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Atermoiements du gouvernement socialiste face au démantèlement d’un camp de Roms par une milice à Marseille, provocation de Jean-François Copé sur le "racisme anti-blanc", sortie d’un élu UMP faisant le lien entre homosexualité et pédophilie, déclarations de Marine Le Pen condamnant le port de la kippa, consensus gauche-droite associant l’immigration à l’insécurité… Jadis apanage de l’extrême-droite, la stigmatisation des minorités semble une valeur de plus en plus partagée par la classe politique.
Une évolution du discours
Il serait possible à l’envi d’entrer dans des subtilités sémantiques qui distingueraient l’antisémitisme, l’hostilité envers les Arabes, l’homophobie, ou ce que l’on pourrait qualifier de "romophobie". Cependant, il s’agit plus simplement de racisme. Une somme de préjugés négatifs définit un stéréotype. Ce stéréotype étiquette en bloc des personnes qui n’avaient pourtant en commun qu'une orientation sexuelle, religieuse, ethnique, ou encore une position sociale.
