se dit de plus en plus favorable à de nouvelles négociations avec le GPRA.

Face à ce « péril brun », les milieux de gauche se mobilisent autour du Comité Audin (Comité d’intellectuels luttant pour faire la lumière sur la disparition de Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien), du PCF, de l’UNEF, et du PSU. Dans les universités, des journées de grève sont organisées avec succès, ce qui pousse de Gaulle à déclarer : « Le peuple n’a pas à se préoccuper du problème de l’OAS ; c’est aux forces de l’ordre d’agir ». Cependant, les forces de l’ordre ne sont pas aussi zélées dans leur lutte contre le terrorisme de l’OAS que dans la répression des sympathisants de la cause algérienne. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis, à Paris, par l’OAS. Les cibles sont des universitaires, des élus du PCF, des officiers, des journalistes ainsi que le Ministre de la Culture, André Malraux. La bombe qui visait ce dernier blesse grièvement une enfant de quatre ans, Delphine Renard, qui perdra un œil et sera défigurée.

Cette vague d’attentats pousse la gauche à organiser un rassemblement, le 8 février 1962, place de la Bastille à Paris. Or, suite à l’état d’urgence décrété le 21 avril 1961, un arrêté préfectoral interdit toute manifestation sur la voie publique. Cependant, selon certains historiens (dont le Professeur Brunet), le préfet de Paris de l’époque, Maurice Papon, avait envisagé de tolérer la manifestation du 8 février. C’est le Général de Gaulle lui-même qui se serait opposé à ce que le rassemblement ait lieu, après l’avoir qualifié de « communiste », ce qui, dans sa bouche, signifiait clairement « subversif », voire « dangereux ». De plus, l’interdiction de cette manifestation flattait l’aile droite de ses partisans, en montrant que de Gaulle ne jouait pas le jeu des communistes dans la solution du conflit algérien.

Le jour de la manifestation, les consignes sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et « faire preuve d’énergie » dans la dispersion des manifestants. Cette « énergie », les policiers dépêchés sur place vont la fournir de façon dramatique. Le quadrillage de la manifestation est parfait ; c’est en direction d’une véritable toile d’araignée policière que se dirigent les manifestants, à partir de 18h00. 2845 CRS, gendarmes mobiles et policiers sont organisés en cinq divisions entourant le quartier de la Bastille, de la gare de Lyon aux métros Filles du Calvaire et Saint Ambroise, et de la rue Saint Antoine au boulevard Voltaire.

Côté manifestants, on souhaite un rassemblement pacifique ; un communiqué radio précise, le 8 février, que « les manifestants sont invités à observer le plus grand calme ». En outre, les organisateurs prennent la décision de ne pas défiler, estimant que la police ne chargerait pas un rassemblement statique.

A l’heure du rassemblement, les manifestants se heurtent aux forces de l’ordre. Certains sont reflués sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, la tension monte peu à peu. En effet, quelques affrontements se déclenchent boulevard Beaumarchais. La réponse policière est terrible. On matraque des manifestants, des passants, les hommes, les femmes et personnes âgées, jusque dans les cafés et les stations de métro. L’acharnement est tellement aveugle que même des policiers en civil seront blessés.

Mais c’est boulevard Voltaire et rue de Charonne que la répression est la plus violente. Alors que les organisateurs donnent le signal de dispersion, les forces de l’ordre, commandées par le Commissaire Yser, chargent le cortège. En effet, sur ordre de la salle de commandement, c’est-à-dire du Préfet Papon, il faut « disperser énergiquement » les manifestants. Les policiers chargent avec une telle brutalité et de façon si soudaine, qu’un mouvement de panique s’empare des manifestants, qui tentent de fuir vers la station de métro la plus proche.

Les premières cibles des forces de l’ordre sont des élus communistes, qu’ils frappent à la tête. Puis, c’est au tour des manifestants qui, portés par la foule, trébuchent dans les escaliers du métro et s’entassent les uns sur les autres. Au lieu d’aider les gens qui suffoquent, les policiers les frappent, les insultent, et n’hésitent pas à jeter sur eux les grilles d’acier qu’ils trouvent au pied des arbres, ou encore des grilles d’aération. Le bilan de cette agression fut de huit morts, dont un manifestant de quinze ans. Sept d’entre eux sont morts par étouffement, un des suites de blessures à la tête. Tous étaient communistes.

Au lendemain du drame, la presse, de façon unanime, stigmatise la responsabilité des forces de l’ordre. Le Ministre de l’Intérieur, Roger Frey, rejette quant à lui toute la responsabilité sur le Parti Communiste, qu’il accuse d’avoir tenu la manifestation malgré l’interdiction officielle. Au passage, le ministre assimile les manifestants aux fascistes de l’OAS, car ce sont là, explique-t-il, « deux ennemis de l’intérieur ». De son côté, la population française est largement choquée par ce déchaînement de répression : entre 500 000 et un million de parisiens assistèrent aux funérailles des victimes.

Cet épisode de la vie politique française témoigne une fois de plus de l’amnésie historique de l’État français, sur certains sujets. Pendant des années, le drame du 8 février 1962 sera relégué aux oubliettes de l’histoire officielle. Il faudra attendre quatre décennies pour voir la réouverture des dossiers sur la guerre d’Algérie, le début d’une prudente autocritique de la part de l’État, et pour que la lumière commence à se faire sur les événements qui ont coûté la vie aux huit victimes de cette terrible journée.