dimanche 30 septembre 2012

Non à l’austérité permanente ! Refusons le Pacte budgétaire et ouvrons le débat en Europe !




Soleil de sortie à Paris pour le beau succès de ce rassemblement qui a réuni plus de 80 000 personnes contre la ratification du Pacte budgétaire et pour la résistance aux politiques libérales.
Après le Portugal, l’Espagne, la Grèce, les Français se sont déplacés en masse pour dire "NON" et crier "Résistance" à l’Europe de l’austérité, aux licenciements boursiers, au nouveau budget de rigueur.
Cette mobilisation est le début d’un refus grandissant des inégalités et des diktats de la finance.


Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ».


Bientôt nous brûlerons à nouveau les sorcières !


Que connaissent-ils de ces pauvres gens ?
Ils sont pauvres eux-mêmes…
Ils crèvent de cette société qui désigne, exclut, divise, génère sur le terreau de la bêtise et de l’ignorance, la haine et le désespoir….
Eux aussi sont autant méprisés qu’ils sont délaissés !

samedi 29 septembre 2012

Eric Toussaint "Crise : les solutions appliquées ne font que l’aggraver. Il faut rompre avec le capitalisme"




Copé-Fillon: le jeu des cinq différences

note personnelle : pour ma part, je m'en fous royalement ...


Quelles sont, au-delà de la crise, les raisons de la défaite printanière? Quel bilan établir du sarkozysme? Nul doute qu’il y a matière à un débat de fond au sein de l’UMP. Ce n’est pourtant pas la tournure que prend l’affrontement entre Jean-François Copé et François Fillon. Les deux concurrents en lice pour le contrôle du parti font soigneusement l’impasse sur un «droit d’inventaire» qui n’est guère osé que par Roselyne Bachelot. Le duel pour la présidence de l’UMP se réduirait-il à pur choc d’ambitions personnelles? Examinons la réalité des différences potentielles entre les deux compétiteurs.

Etat espagnol: 25S: le sauvetage de la démocratie




Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté le mardi 25 septembre à Madrid, à l’appel de la plateforme « Debout ! » et de la Coordination du 25S, pour protester contre la séquestration de la souveraineté populaire par les banques et les « marchés ». La répression, une fois de plus, a été brutale, laissant des dizaines de blessés et de nombreuses arrestations. Dans cet article, Esther Vivas revient sur les motivations de cette mobilisation et sur les causes d’une répression policière sans cesse plus brutale.

« Ils l’appellent démocratie mais ça n’en est pas une » as-t-on crié de manière répétée sur les places et dans les manifestations… Et à mesure que le temps passe, ce slogan prend encore plus tout son sens. La stigmatisation et la répression contre ceux qui luttent dans la rue pour leurs droits n’ont fait que s’intensifier ces derniers temps. Au plus la crise s’aggrave, au plus s’élargit le soutien populaire envers ceux qui protestent et au plus s’accroît la répression brutale. La soif de liberté est en train d’être étouffée avec l’actuelle « démocratie ».

Dix ans après la fermeture du camp de Sangatte Plus de répression que jamais à Calais




À Calais, la police a mis à sac le 25 septembre 2012 le lieu de distribution des repas qui avait jusqu’alors bénéficié d’une relative immunité. Des organisations humanitaires pouvaient ainsi y assurer une minimum d’assistance aux exilés et demandeurs d’asile abandonnés à la rue. Près d’une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en rétention.

En décembre, il y aura dix ans que Nicolas Sarkozy détruisait le tristement célèbre camp de Sangatte, annonçant urbi et orbi que cette fermeture entraînerait l’arrêt de toute nouvelle arrivée d’étrangers sur les rivages de la Manche et de la Mer du Nord. Comme la prophétie ne s’est évidemment pas réalisée, il a ensuite chargé MM. Hortefeux, Besson et Guéant de rendre invisibles celles et ceux qui mettaient à mal ses prévisions à coup d’opérations policières. Sous la présidence de François Hollande, rien ne change. Au lieu de tirer des conclusions réalistes de l’échec des prédécesseurs, on poursuit leur stratégie en la durcissant. On s’attaque même au dernier espace humanitaire où les exilés pouvaient espérer un peu de paix et de réconfort.

Marseille: l’incendiaire se trouve Place Beauvau



L’évacuation par « des riverains » d’une trentaine de Rroms à Marseille et la mise à feu de leurs affaires marquent le début des pogromes anti-tsiganes en France. La police de M. Valls, présente sur place, n’a procédé à aucune interpellation « en l’absence d’agression physique ». Mais le vrai incendiaire est leur ministre de tutelle lui-même, puisque depuis l’été dernier il martèle inlassablement le message de l’urgence du « démantèlement des campements illicites », qu’il juge « un défi au vivre ensemble ».

Migrants de Calais de Charybde en Scylla




Le 25 septembre 2012, encore un saccage policier des abris précaires et des maigres biens des Afghans, Erythréens, Somaliens, Soudanais, ou Syriens qui cherchent le chemin de l'Angleterre. Cette fois-ci, cela a commencé auprès des lieux de distribution de repas...
 Selon Wikipedia, “Charybde et Scylla sont deux monstres marins de la mythologie grecque, situés de part et d'autre d'un détroit traditionnellement identifié comme étant celui de Messine. Plus précisément Charybde symbolise le « tout ou rien », la mort pour tous ou la vie pour tous, selon un jeu de probabilité. Et Scylla incarne la mort certaine pour une partie de l'équipage, mais la vie pour les autres ». description qui évoque tout aussi bien le destin tragique des migrants bloqués dans le Pas de Calais, pris entre le refus d'accueil de la Grande Bretagne et le rejet forcené de la France.

jeudi 27 septembre 2012

Quelques instants et l'éternité




Une question qui dérange …

Ils n'ont pas de mots, ils sont enfermés dans leur silence, le fils qui a pris un mauvais virage, la mère qui est dans son dernier voyage. La prison, la solitude, la maladie, la détresse sont autant de murs contre lesquels ils ne font que se cogner. Seul le chien a droit à ce peu de tendresse qu'ils s'interdisent mutuellement. Une chape de silence, un bloc d'angoisse qui habite une relation impossible, un indicible de plomb !

Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet

Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous.
Il ne peut réaliser des reportagesque parce qu’il est acheté
ou parce qu’on y est abonné !



Mille « plans sociaux » ont jalonné l’été.

Parmi eux, un m’a marqué : l’affaire Doux.
Aussitôt, j’ai songé : voilà une caricature de l’époque. Qui cette entreprise rendait-elle heureux ? Les ouvriers ? Les poulets ? Les aviculteurs ? Les paysans du Sud ? Elle fabriquait plutôt, me semblait-il, du malheur en série. Sa faillite, c’était l’occasion de tout changer. Et pourtant, syndicats, médias, ministres ne nourrissaient qu’un seul espoir : un plan de continuation, que tout reprenne comme avant. Les dissidents, altermondialistes, anti-productivistes, gauchistes divers, en guise de lutte, ont publié des communiqués sur Internet. Le système s’est donc remis sur pied, à l’identique – avec sans doute quelques milliers d’emplois en moins.


Sur le TSCG

point de vue...



Un appel condamnant le Traité européen dit TSCG, provenant d’économistes dont certains sont liés au Front de Gauche, m’a été soumis. Si j’en approuve de nombreux points, et en particulier la conclusion (l’appel à ne pas ratifier le TSCG), cet appel me semble devoir être source d’importantes confusions sur la situation actuelle. C’est pourquoi je ne m’associerai pas à cet appel, que je publie néanmoins avec mes observations (en rouge).


L’austérité aggrave la crise, non au Traité budgétaire européen !



Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Avant la crise, l’UE dans son ensemble était globalement à l’équilibre. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l’aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.


mercredi 26 septembre 2012

on tiendra pas tous dans le pédalo...



120 milliard de pacte de croissance, à l’échelle européenne, une minuscule carotte pour faire avancer les millions d'ânes que nous sommes !

Une toute petite carotte, pour te faire oublier que le traité est un cadeau empoisonné de ton précédent président, oui, je parle du mec qui a doublé la dette en cinq ans !

L’austérité, mais dans le calme




Le « jeu de la mauviette » (chicken game) est un jeu de con : deux voitures se précipitent l’une vers l’autre, le premier conducteur qui dévie de la ligne pour éviter la collision est la « mauviette ». Il existe cependant une version « Fureur de vivre » plus stupide encore : les deux voitures parallèles fonçant vers un précipice, le dernier qui s’éjecte de la voiture pour ne pas faire le grand saut a gagné. On notera que dans cette version-là, les deux voitures sont perdues à coup sûr et le cas échéant un conducteur (ou deux) avec – death without a cause.
C’est à cette merveille d’intelligence que la zone euro semble avoir décidé de s’adonner depuis trois ans – en tout cas jusqu’à la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) du 6 septembre. Les pays en détresse n’ont même pas à appuyer sur l’accélérateur, ils roulent tout seuls vers l’abîme et à tombeau ouvert. A leur côté, la BCE, qui peut les sauver, roule en parallèle mais en les regardant sans rien faire tant qu’elle n’aura pas la certitude que les « assistés » s’engagent irrévocablement dans un programme d’austérité – c’est-à-dire à souffrir mort et passion… A ce compte-là, les pays en difficulté entraînent toute la zone euro dans l’effondrement, le seul moyen qu’aient trouvé les institutions européennes de les « aider » les tuant plus sûrement. La BCE quant à elle ne bouge pas, tétanisée par les querelles byzantines de définition de son mandat, et prête à n’intervenir inconditionnellement qu’au tout dernier moment – c’est-à-dire trop tard. Pendant ce temps le bord du gouffre se rapproche gaillardement…

PSA : et en plus, ils volent l’Etat !




Le projet de fermeture des sites d’Aulnay sous Bois et d’Hordain, ainsi que les menaces de fermeture sur celui de La Janais à Rennes sont inacceptables et injustifiés. Qui peut sérieusement croire à la farce du recul d’activité due à la faiblesse du marché alors que la baisse globale des ventes résulte essentiellement de son retrait du marché iranien décidé par les financiers américains liés au groupe Général Motors ? Accepter ce plan « social » serait une catastrophe pour la survie du groupe, pour les sous traitants locaux et pour les ressources des collectivités locales.

La direction avance comme argument des pertes financières importantes alors que chacun sait qu’il n’en est rien et que de l’argent, il y en a et même énormément. Il s’agit uniquement d’une stratégie financière à court terme, à l’image des orientations du capitalisme qui a choisi la financiarisation plutôt que le production, et qui a mené la société toute entière à la crise mondiale la plus importante depuis 1929.

mardi 25 septembre 2012

La religion des cons

point de vue ...
____________




S’il y a bien une chose que partagent les croyants de toutes les religions, c’est la connerie ! Il faut me pardonner ce langage quelque peu abrupt (qui reviendra plusieurs fois), mais il y a un moment où les termes classiques ne suffisent plus pour exprimer cette insondable bêtise humaine qui consiste à défendre une religion censée prêcher l’amour universel par la haine des autres religions qui prêchent…. la même chose !

Ce qui est en train de se produire en ce moment dans le monde à propos des différentes obédiences religieuses montre à quel point les partisans de l’une ou de l’autre des religions n’ont rien compris aux messages délivrés par celles-ci, car le Dieu qu’ils croient pourtant tout puissant ne peut décemment être sensible à ce genre de preuves d’affection. Qui peut croire enfin qu’on peut s’offusquer d’une caricature d’un prophète dont l’image n’existe pas, qui peut croire qu’en brûlant un livre on entache la toute-puissance supposée d’un Dieu qui se doit d’être au dessus de ces enfantillages, qui peut croire qu’en attaquant un fonctionnaire d’Etat on puisse défendre une religion qu’on croit attaquée ?

Eric Toussaint et Maria Lucia Fattorelli : « Les dettes peuvent être répudiées »



L’Argentine et l’Equateur montrent la voie à l’Europe pour se débarrasser du fardeau de la dette, selon le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde.


« Oui, il est possible
d’amener les institutions financières, les banques et les puissants à accepter des solutions qu’ils ne souhaitent pas », a martelé jeudi soir Eric Toussaint, président du Comité pour l’annulation de la dette du TiersMonde (Cadtm), lors d’une conférence à Genève. Et ce sont deux pays du Sud, l’Argentine et l’Equateur, qui l’ont démontré. Face à un endettement qui étouffe les économies nationales, seule une politique de rupture permet de sortir de l’ornière, a-t-il argumenté. D’autant plus qu’une grande partie de ces dettes sont illégitimes, selon lui.

Aujourd’hui, en pleine crise dite des « dettes souveraines », les pays européens pourraient s’en inspirer. « L’Argentine a suspendu le paiement de sa dette de 2001 à 2005. Et elle est toujours en cessation de paiement vis-à-vis du Club de Paris, le club des Etats les plus riches, pour un montant de 6,5 milliards de dollars. On avait parlé de représailles, il n’en est rien. Actuellement, l’Argentine fait même partie du G20 et connaît un très fort taux de croissance », a rappelé le chercheur.

L’Appel des 100 écologistes contre le traité austéritaire



Des militants écologistes proches du Front de gauche et d’EELV s’associent pour prendre position contre la ratification du traité de stabilité budgétaire européen et appeler à la manifestation nationale du 30 septembre. Selon eux, le texte rendra impossibles toutes propositions et investissements publics en faveur d’une politique d’écologie sociale.

Fosse route


« Ah ! Il y a tant de choses entre le ciel et la terre que les poètes sont seuls à les  avoir rêvées. »
 Friedrich Nietzsche

Le charnier s’agrandit. L’incompréhension également. La saisie – ne serais-ce que celle du monde matériel, dénué « d’amour », – car l’amour n’a pas de mesure, ni même de compréhension en terme « matériel », et il  nous échappe. Nous savons mesurer le fini, mais pas le l’infini. La pêche à l’Histoire et à la compréhension du monde est comme lancer un filet et n’attraper que quelques poissons : le filet est savamment tressé, mais le poisson et la rivière, le climat, la saison multiplient la possibilité de possession de la prise.  Ainsi va le monde de la « raison » et des analyses.

samedi 22 septembre 2012

La rétention des étrangers indésirables: choses vues

35-38-Street-Art-Fun-et-créatifs-â-vol3
                                                            photo

Les équipes de juristes présentes dans les centres de rétention proches des aéroports de Paris-Charles De Gaulle et de Toulouse témoignent de situations extrêmes vécues par des étrangers menacés d'expulsion. Un tragique confinant au cocasse, qui illustre une "politique de l'immigration" qui réjouirait le Père Ubu.


Voici deux lectures roboratives qui permettent de voir dans ses conséquences ultimes ce qui prétend être une politique de maitrise des flux migratoires. Dans les centres de rétention administratives (CRA), l'humain semble ne plus exister. Prime la multiplication des procédures en vue de coller à des objectifs fantasmagoriques. A Toulouse, les juristes parlent de Planète CRA, ceux du Mesnil-Amelot (aéroport Charles De Gaulle) déclinent des Crazettes






Le Collectif Les Morts de la Rue appartient au Collectif des Associations Unies pour une Nouvelle politique du logement des personnes sans abri et mal-logées et partage sa vive inquiétude.

Paris, le 20 septembre 2012


Appel pour un plan d’urgence !

Lors de sa conférence de presse d’hier, le Collectif des associations unies a appelé à la mise en œuvre d’un plan d’urgence immédiat, piloté par l’Etat

Le Collectif a pris acte d’orientations portées par le gouvernement dans le domaine de l’accès au logement qui vont dans le bon sens (relèvement de la Loi SRU de 20 à 25%, mobilisation du foncier et des logements vacants…). Ces premières mesures doivent être confirmées et renforcées, sachant que de réelles inquiétudes persistent quant aux moyens financiers déployés pour produire 150 000 logements sociaux par an et lutter activement contre l’habitat indigne.