Comme je l’ai dit dans mon précédent billet, l’Europe est en train de se doter d’un arsenal législatif qui ouvre grand les portes à une baisse des acquis démocratiques par la mise en place d’une dictature destinée à retrouver compétitivité et croissance, et donc à la généralisation de l’asservissement des peuples européens. Comme je l’ai dit aussi, ce passage ne peut se faire par la violence brutale, et doit donc passer par l’acceptation de ce changement de régime par le peuple. Cette acceptation résultera de la peur de la faillite et du chômage en même temps que du conditionnement par une propagande destinée à diviser et opposer les différents corps de métiers. Ces différents facteurs faciliteront la désignation de coupables, de boucs-émissaires susceptibles de stigmatiser certaines communautés, ou certaines catégories sociales, pour in fine faire accepter aux peuples des réformes qui vont contre son propre intérêt.
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793
mardi 6 mars 2012
Le référendum peut-il nuire au peuple ?
Comme je l’ai dit dans mon précédent billet, l’Europe est en train de se doter d’un arsenal législatif qui ouvre grand les portes à une baisse des acquis démocratiques par la mise en place d’une dictature destinée à retrouver compétitivité et croissance, et donc à la généralisation de l’asservissement des peuples européens. Comme je l’ai dit aussi, ce passage ne peut se faire par la violence brutale, et doit donc passer par l’acceptation de ce changement de régime par le peuple. Cette acceptation résultera de la peur de la faillite et du chômage en même temps que du conditionnement par une propagande destinée à diviser et opposer les différents corps de métiers. Ces différents facteurs faciliteront la désignation de coupables, de boucs-émissaires susceptibles de stigmatiser certaines communautés, ou certaines catégories sociales, pour in fine faire accepter aux peuples des réformes qui vont contre son propre intérêt.
lundi 5 mars 2012
La Grèce en lutte de 2012 comme l’Espagne de 1936 pour les peuples d’Europe !
Ce discours de Sonia Mitralia, membre du Comite grec contre la Dette et de l’Initiative des Femmes contre la Dette et les Mesures d’Austérité, a été prononcé au meeting de Marseille du 17 février, organisé par la campagne française « pour un audit citoyen de la dette publique »
Le cours de l’histoire s’accélère et les événements cataclysmiques des derniers jours en Grèce doivent désormais convaincre même les plus hésitants : La Grèce tend à devenir aujourd’hui pour cette Europe de 2012 ce qu’a été l’Espagne pour l’Europe de 1936 ! Cette constatation apparemment osée n’est pas le fait de quelques romantiques. Non, c’est le fait de nos gouvernants car ceux qui nous l’assènent à longueur de journée depuis bientôt deux ans, ce sont ceux d’en haut, les Merkel et Sarkozy, le FMI et les banquiers, la réaction néolibérale par delà les frontières nationales, ceux qui ont choisi de transformer la Grèce en laboratoire de leurs politiques inhumaines et les grecs en cobayes de leur thérapie de choc.
Une semaine en enfer
Pour ce faire, il endosse les habits ad hoc : le col roulé de 2007, pull fétichisé par la superstition de la victoire, tel le slip que porte le footeux tout au long de sa carrière. Aussitôt, il s'affiche sans vergogne comme le candidat du peuple. Lui, l'ami des Bouygues, Bettencourt, Lagardère, Bolloré, Arnaud, Dassault, Bazire, Proglio, rayez la mention inutile...
samedi 25 février 2012
Le vote utile est une arnaque
Pour définir une dictature, il existe un critère « objectif » qui n’est contesté par (presque) personne : celui du parti unique. La démocratie étant elle-même (et à tort, dirons certains) définie par le pluralisme des opinions qu’elle est censée garantir, elle permet au peuple, par le biais d’élections libres et non truquées, de se choisir des représentants ayant différentes opinions mais qui fonctionnent ensemble à travers un dialogue constructif dans l’intérêt général. Des contre-pouvoirs sont également institutionnalisés pour éviter les abus de pouvoir, qui sont de nature législative, exécutive ou judiciaire, et auxquels s’ajoute la presse.
Chômage de janvier : un «ralentissement de l'augmentation»
Décortiquer la note mensuelle de la Dares/Pôle Emploi ? On ne s'en lasse pas... D'autant plus que ce mois-ci, si on la compare avec celle du mois précédent, on détecte des différences inexpliquées sur les chiffres de décembre 2011.
En effet, selon la note de janvier, en décembre 2011, il y avait 2.874.500 chômeurs de catégorie A en métropole.
Sur celle de février, dans la colonne de décembre 2011, ils ne sont plus que 2.848.300 !?! Et en janvier 2012, ils sont 2.861.700, soit moins qu'en décembre… Allez comprendre !
vendredi 24 février 2012
Les étudiants étrangers toujours en colère contre Guéant
Pour eux, dans leur vie de tous les jours, rien n’a changé. Plutôt que de «lever les malentendus», le nouveau texte a accru la confusion auprès des services de l’État supposés réexaminer leurs dossiers. Les premiers résultats sont jugés largement insuffisants : une cinquantaine de régularisations sur plusieurs centaines de demandes en suspens.
Une image excellente pour l’Espagne
Depuis 1995, le Parti Populaire – la droite d’origine franquiste – gouverne la région de Valence, située au sud de la Catalogne. Ces dix-sept ans ont été une véritable orgie de corruption qui a vidé les caisses publiques. L’arrivée de la crise économique, aggravée par le fait que l’agence Moody a rétrogradé les titres de crédit de cette communauté à la catégorie “ junk bond ” (titres pourris) a mis le gouvernement dans une situation impossible, car il ne peut plus cacher la faillite en continuant à s’endetter, comme il l’avait fait jusqu’ici. La situation est tellement critique que le gouvernement ne peut même pas payer les factures d’électricité et les élèves doivent amener des couvertures en classe pour se protéger contre le froid de l’hiver. Et quelle est la réponse du pouvoir de la démocratie espagnole aux étudiants et élèves qui réclament le droit à une éducation convenable ? Très simple: la matraque.- Tlaxcala
DANGER: policier en liberté ! - Juan Kalvellido, Tlaxcala
En réponse à des journalistes qui lui posaient des questions sur les violentes charges policières de Valence, Mariano Rajoy a fait un appel à la “ sérénité et la responsabilité de tous ” pour qu’on évite de donner “une image qui n’est pas celle de notre pays ”. Le Premier ministre a voulu faire une déclaration institutionnelle équilibrée à laquelle on peut faire quelques objections.
Tout d’abord, les incidents de cette semaine à Valence ne sont pas l’effet sporadique de caprices d’adolescents “ difficiles ” voulant s’amuser. Les élèves (et leurs enseignants et leurs parents) du Lycée Lluís Vives manifestent pour protester contre les très dures coupures budgétaires dans l’éducation décidées par le gouvernement local et par le gouvernement national, tous les deux dirigés par le Parti Populaire de Rajoy.
Hugo Chavez, un homme à abattre
Un homme à abattre … Cette expression évoque de mauvais souvenirs pour les Burkinabè. Pourtant, il ne s’agit ni de Thomas Sankara ni de Norbert Zongo, ni même d’un Africain. L’homme dont il est question est l’actuel Président du Venezuela, Hugo Chavez. La majorité de la presse occidentale le diabolise. Il est qualifié de dictateur fou, de clown sinistre, de « populiste belliqueux », on l’accuse d’antisémitisme et d’ « anti-américanisme primaire ». On lui reproche de censurer les médias de l’opposition. On blâme sa politique économique, la nationalisation du pétrole vénézuélien, la criminalité en hausse dans son pays, ses amitiés sulfureuses avec Amadjinedja d’Iran ou le Hamas palestinien. Tout est bon pour le discréditer. Pourtant, son combat a produit des résultats dont peuvent s’inspirer bien de peuples. C’’est peut-être à cause de cela qu’il dérange certains milieux.
Trop !
Jamais dans l’histoire européenne, en dehors de périodes d’occupations étrangères, un pays n’a subi un tel diktat provenant de l’extérieur. Les plans drastiques d’austérité imposés à la Grèce par ce qu’on appelle la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds Monétaire international) sont ratifiés quasi dans l’immédiat par une majorité de parlementaires qui y sont contraints.
Ce phénomène inquiétant ébranle des principes de base de la vie commune. Le premier étant la souveraineté, le second le processus démocratique de décision, le troisième est la solidarité.
Le singe souterrain
Je reçois quasiment des lettres de menace sur mon site. Ça n’a rien de grave. Seulement des gens qui viennent d’arriver dans ce bas-monde et qui « savent bien des choses ».
Quand les États fonctionnent aux mensonges, quand les écoles sont nébuleuses, quand personne ne connaît un tant soit peu l’Histoire, tout est un peu tordu, falsifié.
C’est foutu jusque dans les entrailles d’un rat.
Alors, on vit comme des rats.
L'indemnisation du chômage en Europe
Voir l'infographie ici...
Parmi ces données, nous avons retenu les six points suivants :
Durée d'indemnisation maximum
Danemark : de 2 à 4 ans
France : 2 ans (3 ans pour les + 50 ans)
Espagne : 2 ans
Allemagne : 1 an
Italie : 8 mois
Royaume-Uni : 6 mois
Ce n'est pas le RSA qui créé des emplois
Hier, sur i>Télé, le candidat du Modem a dit : «La puissance publique doit faire ce qu'elle peut pour que les gens retrouvent un travail. Je vais discuter avec Martin Hirsch du RSA, nous devons l'améliorer pour qu'il réintègre davantage les gens sur le marché du travail».
S'il avait été sensé et volontariste, François Bayrou aurait pu dire : "La puissance publique doit tout mettre en œuvre afin de générer des créations d'emplois". Mais non : c'est aux gens de «retrouver un travail» et au RSA de «réintègrer davantage les gens sur le marché du travail» alors qu'il manque 5 millions d'emplois en France. Ou il fait exprès d'ignorer que la création d'emplois ne dépend ni du RSA, ni de Pôle Emploi mais bel et bien d'une volonté politique et de choix économiques, ou il est vraiment à côté de la plaque.
Emploi : le bilan négatif du président sortant
Avant d'intervenir au journal de 20 heures de France 2 mercredi soir, Nicolas Sarkozy avait prévenu via son compte Twitter qu'il parlerait de l'emploi. En fait, il fallait comprendre "travail" et même "valeur travail", qu'il oppose à l’"assistanat".
Le président candidat a ainsi proposé de supprimer la prime pour l'emploi afin de revaloriser les bas salaires. Une façon d'amender la TVA sociale, à ce jour principale mesure de son programme, qui doit créer des emplois mais aussi en détruire à cause de son effet direct sur les prix. A l'inverse, il entend faire travailler les bénéficiaires du RSA 7 heures par semaines en échange de leur allocation. Enfin il annonce, s'il est élu, qu'il supprimera les retraites chapeau et les parachutes dorés pour les dirigeants des grandes entreprises. Reste que ce positionnement sur la "valeur travail" lui permet d'éviter de devoir seulement défendre son bilan sur l'emploi. Une mission impossible...
mercredi 22 février 2012
« La Grèce doit se rebeller face à la Troïka et suspendre le paiement de sa dette »
Comment caractérisez vous le moment que traversent plusieurs pays de l’Union Européenne (UE) qui comme la Grèce ont des dettes publiques énormes ?
On peut comparer leur situation avec celle de l’Amérique latine au cours de la seconde moitié des années 1980.
Pour quelles raisons ?
Pour quelles raisons ?
L’explosion de la crise de la dette en Amérique latine a eu lieu en 1982. La crise bancaire privée a éclaté aux Etats-Unis et en Europe en 2007-2008 et s’est transformée à partir de 2010 en une crise de la dette souveraine causée notamment par la socialisation des pertes des banques privées |1| et par la réduction des recettes fiscales provoquée par la crise. Dans le cas européen comme latino-américain plusieurs années après l’éclatement de la crise, on se trouve dans une situation dans laquelle les créanciers privés et leurs représentants réussissent à dicter des conditionnalités à tous les gouvernements. Ils font pression sur ceux-ci pour qu’ils mettent en place des politiques brutales d’ajustement qui se traduisent par une réduction des dépenses publiques et une réduction du pouvoir d’achat de la population. Cela conduit les économies à une situation de récession permanente.
Le rapport du contrôleur général: enquête sur la France enfermée
Faire respecter les droits fondamentaux de la personne humaine dans des lieux où ils sont parfois négligés, oubliés, voire niés. C’est le défi quotidien de l’équipe de Jean-Marie Delarue, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL). Une gageure ? Plutôt une tâche ardue, à la lecture du rapport annuel 2011 du contrôleur général, épais document de 326 pages rendu public ce mercredi 22 février, et dont Mediapart a pris connaissance.
Une trentaine de personnes (magistrats, policiers, gendarmes, médecins, cadres pénitentiaires, hauts fonctionnaires) constituent l’équipe pluridisciplinaire du contrôleur général, qui est opérationnelle depuis juin 2008. Le travail est intense.
Maroc : Le Mouvement du 20 février, une année de combat et d’espoir
Une année déjà ! Une année chargée de luttes, de sacrifices et surtout d’espoir. Espoir de voir enfin le Maroc débarrassé du joug du Makhzen, de la torture, de la corruption, de l’ignorance et de la misère.
Une année de marches dans la dignité ! Hommes, femmes et enfants marchent des heures durant à travers tout le Maroc, soudés et unis par cette foi inébranlable dans une société meilleure. Par ce mouvement, les masses opprimées s’opposent obstinément à un système archaïque, sclérosé et figé qui les opprime. Ni la nouvelle constitution octroyée par le Palais, ni les élections législatives organisées par le Ministère de l’intérieur, ni le départ des islamistes d’Al Adl Wal Ihsane ( Justice et bienfaisance) des rangs du Mouvement du 20 février n’ont pu arrêter ces marcheurs de la dignité. Répartition équitable des richesses, démocratie, dignité etc. exigent les contestataires. « Vive le peuple, à bas le Makhzen », « à bas la dictature »scandent à l’unisson et sans relâche les manifestants. Ce cri collectif jaillit des décennies d’esclavage social, d’humiliations et de frustrations.
Pas explosion des dépenses mais baisse des recettes
Un meeting a lancé l’audit citoyen de la dette à Marseille. Une opération parmi d’autres d’une manifestation à l’envergure nationale… dont le travail de fourmi n’est pas sans rappeler celui mené à l’occasion du référendum européen en 2005.
Un vrai succès du meeting pour un audit citoyen de la dette organisé ces derniers jours au théâtre Toursky à Marseille. Même si tout reste à faire, comme l’a expliqué Anne-Marie Alary, membre du collectif pour un audit citoyen (CAC) des Bouches-du-Rhône : « il faut y aller, monter des CAC dans sa ville, son quartier, son lieu de travail. Nul besoin d’être un expert mais il faut se former et s’informer. » Ce sont pourtant des « experts » qui sont intervenus à la tribune : du collectif pour abolition de la dette dans les pays du tiers monde (CADTM), militant d’Attac, syndicaliste à la CGT Finances… Mais tous ont cependant montré à quel point le sujet était pourtant accessible.
Front national: voyage dans l'ordinaire raciste
Le courage d’un homme encore indispensable
Le président Hugo Chavez vient d’annoncer qu’il doit être à nouveau opéré d’une "lésion de 2 cm" dans la zone où on lui enleva, en 2011, une tumeur cancéreuse. Mauvaise nouvelle pour les militants...
La révolution bolivarienne a été et est, à un moment historique donné, la rencontre d’un homme, de conditions objectives et subjectives ("caracazo" 1989, 3000 morts...) , d’un mouvement populaire en développement....Chavez a donné à cette réaction populaire à la répression, par un président social-démocrate, du peuple soulevé contre la misère, un contenu idéologique de radicalisation progressive et un débouché politique : la contestation du "néo-libéralisme"...Peuple et leader se sont mutuellement "radicalisés"...
À l’opinion publique internationale : la vérité sur la Grèce
Cet appel a été lancé par Mikis Theodrakis le dimanche 12 février 2012, lors de la grande manifestation place Syntagma à Athènes, durant le débat parlementaire sur l'adoption du nouveau Mémorandum imposé par la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) à la Grèce. Lorsque Theodorakis, 86 ans, et Manolis Glézos, 90 ans, ont demandé aux policiers de l'uinité spéciale anti-émeutes MAT de pouvoir s'adresser à la foule depuis les marches du Parlement, la seule réponse de ces derniers a été un tir tendu de gaz lacrymogènes s'apparentant à une tentative de meurtre. Voilà comment on traite dans ce pays "entrokaïsé" des hommes qui, au Japon, seraient honorés comme "trésors nationaux vivants"-Tlaxcala
Gazés ! Theodorakis (à g.) et Glézos (à dr.)
Inscription à :
Articles (Atom)





















