« Rassurer la population en montrant que nous ne sommes pas de dangereux nazis comme l'affirment nos adversaires et s'initier à la gestion municipale. » C'est ainsi qu'un dirigeant du Front national résumait, en 1995, l'objectif des maires frontistes fraîchement élus : Jacques Bompard à Orange, Jean-Marie Le Chevallier – ex-directeur de cabinet de Le Pen – à Toulon, Daniel Simonpieri à Marignane, puis, en 1997, les Mégret à Vitrolles. Dix-sept ans plus tard, la même consigne pourrait être soufflée aux deux députés frontistes ou aux candidats du parti susceptibles de remporter, en 2014, des villes de plus de 30 000 habitants comme Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793
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mardi 18 septembre 2012
FN: quatre gestions municipales, quatre échecs (1/3). La démolition de la culture
« Rassurer la population en montrant que nous ne sommes pas de dangereux nazis comme l'affirment nos adversaires et s'initier à la gestion municipale. » C'est ainsi qu'un dirigeant du Front national résumait, en 1995, l'objectif des maires frontistes fraîchement élus : Jacques Bompard à Orange, Jean-Marie Le Chevallier – ex-directeur de cabinet de Le Pen – à Toulon, Daniel Simonpieri à Marignane, puis, en 1997, les Mégret à Vitrolles. Dix-sept ans plus tard, la même consigne pourrait être soufflée aux deux députés frontistes ou aux candidats du parti susceptibles de remporter, en 2014, des villes de plus de 30 000 habitants comme Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
samedi 15 septembre 2012
Le parti néo-nazi grec Aube Dorée s’installe à Montréal
Le 18 août, une conférence sur le "trouble social en Grèce" a été organisée au Centre Saint-Pierre à Montréal avec entre-autres des conférenciers du parti néo-nazi grec Aube Dorée.
Aujourd'hui on nous informe qu'une section locale du parti néo-nazi Aube Dorée se serait installée à Montréal. Samedi, ils organiseront une collecte d'aliments et de médicaments pour les envoyer au parti Aube Dorée, qui seront distribués uniquement aux "grecs de souche".
L'évènement a été annoncé dans le journal hellénophone VIMA à Montréal et indiquait avoir lieu au 6992 av. du Parc entre 10H et 16H. Les néo-nazis ont pris la peine d'organiser leur évènement en face d'un poste de police pour s'assurer de ne pas être dérangés.
lundi 10 septembre 2012
L'avenir incertain de la Grèce, le risque d'un nouveau régime autoritaire au cœur de l'Europe
Plusieurs hypothèses se présentent pour l'avenir de la Grèce, dans l'immédiat et à plus long terme. L'hypothèse très probable, à court terme, est celle d'une asphyxie du pays par la dette. En continuité avec cette hypothèse, la perspective de long terme, malheureusement vraisemblable, est celle du bradage des ressources humaines et naturelles du pays. L'option alternative à cette double hypothèse, et qui doit absolument être explorée, est celle de la mise en œuvre d'un projet national de développement. Cette option hautement souhaitable apparaît cependant bien incertaine.
La montée très visible des mouvements nationalistes et xénophobes pourrait, en effet, pervertir la volonté des Grecs, de plus en plus nombreux, qui souhaitent retrouver une fierté bafouée par la mise sous tutelle du pays par les institutions internationales et européennes. La perspective d'un nouveau régime autoritaire au cœur de l'Europe ne devrait ainsi pas être écartée…
mardi 10 avril 2012
L’extrême droite, une nébuleuse multiforme qui s’enracine
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À l’échelle du monde, l’extrême droite prend ses marques et s’enracine au travers d’une nébuleuse multiforme. Ses singularités diffèrent d’un continent à l’autre et reflètent l’histoire et la spécificité des sociétés. Quel que soit son visage, l’extrême droite, presque toujours xénophobe, se nourrit des peurs, des frustrations et des précarités générées et alimentées par la crise. Elle progresse sur des sociétés fragilisées dont les repères et les valeurs sont heurtés. Les gros bataillons ne viennent plus en Europe des groupuscules violents ou paramilitaires et souvent nostalgiques du nazisme qui, tolérés ou non, perdurent encore de façon marginale et folklorique dans la vie politique. Certes, des filiations idéologiques avec cette famille politique peuvent être objectivées pour quelques dirigeants, mais pour l’essentiel le discours, les formes d’action, les milieux influencés se sont tellement modifiés qu’ils inclinent plutôt à penser en termes de ruptures que de continuités.
vendredi 23 mars 2012
Que les Allemands paient d’abord: relevé des dettes de guerre allemandes envers la Grèce
« Que les Allemands paient d’abord leurs dettes de guerre à la Grèce avant d’exiger quoi que ce soit de nous. » Une demande qui se fait de plus en plus entendre en Grèce - et elle est justifiée.
Au début des années 40 les nazis ont imposé à la Grèce occupée une énorme contribution financière pour financer l’occupation allemande ainsi que ses objectifs stratégiques et militaires dans les Balkans, la zone méditerranéenne et la Libye. En outre la production vivrière grecque a été affectée au ravitaillement des troupes allemandes sur le front libyen.
Les Allemands avaient jeté leur dévolu sur le pétrole libyen et proche-oriental ainsi que les minerais des Balkans: ces derniers couvraient 20% des besoins de l’industrie de l’armement en antimoine, 50% de ses besoins en pétrole, 60% de la bauxite et la totalité du nickel. Parallèlement la Grèce était la seule zone à partir de laquelle les Alliés pouvaient contrer les Allemands dans l’espace balkanique.
mercredi 7 mars 2012
Durcissement du RSA à partir du 1er avril
VOIR CE DÉCRET SUR LÉGIFRANCE
Le texte s'inscrit, pour partie, dans le prolongement du rapport Daubresse de juillet 2010. Celui-ci demandait en effet que soient précisées les modalités de suspension de l'allocation. Par ailleurs, ce décret intervient alors que la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) des ministères sociaux publie les résultats d'une étude intitulée “La situation des bénéficiaires du RSA sur le marché du travail fin 2010” montrant - entre autres - que 8% des bénéficiaires du RSA déclarent avoir déjà refusé une offre d'emploi.
Le texte s'inscrit, pour partie, dans le prolongement du rapport Daubresse de juillet 2010. Celui-ci demandait en effet que soient précisées les modalités de suspension de l'allocation. Par ailleurs, ce décret intervient alors que la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) des ministères sociaux publie les résultats d'une étude intitulée “La situation des bénéficiaires du RSA sur le marché du travail fin 2010” montrant - entre autres - que 8% des bénéficiaires du RSA déclarent avoir déjà refusé une offre d'emploi.
mercredi 22 février 2012
Front national: voyage dans l'ordinaire raciste
mardi 14 février 2012
Front national: notre contre-argumentaire
Comment évaluer le projet du Front national ? On pourrait l’écarter d’un revers de main, jugeant que les élucubrations xénophobes de la chef du parti d’extrême droite, Marine Le Pen, ne méritent pas de s’y attarder. Solidement installé dans le paysage politique depuis plus d’un quart de siècle, présent au second tour de l’élection présidentielle de 2002, susceptible de bouleverser une fois de plus cette élection, il faut malheureusement prendre au sérieux le Front national.
vendredi 10 février 2012
France Lepénisée
Quand je me mis, mercredi, à la rédaction du billet linké en queue de ce cliché rendu noir & blanc, je ne pouvais décemment pas imaginer que le lendemain, le site d’un quotidien en ligne allait, dans le seul souci de faire le buzz – buzz uniquement destiné à écouler le maximum, si ce n’est la totalité de son édition-papier version magazine – allait disais-je, lever le voile sur deux immondes saloperies, deux propositions d’un « personnage » que, le 6 mai 2007, le peuple français eût grand tort de désigner, par la voie du suffrage universel, président de notre République.
jeudi 9 février 2012
Le 8 février 1962, métro Charonne : la police tue des manifestants anti-OAS
Paris, février 1962. La perspective d’une fin de la guerre d’Algérie semble s’être éloignée depuis la suspension des pourparlers de paix, le 28 juillet 1961, entre le GPRA. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) et le gouvernement français. Cependant, dans les arcanes du pouvoir, tout le monde s’accorde à dire que la seule issue possible est l’indépendance de l’Algérie. S’accrochant désespérément à leur rêve d’une Algérie française, les fascistes de l’OAS. (Organisation Armée Secrète), multiplient les attentats en Algérie et en Métropole. Cette stratégie de la terreur vise à mettre la pression sur le gouvernement français, qui se dit de plus en plus favorable à de nouvelles négociations avec le GPRA.
Face à ce « péril brun », les milieux de gauche se mobilisent autour du Comité Audin (Comité d’intellectuels luttant pour faire la lumière sur la disparition de Maurice Audin, militant du Parti Communiste Algérien), du PCF, de l’UNEF, et du PSU. Dans les universités, des journées de grève sont organisées avec succès, ce qui pousse de Gaulle à déclarer : « Le peuple n’a pas à se préoccuper du problème de l’OAS ; c’est aux forces de l’ordre d’agir ». Cependant, les forces de l’ordre ne sont pas aussi zélées dans leur lutte contre le terrorisme de l’OAS que dans la répression des sympathisants de la cause algérienne. Le 7 février 1962, dix attentats sont commis, à Paris, par l’OAS. Les cibles sont des universitaires, des élus du PCF, des officiers, des journalistes ainsi que le Ministre de la Culture, André Malraux. La bombe qui visait ce dernier blesse grièvement une enfant de quatre ans, Delphine Renard, qui perdra un œil et sera défigurée.
Cette vague d’attentats pousse la gauche à organiser un rassemblement, le 8 février 1962, place de la Bastille à Paris. Or, suite à l’état d’urgence décrété le 21 avril 1961, un arrêté préfectoral interdit toute manifestation sur la voie publique. Cependant, selon certains historiens (dont le Professeur Brunet), le préfet de Paris de l’époque, Maurice Papon, avait envisagé de tolérer la manifestation du 8 février. C’est le Général de Gaulle lui-même qui se serait opposé à ce que le rassemblement ait lieu, après l’avoir qualifié de « communiste », ce qui, dans sa bouche, signifiait clairement « subversif », voire « dangereux ». De plus, l’interdiction de cette manifestation flattait l’aile droite de ses partisans, en montrant que de Gaulle ne jouait pas le jeu des communistes dans la solution du conflit algérien.
Le jour de la manifestation, les consignes sont claires : il ne faut tolérer aucun rassemblement et « faire preuve d’énergie » dans la dispersion des manifestants. Cette « énergie », les policiers dépêchés sur place vont la fournir de façon dramatique. Le quadrillage de la manifestation est parfait ; c’est en direction d’une véritable toile d’araignée policière que se dirigent les manifestants, à partir de 18h00. 2845 CRS, gendarmes mobiles et policiers sont organisés en cinq divisions entourant le quartier de la Bastille, de la gare de Lyon aux métros Filles du Calvaire et Saint Ambroise, et de la rue Saint Antoine au boulevard Voltaire.
Côté manifestants, on souhaite un rassemblement pacifique ; un communiqué radio précise, le 8 février, que « les manifestants sont invités à observer le plus grand calme ». En outre, les organisateurs prennent la décision de ne pas défiler, estimant que la police ne chargerait pas un rassemblement statique.
A l’heure du rassemblement, les manifestants se heurtent aux forces de l’ordre. Certains sont reflués sur la rive gauche, alors que, sur la rive droite, la tension monte peu à peu. En effet, quelques affrontements se déclenchent boulevard Beaumarchais. La réponse policière est terrible. On matraque des manifestants, des passants, les hommes, les femmes et personnes âgées, jusque dans les cafés et les stations de métro. L’acharnement est tellement aveugle que même des policiers en civil seront blessés.
Mais c’est boulevard Voltaire et rue de Charonne que la répression est la plus violente. Alors que les organisateurs donnent le signal de dispersion, les forces de l’ordre, commandées par le Commissaire Yser, chargent le cortège. En effet, sur ordre de la salle de commandement, c’est-à-dire du Préfet Papon, il faut « disperser énergiquement » les manifestants. Les policiers chargent avec une telle brutalité et de façon si soudaine, qu’un mouvement de panique s’empare des manifestants, qui tentent de fuir vers la station de métro la plus proche.
Les premières cibles des forces de l’ordre sont des élus communistes, qu’ils frappent à la tête. Puis, c’est au tour des manifestants qui, portés par la foule, trébuchent dans les escaliers du métro et s’entassent les uns sur les autres. Au lieu d’aider les gens qui suffoquent, les policiers les frappent, les insultent, et n’hésitent pas à jeter sur eux les grilles d’acier qu’ils trouvent au pied des arbres, ou encore des grilles d’aération. Le bilan de cette agression fut de huit morts, dont un manifestant de quinze ans. Sept d’entre eux sont morts par étouffement, un des suites de blessures à la tête. Tous étaient communistes.
Au lendemain du drame, la presse, de façon unanime, stigmatise la responsabilité des forces de l’ordre. Le Ministre de l’Intérieur, Roger Frey, rejette quant à lui toute la responsabilité sur le Parti Communiste, qu’il accuse d’avoir tenu la manifestation malgré l’interdiction officielle. Au passage, le ministre assimile les manifestants aux fascistes de l’OAS, car ce sont là, explique-t-il, « deux ennemis de l’intérieur ». De son côté, la population française est largement choquée par ce déchaînement de répression : entre 500 000 et un million de parisiens assistèrent aux funérailles des victimes.
Cet épisode de la vie politique française témoigne une fois de plus de l’amnésie historique de l’État français, sur certains sujets. Pendant des années, le drame du 8 février 1962 sera relégué aux oubliettes de l’histoire officielle. Il faudra attendre quatre décennies pour voir la réouverture des dossiers sur la guerre d’Algérie, le début d’une prudente autocritique de la part de l’État, et pour que la lumière commence à se faire sur les événements qui ont coûté la vie aux huit victimes de cette terrible journée.
mardi 7 février 2012
Et si l’extrême-droite devenait le premier parti de France ? L’aliénation totalitaire monte…
Voici le paysage barbare qui s’organise : Avril 2012 et le néofascisme qui s’installe. Le Front National et ses alliés devançant Hollande, Sarko, Mélenchon et Bayrou. L’extrême-droite ramassant le tiers des votants. Alors partout pointe l’inévitable culpabilisation de tous les autres, et des abstentionnistes en particulier qui deviennent la cible préférée des prétendus démocrates. Une mauvaise blague ? Non, la sous-évaluation chronique des votes fachos dans les sondages pourrait bien masquer cet avancement du folklore oligarchique actuel : le Front National, premier parti de France.
Un pas de Guéant dans l’histoire des civilisations
On ne balance pas gratuitement de telles affirmations péremptoires, on ne peut plus discriminatoires, à un moment où on tente de ratisser large, pour repartir pour un autre tour, pour un autre cycle de privilèges exorbitants, de servilité à l’endroit des vrais maîtres du jeu, dans cette France opaque et si injustement frappée par le sort, parce qu’elle ne mérite pas d’être tombée si bas, d’avoir été livrée pieds et poings liés à une faune prédatrice qui se vautre dans les ors de la République, qui ne craint plus d’y faire ripaille, d’y frayer avec des requins exotiques, de s’y commettre dans de sombres connivences, avec des régimes criminels contre l’humanité, voire même contre des religieux français, de s’y livrer à toutes sortes de forfaitures, depuis le népotisme le plus grégaire, à un favoritisme qui se cache derrière des euphémismes atténués, en passant par des manipulations chafouines de toutes les Institutions de la République, y compris celle de la Justice elle-même, puisque celle-ci est désormais utilisé sans vergogne, pour renvoyer l’ascenseur à des régimes, ou plutôt à des associations de malfaiteurs, qui se montrent particulièrement généreuses en gros contrats salvateurs, et surtout en financements occultes. On ne balance pas ce genre d’affirmation pour le seul plaisir de chatouiller les petits égos, ballonnés de fausses certitudes, de tous les aigris de France, et de cette Europe qui se réveille avec la gueule de bois, après une si longue cuite. Ce n’est pas seulement de la démagogie de bas quartier, destinée à de pauvres gogos paumés, qui ne peuvent être rassurés sur leur piètre situation que par le seul fait de savoir qu’il existe des gens qui leur sont inférieurs. Non, c’est bien moins que ça, et plus vil, et autrement plus haïssable. C’est tout simplement de la méchanceté. De cette méchanceté de virus de grippe, dont c’est la nature intrinsèque, profonde, et constitutive que de faire du mal, de le transmettre, de l’inoculer. Une telle affirmation, dans la bouche de Monsieur Guéant, est une profession de foi, une déclaration d’existence, une banderille fichée sur le dos de la bête, en sautillant des deux gambilles. Cet homme aura beau protester, comme c’est de coutume après chaque éructation, après chaque vomi intempestif, que ses propos, si tant est qu’un tel jappement peut être qualifié de propos, ont été sortis de leur contexte. Il ne trompera personne, en réalité. Parce qu’en réalité, les gens, en leur for intérieur ne s’y tromperont pas. La méchanceté et le veulerie auront beau se parer de tous les meilleurs sentiments du monde, ils ne pourront jamais empêcher leurs griffes cruelles, ni leurs relents ignobles de signer leur vraie nature.
lundi 6 février 2012
A l'UNI : «La xénophobie, ça remotive»
«Toutes les civilisations ne se valent pas.» Claude Guéant, ministre de l'intérieur, a prononcé ces mots samedi 4 février, devant 300 jeunes de l'UNI (union nationale intersyndicale), réunis à huis clos à l'Assemblée nationale.
Chaque année, cette association étudiante très à droite (sorte d'équivalent universitaire de la Droite populaire), organise une «convergence annuelle». Le thème de l'édition 2012 était très clair : «Vaincre pour la France». Normalement, aucun journaliste n'est admis à cet événement et il est demandé à chacun de ne pas raconter le contenu de ces réunions. Cette année pourtant, les propos de Claude Guéant ont été rendus publics sur le site Fréquence ESJ, de l'école de journalisme supérieure de Paris.
dimanche 5 février 2012
Les chers parrains du FN
Pour les petits partis, on savait le système des parrainages lors de la présidentielle très chronophage. Mediapart, qui a pu consulter les comptes de campagne de 2007 de Jean-Marie Le Pen (voir boîte noire), a constaté que pour le Front national, il est également très onéreux. Samedi, lors de la présentation de son programme et surtout, mardi, au Congrès des maires de France où elle s'est invitée, Marine Le Pen entonnera l'habituel couplet de son parti: la nécessité de recueillir 500 signatures d'élus afin de pouvoir se présenter à l'élection constituerait une grande injustice. Une chose est en tout cas certaine: au vu des comptes de campagne, ce système creuse des inégalités financières entre candidats.
Sur son site, l'UMP stigmatise les «étrangers»
Sur son site, l'UMP propose des «questions de la semaine» stigmatisant les «étrangers». Les formulations sont aussi effarantes que les résultats.
«Pour lutter plus efficacement contre les actes de délinquance commis par une frange de la population qui a fait de la violation de la loi pénale son mode habituel de vie, doit-on expulser les étrangers auteurs de tels faits?» Non, vous n'êtes pas sur le site du Front national, mais sur celui de l'UMP, comme l'a repéré le blogueur Dadavidov. Dans larubrique «agir» de son site officiel, le parti présidentiel propose aux internautes de répondre à la «question de la semaine» - présentée comme un «sondage» - par «oui» ou par «non».
La semaine où la campagne a viré à l'extrême droite
C'est un tournant dans une campagne présidentielle, qui, jusque-là, n'avait pas ouvertement franchi la ligne jaune. En une semaine, le FN et l'UMP ont renoué avec leurs vieilles habitudes sans hésiter à la piétiner.
Samedi 4 février, devant 300 jeunes de l'association étudiante (très à droite) UNI, réunis pour un colloque à l'Assemblée nationale, Claude Guéant a lancé : «contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas»(lire notre récit de ces réunions à huis clos). Dans le discours, le ministre de l'intérieur appelle à «protéger notre civilisation».«Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient», argumente-t-il, ajoutant : «celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique».
mercredi 1 février 2012
Face au FN, des ripostes à géométrie variable
Zéro réaction. Cette semaine, le PS et l’UMP n’ont pas jugé nécessaire de dénoncer la participation de Marine Le Pen à un bal d’extrême droite en Autriche, ni les propos polémiques de son père dans la foulée (lire notre article).
SOS Racisme y a pourtant vu un «bal immonde pour nostalgiques du IIIe Reich», le Front de gauche une «VRP de la haine en week-end» et le MoDem un «bal tragique» qui fait «tomber le masque»de la candidate frontiste. L’équipe de Bayrou a aussi dénoncé «l’allusion antisémite» de Jean-Marie Le Pen. Et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) s'est «s'inquiétée du silence de la société civile et de la classe politique».
FHaine xenophobia
J’assume publiquement et très tranquillement mon dégoût de principe contre la xénophobie.
J’assume la dénonciation de l’absurdité du discours de haine contre l’immigration. Et même mieux : je voudrais bien « faire France de tout bois » comme je l’ai déjà proclamé à plusieurs reprises. C’est-à-dire que je suis un ardent partisan de la naturalisation des étrangers qui vivent en France et surtout de leurs enfants nés et éduqués sur notre sol. Je m’oppose donc frontalement à l’idée que l’immigration soit un problème en France. Je le fais avec des arguments rationnels.
La Hongrie menacée par les bottes fascistes
mardi 31 janvier 2012
Metz, 1961: enquête sur une ratonnade
Que s'est-il passé à Metz, dans la nuit du 23 au 24 juillet 1961, en pleine guerre d'Algérie ? Une fusillade dans le dancing Trianon fréquenté par les paras, une expédition punitive immédiate, et officiellement deux morts. Mais encore beaucoup de zones d'ombre et d'épais silences. En six étapes, ce webdocumentaire de Jean-Baptiste Allemand raconte les affrontements et leurs conséquences à l'aide de rares témoignages sonores et vidéo.
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