vendredi 26 octobre 2012

Tentative de description d'un dîner de têtes à Paris-France

[extrait]
....



Dehors, c'est le printemps, les animaux, les fleurs, dans les bois de Clamart on entend les clameurs des enfants qui se marrent, c'est le printemps, l'aiguille s'affole dans sa boussole, le binocard entre au bocard et la grande dolichocéphale sur son sofa s'affale et fait la folle.

Il fait chaud. Amoureuses, les allumettes-tisons se vautrent sur leur trottoir, c'est le printemps, l'acné des collégiens, et voilà la fille du sultan et le dompteur de mandragores, voilà les pélicans, les fleurs sur les balcons, voilà les arrosoirs, c'est la belle saison.

lundi 22 octobre 2012

Welcome to Austerityland



Obligation de quitter la vie de famille




La nouvelle équipe au pouvoir prend le temps de "redéfinir la politique d'intégration, qui a perdu de son efficacité depuis trop longtemps". Mais le temps presse pour les étrangers en quête de régularisation. D'autant que la machine à expulser, lancée à pleine vitesse, ne semble pas perdre de son efficacité.
Les acteurs du Réseau Education Sans Frontières (RESF) sont connus un peu partout, autour des écoles, des collèges et des lycées, pour l'accompagnement et le soutien qu'ils savent apporter aux élèves et à leur famille tant que leur droit au séjour n'est pas reconnu, malgré une vie qui se développe aussi normalement que possible parmi nous.
L'engagement n° 50 de l'actuel Président de la République concernait, entre autres, ces personnes: "Je conduirai une lutte implacable contre l’immigration illégale et les filières du travail clandestin. Je sécuriserai l’immigration légale. Les régularisations seront opérées au cas par cas sur la base de critères objectifs". Proposition un peu étrange, qui aborde le destin des étrangers sans titre de séjour sous l'angle mafieux. Il est aujourd'hui question d'une circulaire du ministre de l'intérieur aux préfets pour mettre en oeuvre, selon le Premier Ministre, une politique"équilibrée, à la fois respectueuse des personnes, efficace et ferme . (…) Le gouvernement entend redéfinir la politique d'intégration, qui a perdu de son efficacité depuis trop longtemps".

Étranges étrangers





Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
hommes des pays lointains
cobayes des colonies
Doux petits musiciens
soleils adolescents de la porte d'Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d'Aubervilliers
brûleurs des grandes ordures de la ville de Pans
ébouillanteurs des bêtes trouvés mortes sur pied au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
embauchés débauchés
manoeuvres désoeuvrés
Polacks du Marais du Temple des Rosiers


Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
pêcheurs des Baléares ou bien du Finisterre
rescapés de Franco
et déportés de Franco et de Navarre
pour avoir défendu en souvenir de la vôtre la liberté des autres
Esclaves noirs de Fréjus
tiraillés et parqués
au bord d'une petite mer
où peu vous vous baignez

Esclaves noirs de Fréjus
qui évoquez chaque soir
dans les locaux disciplinaires
avec une vieille botte à cigares et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale
que pour fêter au pas cadencé la prise de la Bastille le quatorze juillet

Enfants du Sénégal
dépatriés expatriés et naturalisés

Enfants indochinois
jongleurs aux innocents couteaux
qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés de jolis dragonsd'or
Faits de papier plié

Enfants trop tôt grandis et si vite en ailés
qui donnez aujourd'hui de retour au pas
le visage dans la terre
et des bombes Incendiaires labourant vos rizières

On vous a renvoyé
la monnaie de vos papiers dorés
on vous a retourné
vos petits couteaux dans le dos

Étranges étrangers
Vous êtes de la ville
vous êtes de sa vie
même si mal en vivez
même si vous mourez.

Jacques Prevert




vendredi 19 octobre 2012

Ils aimeraient nous coller la peur au ventre

LLE - " La peur en sépia" Chasseur de lumière
                                    photo

Qu’il soit de droite ou de gauche, l’État reste l’État et, quels que soient les tristes sires qui le dirigent, il répond toujours machinalement à la même logique première : réguler l’ordre social par la force et la coercition. Rien d’étonnant, alors, à ce que le jeune gouvernement « socialiste » accumule, depuis son arrivée sur le trône de France, les actes et les discours sécuritaires qui, au fond, ne font que participer de la légitimation de l’existence et de l’exercice de l’État. Sous le mandat de Sarkozy, les bouffons qui déblatéraient à longueur de semaines ces prêches jupitériennes s’appelaient Alliot-Marie, Hortefeux, Guéant. Sous le règne hollandais, ces sinistres personnages ont eu pour digne successeur le dénommé Manuel Valls – que Sarkozy avait d’ailleurs courtisé à la grande époque de « l’ouverture ». L’ancien maire d’Évry, qui a le regard perçant, les dents longues et l’appétit féroce, s’est très vite accommodé de l’attitude qu’exigeait sa nouvelle casquette : quelques semaines à peine après sa nomination au ministère de l’Intérieur, il a renoué avec un des dadas du précédent gouvernement : la question des Roms. À l’instar de ses abjects prédécesseurs, il a ainsi exigé l’expulsion manu militari des campements. Et les discours qui accompagnèrent – et accompagnent encore – ces sordides sentences ont fini par accoucher d’un climat de peur et de xénophobie. Dans certaines villes, dressant les pauvres contre les pauvres, la dialectique de Valls a carrément conduit à la tenue de manifestations anti-Roms et à la destruction de campements par de « braves citoyens », donnant ainsi raison à Victor Hugo qui disait qu’« il existe une connivence tacite, non voulue, mais réelle, entre ceux qui font peur et ceux qui ont peur ». Par l’intermédiaire de son affidé, l’État a donc réalimenté la pompe à angoisse, non sans l’espoir que les ménages inquiets continuent de remettre leur vie entre ses mains.


La voix des Rroms met en garde les médias




Ceci est un message envoyé à l’ensemble des médias français à ce jour:

Mesdames, Messieurs,

Ceci est une mise en garde, qui ne concerne pas tous les médias, mais un bon nombre, dont peut-être le vôtre. Nous vous demandons donc de bien faire attention à ce message.

Depuis quelques mois, la politique de «démantèlement des campements illicites », qu’on associe systématiquement aux Rroms (et à tort), s’accompagne d’une campagne de diabolisation des Rroms dont vous vous faites complices. Le dernier acte en date est le reportage de France 2 hier soir, clairement orienté puisqu’on demande à une mère de famille « est-ce que vous comprenez les riverains de Marseille qui ont DEMANDE aux Rroms de partir ? ». Puis, à un gérant de bar, qui dit qu’il n’a jamais eu de problèmes, mais qu’il a une batte de baseball pour se défendre ! Sans parler d’une vieille dame qui, elle non plus n’a jamais eu de problèmes mais qu’elle a peur de « se faire canailler ». On ne retiendra du côté rrom qu’une jeune fille qui dit qu’elle mange dans les poubelles. Nous vous rappelons que c’est le cas de beaucoup de monde, et pas que de Rroms. Certains en font même un choix délibéré et militant contre la société de consommation.

mercredi 17 octobre 2012

T'es de gauche à quelle heure ?




C’est une affaire entendue : Jérôme Cahuzac, ministre du budget, a réussi sa vie.
A 50 ans et quelques, il possède une Rolex. On est content pour lui. Sarko et Séguela aussi.
Non seulement Jérôme Cahuzac, ministre du budget et de la rigueur pour chacun, possède (ou possédait) une Rolex, une Breitling, une Jacger-Le-Contre, une Chaumet, une Boucheron, autant de luxueuses montres suisses, mais encore est il l’heureux propriétaire d’un 300 mètres/carrés dans le 16ème arrondissement

lundi 15 octobre 2012

La «Droite forte», un copier-coller du FN




La critique interne de la « droitisation » de l’UMP n'aura été qu'une courte parenthèse. Après la défaite, la stratégie de Patrick Buisson avait été ciblée par certains ténors du parti : « une faute sur le fond, une erreur sur la forme » (Roselyne Bachelot), « l'UMP n'a pas suffisamment marché sur ses deux pieds » (Jean-Pierre Raffarin), « le ni-ni » n'est pas une ligne « sur le long terme » (Bruno Le Maire), « à trop courir derrière le Front national, on le crédibilise » (François Baroin), « l'objectif de Patrick Buisson était de faire gagner Charles Maurras » et non Sarkozy (Nathalie Kosciusko-Morizet).

Et puis ? Et puis l’UMP a repris le même chemin. Pour preuve, la campagne menée par son secrétaire général, Jean-François Copé, à base de «racisme antiblanc», de pétition contre le droit de vote des étrangers, de pain au chocolat de collégien confisqué pendant le ramadan. Le patron de l’UMP a fait le même pari que Nicolas Sarkozy : l’élection se gagnera avec un coup de barre à droite. Depuis la fin de la campagne présidentielle, il s'est même adjoint les services de Patrick Buisson, bien que son entourage le démente.


Le terrorisme européen a encore frappé



Un attentat terroriste vient de se produire. En France, ce 11 octobre 2012 , une attaque sans précédent qui, dans un silence assourdissant, a déjà touché des milliers, voire des dizaines de milliers de citoyens innocents.

Pour le moment les informations sont encore floues, car l’attaque s’est produite de manière particulière : invisible au lancement de l’attaque, indolore dans les premières heures qui la suivent, c’est à mesure que le temps passe que les effets de cet acte odieux se feront sentir sur la population.

Les non-dits des inégalités hommes-femmes




50 % de femmes députés ou chefs d’entreprise, et alors ? Pour établir l’égalité hommes-femmes, il faut se poser la question de la façon dont fonctionne l’entreprise, la famille ou l’école. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.


C’est devenu une tradition. Officialisée en 1977 par les Nations Unies, la journée internationale du droit des femmes devient de plus en plus une sorte de fête de « la » femme. Un rituel qui laisse un goût amer aux femmes les 364 jours de « l »’homme restants. Cette journée est de plus en plus dévoyée par les marques qui y voient la célébration de l’idéal féminin et les enjeux de fond sont rarement évoqués.

La récupération par la publicité prend de plus en plus d’ampleur. La journée internationale des droits des femmes se transforme alors en une célébration de l’image de « La » femme. Un fabriquant de vêtement « équitable » offre une promotion spéciale journée de la femme, une franchise de fleuristes invite à « couvrir sa femme de fleurs »... Les médias qui dénoncent les inégalités hommes-femmes n’ont aucune difficulté à relayer les publicités qui renforcent les stéréotypes : les femmes sont belles, serviables et douces, prêtes à servir les hommes et à s’occuper des enfants. Exactement l’inverse des idéaux de celles qui ont combattu ces préjugés sexistes.

Pourquoi la crise de la dette publique


Eric Toussaint répond aux questions suivantes : 

Qu’est-ce qui a provoqué l’augmentation de l’endettement public ?
.  A qui profitent les dettes européennes ? 
.  Quel est le rôle de la Banque centrale européenne ?

L’interview a été réalisée par la Gauche anticapitaliste, courant écosocialiste membre du Front de Gauche pendant l’été 2012 en Catalogne.


source

Demandeurs d'asile sans refuge, suite sans fin



"Je ne peux plus rencontrer une famille dans la rue la nuit et évaluer la situation sereinement, sachant qu’alors que je lis la fatigue dans les yeux des enfants je vais devoir lui dire que je n’ai pas de solution". Parmi les innombrables abandonnés à la rue, des familles demandeuses d'asile.
A Toulouse comme ailleurs, le 115 ne répond plus. Les places d'hébergement d'urgence manquent partout. Pour les demandeurs d'asile comme pour les autres. Ils ont quitté leur pays, devenu trop dangereux pour eux, et espèrent trouver protection en France. En attendant que l'administration ait statué sur leur demande - un an, deux ans, parfois plus), notre pays est tenu par ses engagements internationaux de leur assurer un minimum de conditions matérielles d’accueil: logement, nourriture et habillement, fournis en nature ou sous forme d’allocation financière (10 euros par jour et par personne). Mais le dispositif d'accueil est totalement débordé et doit renvoyer sur l'hébergement d'urgence, qui n'en peut mais. Petit tour de France.

mercredi 10 octobre 2012

La fonction des entreprises n'est pas de créer des emplois mais de gagner de l'argent



La «valeur travail», le «patriotisme économique», l'éthique en entreprise… inutile de vous dire que tout ça, c'est de la foutaise : la guerre est déclarée.

Le professeur d'économie Patrick Mignard a publié sur Altermonde un rappel fort réaliste de quelques fondamentaux que les salariés qui aiment leur travail (ou croient l'aimer dès lors que leur emploi est menacé) oublient un peu trop vite :

« 1. Une entreprise est faite avant tout pour valoriser le capital que l’on y investit… pas pour créer des emplois. La production n’est qu’accessoire. La preuve : on l’arrête quand produire n’est plus assez rentable.

2. Le salarié n’est qu’un facteur de production. Il crée la valeur par son travail, mais est rémunéré à la valeur de sa force de travail (ce dont il a besoin pour vivre… ou presque). Son salaire est un coût de production.


Roms, Arabes, Juifs, homosexuels : pourquoi les Français sont racistes


02 - Manifestation anti-racisme d'état, le 04/09/2010 à Besançon
photo


Démanteler un camp de Roms à Marseille, comparer les homosexuels à des pédophiles, évoquer un "racisme anti-blanc". Ces différentes réactions participent-elles d'un mouvement plus profond ? Selon Thomas Guénolé, politologue à Sciences Po, la crise et l'appauvrissement croissant ont incité certains Français à chercher un ennemi responsable de leur maux.


Atermoiements du gouvernement socialiste face au démantèlement d’un camp de Roms par une milice à Marseille, provocation de Jean-François Copé sur le "racisme anti-blanc", sortie d’un élu UMP faisant le lien entre homosexualité et pédophilie, déclarations de Marine Le Pen condamnant le port de la kippa, consensus gauche-droite associant l’immigration à l’insécurité… Jadis apanage de l’extrême-droite, la stigmatisation des minorités semble une valeur de plus en plus partagée par la classe politique.


Une évolution du discours

Il serait possible à l’envi d’entrer dans des subtilités sémantiques qui distingueraient l’antisémitisme, l’hostilité envers les Arabes, l’homophobie, ou ce que l’on pourrait qualifier de "romophobie". Cependant, il s’agit plus simplement de racisme. Une somme de préjugés négatifs définit un stéréotype. Ce stéréotype étiquette en bloc des personnes qui n’avaient pourtant en commun qu'une orientation sexuelle, religieuse, ethnique, ou encore une position sociale.


L’étranger et ses juges





Le 5 juillet 2012, la première chambre civile de la Cour de cassation a – enfin ! – mis un coup d’arrêt à la prolifération des usages de la procédure pénale à des fins d’éloignement ; elle retient que le recours à la garde à vue pour un étranger uniquement soupçonné de séjour irrégulier est prohibé dès lors que toute autre mesure moins coercitive n’avait pas été auparavant mise en oeuvre. C’est l’effet El Dridi et Achughbabian qui est ici reconnu, comme l’avaient déjà fait la chambre criminelle et la Cour de justice de l’Union européenne, envers et contre le Conseil constitutionnel [1]. Pour une seule et même question, pas moins de quatre juridictions sont intervenues, ce qui en dit long sur le morcellement du contentieux des étrangers. L’extraordinaire complexité des textes, l’opacité des procédures, les différents niveaux ou moments de l’intervention juridictionnelle, les logiques distinctes sont autant d’éléments qui contribuent à rendre difficile, voire impossible le dialogue entre juges. L’étranger est donc confronté à un aléa et à une insécurité juridiques qui, en toute autre matière, seraient sévèrement condamnés.

Acrobaties doctrinales au Front national



Revendiqués par un jeune homme se réclamant d’Al-Qaida, les meurtres de Toulouse et Montauban, à la mi-mars, ont provoqué un recentrage du Front national sur ses sujets de prédilection : les problèmes que représentent à ses yeux l’immigration ou l’islam. Auparavant, la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle, Mme Marine Le Pen, avait fait campagne sur une thématique sociale pour le moins nouvelle dans son parti.


« L’Esprit saint, pour la théologie libérale, c’est la main invisible, celle qui, d’une masse de comportements individuels égoïstes, va construire un bonheur collectif conforme à la Science et mieux encore à l’Ordre naturel. » Cette phrase blasphématoire, autant pour la sainte Trinité que pour la droite traditionaliste, est issue du dernier livre de Mme Marine Le Pen (1). Publié en pleine campagne présidentielle, l’ouvrage de la candidate du Front national (FN) surprend par sa phraséologie. Elle y pilonne l’« utralibéralisme », qui « n’est que l’idéologie d’une classe dominante internationale mondialisée », cette « nouvelle aristocratie » dont il conviendrait de se débarrasser au plus vite. Droite et gauche institutionnelles partageraient « une même idéologie mondialiste née du capitalisme ultralibéral, qui sert les intérêts d’une oligarchie ».

Mme Le Pen ne craint pas de mobiliser, à l’appui de son propos, des auteurs dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’ont rien de commun avec l’extrême droite. Philippe Askenazy est cité à deux reprises pour sonManifeste d’économistes atterrés (2). Deux ouvrages de Serge Halimi sont utilisés, l’un pour pointer l’envahissement mental du marché et l’autre pour dénoncer l’« aristocratie journalistique ».

« Le mondialisme est une alliance du consumérisme et du matérialisme, pour faire sortir l’Homme de l’Histoire et le précipiter dans ce que Gilles Lipovetsky nomme l’“ère du vide” », écrit encore la présidente du FN. D’Emmanuel Todd à Franklin Roosevelt, de George Orwell à Bertolt Brecht, de Karl Marx à Maurice Allais, elle fait feu de tout bois pour nourrir sa charge contre le « mondialisme ».

gens du voyage : suppression du “carnet de circulation”, mais maintien du “livret"

(photo : Fred Dufour/AFP)


Dans une décision du 5 octobre 2012, le Conseil constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution les dispositions de la loi du 3 janvier 1969 instaurant un “carnet de circulation” ainsi que celles imposant aux personnes sans domicile ni résidence fixe, trois ans de rattachement ininterrompu dans la même commune pour être inscrites sur les listes électorales.

Il a, d’autre part, jugé que l’existence et les règles de visa de titres de circulation applicables aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe ne sont pas, en elles-mêmes, contraires au principe d’égalité et à la liberté d’aller et de venir. Déception chez tous ceux qui escomptaient une abrogation complète d’une loi d’origine sulfureuse.
Le communiqué du Conseil constitutionnel : http://www.conseil-constitutionnel...., et sa décision n° 2012-279 QPC : http://www.conseil-constitutionnel.....

Les "sages" censurent a minima le statut des gens du voyage

Le Conseil constitutionnel a rendu, vendredi 5 octobre, une décision de censure partielle de la loi du 3 janvier 1969 relative à la circulation des gens du voyage. Saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, il avait à se prononcer sur la conformité à la Constitution des titres de circulation imposés aux personnes se trouvant en France depuis plus de six mois sans domicile fixe.


Éric Toussaint : « Renversons la vapeur aujourd’hui ! »



Entretien avec Anastasie Yamali, journaliste à Avghi, quotidien de Syriza, publié le 7 octobre 2012.

« La dette constitue un prétexte pour renforcer l’offensive du Capital contre le peuple. Ils veulent profiter de la crise pour terminer le travail commencé par Thatcher et Reagan, il y a 30 ans’

Il faut mettre en place un mouvement de masse au Sud, qui, avec les travailleurs du Nord permettra de repousser les attaques capitalistes, souligne Eric Toussaint lors d’une interview au quotidien de gauche `Avghi`.

Le professeur belge de science politique, particulièrement populaire en Grèce de par ses actions pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde, conseiller du gouvernement de l’Équateur, explique pourquoi la gauche doit rester radicale et pourquoi la réduction de la dette grecque doit être inconditionnelle.



Il y a urgence pour la santé en Europe !

Communiqué du Réseau européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale

La crise économique et sanitaire s’aggrave. Les privatisations et la commercialisation de la santé s’accélèrent, privant une grande partie de la population à l’accès aux soins. Les fermetures d’hôpitaux, de maternité ou d’établissements médico-sociaux se multiplient. Cette casse est d’une gravité exceptionnelle particulièrement en Grèce, en Espagne, en Pologne ou au Portugal et remet en cause la conception même d’une santé et une protection sociale solidaire. Elle confirme qu’aucun pays d’Europe, qu’aucune population, ne sont à l’abri des politiques d’austérité confortées par le Pacte de stabilité budgétaire, au prétexte de la dette. Les 12 et 13 mai 2012, réunis autour d’une déclaration à Nanterre, des organisations syndicales, des partis politiques, des associations de défense des usagers, de la santé publique et de la protection sociale, … de différents pays d’Europe, avaient appelé à se rassembler et se mobiliser autour de la semaine du 1er au 6 octobre, pour rejeter une telle régression sociale.