Un homme à abattre … Cette expression évoque de mauvais souvenirs pour les Burkinabè. Pourtant, il ne s’agit ni de Thomas Sankara ni de Norbert Zongo, ni même d’un Africain. L’homme dont il est question est l’actuel Président du Venezuela, Hugo Chavez. La majorité de la presse occidentale le diabolise. Il est qualifié de dictateur fou, de clown sinistre, de « populiste belliqueux », on l’accuse d’antisémitisme et d’ « anti-américanisme primaire ». On lui reproche de censurer les médias de l’opposition. On blâme sa politique économique, la nationalisation du pétrole vénézuélien, la criminalité en hausse dans son pays, ses amitiés sulfureuses avec Amadjinedja d’Iran ou le Hamas palestinien. Tout est bon pour le discréditer. Pourtant, son combat a produit des résultats dont peuvent s’inspirer bien de peuples. C’’est peut-être à cause de cela qu’il dérange certains milieux.
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793
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vendredi 24 février 2012
Hugo Chavez, un homme à abattre
Un homme à abattre … Cette expression évoque de mauvais souvenirs pour les Burkinabè. Pourtant, il ne s’agit ni de Thomas Sankara ni de Norbert Zongo, ni même d’un Africain. L’homme dont il est question est l’actuel Président du Venezuela, Hugo Chavez. La majorité de la presse occidentale le diabolise. Il est qualifié de dictateur fou, de clown sinistre, de « populiste belliqueux », on l’accuse d’antisémitisme et d’ « anti-américanisme primaire ». On lui reproche de censurer les médias de l’opposition. On blâme sa politique économique, la nationalisation du pétrole vénézuélien, la criminalité en hausse dans son pays, ses amitiés sulfureuses avec Amadjinedja d’Iran ou le Hamas palestinien. Tout est bon pour le discréditer. Pourtant, son combat a produit des résultats dont peuvent s’inspirer bien de peuples. C’’est peut-être à cause de cela qu’il dérange certains milieux.
mercredi 22 février 2012
Le courage d’un homme encore indispensable
Le président Hugo Chavez vient d’annoncer qu’il doit être à nouveau opéré d’une "lésion de 2 cm" dans la zone où on lui enleva, en 2011, une tumeur cancéreuse. Mauvaise nouvelle pour les militants...
La révolution bolivarienne a été et est, à un moment historique donné, la rencontre d’un homme, de conditions objectives et subjectives ("caracazo" 1989, 3000 morts...) , d’un mouvement populaire en développement....Chavez a donné à cette réaction populaire à la répression, par un président social-démocrate, du peuple soulevé contre la misère, un contenu idéologique de radicalisation progressive et un débouché politique : la contestation du "néo-libéralisme"...Peuple et leader se sont mutuellement "radicalisés"...
mercredi 15 février 2012
Bahreïn : la révolution que l’on ne veut pas voir
Qui a déjà entendu parler du Printemps de la Perle ? Le 14 février 2011, des milliers de citoyens bahreïniens se sont rassemblés sur cette place de la capitale Manama. De confession chiite, comme 65 % de la population de ce minuscule royaume de 550 000 nationaux, les manifestants exigent du pouvoir sunnite des élections libres et la fin des discriminations à leur égard. "Il régnait, lors des manifestations, une atmosphère pacifique de carnaval", se souvient Said Boumedouha, chercheur spécialiste de Bahreïn à Amnesty International, présent à l’époque sur la place de la Perle.
dimanche 29 janvier 2012
Le Venezuela dans l’œil du cyclone
Le président Obama réclamait en février un acompte de 5 millions de dollars sur le budget national 2012 pour soutenir les groupes d’opposition à Hugo Chavez. Au moment où la faillite d’un système comptabilise 43,6 millions de citoyens étasuniens vivant sous le seuil de pauvreté. Et encore ne s’agit-il que d’une toute petite partie du financement prévu en 2012, où se déroulera au Venezuela une double élection, présidentielle et régionale.
Le génie de Chavez
Le président Chávez a fait rapport devant le parlement vénézuélien de l’action de son gouvernement en 2011 et de son programme pour l’année en cours. Après avoir rempli rigoureusement toutes les formalités qu’implique cet important exercice, il s’est adressé aux autorités officielles de l’État, aux parlementaires de tous les partis, aux sympathisants et aux adversaires dans le cadre de la cérémonie la plus solennelle du pays.
À son habitude, le leader bolivarien a été aimable et respectueux envers toutes les personnes présentes. Si l’une d’entre elles demandait la parole pour un éclaircissement, il lui en offrait aussitôt la possibilité. Quand une parlementaire, qui l’avait salué aimablement à l’instar d’autres adversaires, a demandé la parole, il a interrompu son rapport et la lui a cédée en un geste d’une grande hauteur politique. Elle a alors interpellé le président en des phrases d’une dureté extrême qui ont mis sa noblesse et son sang-froid à l’épreuve, utilisant même le qualificatif insultant de « voleur » pour juger sa conduite à cause des lois et des mesures qu’il a adoptées. Il s’agissait sans conteste d’une offense, même si ce n’était pas là l’intention de la parlementaire. Néanmoins, il a été capable de répondre avec sérénité. Après s’être enquis du terme exact qu’elle avait employé, il a répliqué élégamment et posément à sa demande d’un débat public par un dicton : « L’aigle n’attrape pas les mouches », puis il a poursuivi sereinement son exposé.
vendredi 30 décembre 2011
pourquoi la popularité du président Chavez continue de monter
De récents scrutins ou sondages menés en Amérique Latine montrent que l´action des présidents progressistes rencontre un appui croissant de la population - en moyenne de 60 %. C´est le cas de Rafael Correa, de Cristina Fermandez, de Evo Morales, de Daniel Ortega, de Dilma Roussef ou de Hugo Chavez. Jesse Chacón ausculte les raisons de cette tendance dans le cas du Vénézuéla.
Sans aucun doute, le fait politique fondamental de l’année 2011 au Venezuela fut la maladie du président, qui avait fait prédire à nombre d’analystes une chute de la popularité présidentielle dans une opinion publique qui aurait considéré que Chávez avait perdu sa capacité à gouverner.
Eh toi, la Place
Où étais-tu, pendant tout ce temps ?
Nous avons chanté avec toi. Avec toi, nous avons lutté.
Nous avons combattu nos peurs et nous avons prié,
García Linera : le révolutionnaire est incorruptible, humble, travailleur et au service des pauvres
lundi 12 décembre 2011
Le message de l’Amérique latine au monde arabe
Aujourd’hui présidente du Brésil, Dilma Rousseff a été torturée en 1970 par la junte militaire qui gouvernait le pays [Ricardo Amaral]
Regardez bien cette photo de 1970.
Cette jeune femme de 22 ans est assise devant une bande d’inquisiteurs subtropicaux, qui s’apprête à l’interroger.
Elle a été torturée à coup de décharges électriques et a subi des simulations de noyade pendant 22 jours – pratiques que Dick Cheney qualifie « d’interrogatoire poussé ».
Elle n’a pas cédé.
Aujourd’hui, cette femme, Dilma Rousseff, est présidente du Brésil – cet éternel « pays d’avenir », la 7è économie du monde (avant la Grande-Bretagne, la France et l’Italie), pays membre des BRICS, détenteur reconnu d’un soft power qui dépasse la musique, le foot et la joie de vivre.
vendredi 2 décembre 2011
« Susciter l’homme de la liberté contre l’homme du destin »
Discours du président Thomas Sankara du 4 août 1985
Ce discours n’existait que sous forme de fichier audio. Il était donc resté jusqu’ici inédit et n’avait donc pas été publié. La retranscription a été réalisée par Ulysse Perez. Qu’il soit ici remercié. La rédaction du site
Camarades de la Révolution démocratique et populaire,
Avant toute chose, je voudrais de¬mander à chacun de nous d’observer une minute de silence, minute de silence en hommage, à la mémoire de nos chers disparus, tous ceux qui, connus ou inconnus, ont payé de leur sang pour qu’aujourd’hui nous puissions fêter l’An Il de la RDP.
Je vous remercie.
Camarades de la Révolution démocratique et populaire,
Avant toute chose, je voudrais de¬mander à chacun de nous d’observer une minute de silence, minute de silence en hommage, à la mémoire de nos chers disparus, tous ceux qui, connus ou inconnus, ont payé de leur sang pour qu’aujourd’hui nous puissions fêter l’An Il de la RDP.
Je vous remercie.
dimanche 27 novembre 2011
La vérité choquante derrière la répression contre le mouvement « Occupy »
Les assauts violents de la police à travers les Etats-Unis ne sont pas une coïncidence. « Occupy » a touché la corde sensible de notre classe politique : l’argent.
Les Américains de toutes tendances sont encore choqués par les images cette semaine de brutalités policières sans précédent au cours d’une vague de répression coordonnée contre les manifestants pacifiques d’Occupy Wall Street (OWS) à travers le pays. Des images d’une dame âgée recevant un jet de gaz poivré au visage et d’étudiants pacifiques qui n’offraient aucune résistance arrosés de gaz poivré par des phalanges de policiers antiémeutes ont fait le tour d’internet ; des images de jeunes femmes – apparemment ciblées à cause de leur sexe – hurlant et trainées par les cheveux par des policiers en tenue antiémeutes ; un jeune homme, sonné et saignant à profusion de la tête, ont fait surface au cours de l’évacuation effectuée en pleine nuit du Parc Zuccotti.
jeudi 24 novembre 2011
Egypte : "Nous manifesterons jusqu’à ce que le régime militaire tombe"
« La démission annoncée du gouvernement ne va pas nous empêcher de manifester, » déclare le militant égyptien Mohamed Hamama. « Après tout ce qui s’est passé, nous n’arrêterons pas de manifester jusqu’à ce que le régime militaire cède le pouvoir à un gouvernement civil. »
Membre des Socialistes Révolutionnaires Egyptiens, Mohamed Hamama est l’un des centaines de milliers de protestataires ayant participé à des manifestations sur l’emblématique Place Tahrir pour la troisième journée consécutive. « Lorsque le gouvernement de Moubarak a démissionné, on n’a pas arrêté de protester. Nous voulions que le président s’en aille. Nous n’allons pas arrêter maintenant. Le régime militaire est notre objectif »
mercredi 23 novembre 2011
Égypte : la courroie de transition sera-telle changée à temps ?
Ça chauffe en Égypte et l'inquiétude est grande au cœur des administrations étrangères. Pour la seconde fois en un peu plus d'un mois, le gouvernement de transition a remis sa démission au Conseil militaire. Refusée ou pas encore « étudiée ». Voilà une belle prise d'otage ! Précédemment il l'avait remise lors des violences entre musulmans et chrétiens de la communauté copte ayant entraîné la mort d'une bordée de chrétiens.
dimanche 20 novembre 2011
« Les bombes de l’OTAN ont ouvert la voie à la charia »
Interview de Radhia Nasraoui : Après la victoire du parti Ennahda : quelles perspectives pour les femmes ? pourquoi cette faiblesse de la gauche tunisienne?
Après sa victoire à l’élection de l’Assemblée constituante tunisienne, le 23 octobre, le parti islamiste Ennahda a entamé des négociations en vue de former un gouvernement de transition. Les partis « Congrès pour la république « (CPR) et « Ettakatol » ont déjà eu des entretiens avec les islamistes. Le Parti Ennahda a obtenu 41,5 % des voix et donc 90 des 217 sièges de l’Assemblée constituante. C’est le numéro 2 du parti qui doit être chef du gouvernement. Le CPR constitue la deuxième force avec 30 mandats, suivi par Ettakatol avec 21 sièges. La Pétition pour la justice et le développement a remporté 19 sièges, mais six de ses candidats, dont celui de Sidi Bouzid, ont été invalidés pour irrégularités. Les députés sont chargés d’élaborer une nouvelle Constitution et de choisir le Président, qui ensuite nommera le chef du gouvernement de transition.
dimanche 13 novembre 2011
Qui sont ceux qui ont les mains souillées de sang ?
Nos chefs d’État et nos médias officiels nous ont habitué à pointer du doigt les principaux ennemis des politiques impériales qui dominent nos sociétés. Ce seront, en général, ces chefs d’État qui leur tiennent tête et qui se font les promoteurs d’une souveraineté sans dépendance et d’une politique, sans compromis, de contrôle et d’exploitation de leurs propres richesses. Ces derniers seront d’abord désignés comme des dictateurs, même s’ils ont été élus par leur peuple. Viendra par la suite l’accusation à l’effet qu’ils soutiennent la contrebande de la drogue et qu’ils font partie de la mafia qui en assure la production et la distribution. S’ils sont dans un environnement où il y a des groupes armés révolutionnaires, ils seront accusés de les soutenir de diverses façons. Ils seront enfin associés aux assassinats et aux règlements de compte. De là à dire qu’ils sont devenus des tyrans sanguinaires et sans conscience, il n’y a qu’un pas à franchir.
samedi 1 octobre 2011
Bolivie dans la mire de Washington
Le président Évo Morales, lors de son intervention à l’Assemblée générale des Nations Unies, a fait ressortir, entre autres, l’insécurité générée par le nouveau mode d’emploi des Etats-Unis et de l’Otan visant la déstabilisation et le renversement de gouvernements. La crise économique les pousse vers les pays riches en pétrole, minerais et richesses de toute nature.
jeudi 29 septembre 2011
Tunisie : "Le système Ben Ali est toujours là"
Appel à la solidarité avec le peuple syrien
Halte à la terreur d’État du régime El Assad
Alors que la révolte syrienne entame déjà son 7ème mois, le régime de Bachar El Assad, sourd aux revendications des syriens et aux appels de la Communauté internationale, se livre depuis le printemps 2011 à une intense répression à huis clos sur la population syrienne exprimant pacifiquement sa volonté de changement. Les arrestations, les blessés et les tués, les torturés, les mutilés et les disparus se comptent par milliers. Chars, avions et navires de guerre sont entrés en action. Le bilan s’alourdit chaque jour.
Pour en finir avec le « printemps arabe », commençons par nous décoloniser mentalement
« Si un événement arrive par hasard, vous pouvez être sûr qu’il a été programmé pour se dérouler ainsi. » - Franklin Delanoë Roosevelt (ancien président des Etats-Unis d’Amérique)
Cette boutade d’un ancien président des Etats-Unis est d’une brûlante actualité. Elle peut à elle seule expliquer la boulimie de mimétisme qui nous prend d’organiser des colloques, congrès, conférences sur ce que la doxa occidentale appelle le « Printemps arabe ». On le voit, une révolution, une révolte, une jacquerie qui appartient aux Arabes reçoit son nom de baptême d’un Occident qui, plus que jamais, dicte la norme comme l’a pointé du doigt Sophie Bessis dans un ouvrage remarquable et prémonitoire : « L’Occident et les autres : histoire d’une suprématie » parue aux éditions La Découverte. Nous allons donner notre sentiment sur ces colloques en prenant l’exemple de celui organisé par le journal El Watan avec d’éminents spécialistes.
samedi 24 septembre 2011
Quelques nouvelles de Tunisie
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