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vendredi 15 mars 2013

... et plus c'est la même chose




Immigration choisie et politique du chiffre, ça, c'était hier. Aujourd'hui, on organise "un maximum d'éloignements, mais dans un cadre transparent", dans une "approche qualitative". Pour l'étranger qu'une loi très restrictive transforme vite en sans-papier, où est la différence?
Le refermement progressif de la mâchoire à broyer la vie des étrangers remonte déjà à un demi-siècle. De la Libération jusqu'au milieu des années 1960, la migration de travailleurs étrangers, surtout algériens et marocains, a été encouragée pour les besoins de la reconstruction et du développement de la France. Les services de l'Etat concernés par leur accompagnement étaient largement les mêmes que pour les autochtones: ministères du Travail, des Affaires Sociales, du Logement, de l'Education Nationale, de la Santé, de l'Economie et des Finances, de la Justice, de l'Intérieur, auxquels s'ajoutait le ministère des Affaires Etrangères. Aujourd'hui, de regroupements en réattributions, le ministère de l'Intérieur est pratiquement seul à la manoeuvre. Il en résulte que les migrants se retrouvent amalgamés malgré leur extrême diversité, et ciblés comme une population qui devient dangereuse par sa présence même. Comme l'a déclaré le ministre de l'Intérieur, "Qui, sinon les policiers et les gendarmes, pourrait assurer la régulation des flux migratoires ?"

mardi 27 novembre 2012

Ami, entends-tu / les cris de / l'étranger / qu'on malmène?



Enfermés par la police qui veut les garder sous la main pour organiser leur expulsion, brusquement bannis de la vie normale qu'ils avaient cru pouvoir vivre, malgré le non consentement de l'Etat à leur présence, ils ont été plus de cinquante mille à subir la rétention administrative en 2011 - et sans doute autant en 2012.

Selon l'AFP (21 novembre 2012), "sept étrangers en situation irrégulière se sont évadés dans la nuit de mardi à mercredi du centre de rétention administrative (CRA) du bois de Vincennes, à Paris. (...) Ces immigrés, dont la nationalité, l'âge et le sexe n'ont pas été précisés, sont parvenus à forcer une porte arrière du CRA moins surveillée que d'autres". Ces sept personnes ont fui la promesse d'expulsion qui motivait leur enfermement. Elles sont forcément identifiées par la police. Si elles sont reprises, ce sera le passage en correctionnelle, une condamnation à la prison et, à la sortie, encore l'expulsion - c'est la double peine.

dimanche 18 novembre 2012

Calais : des migrants harcelés par les policiers selon le Défenseur des droits



Pas de violences policières, mais des pratiques humiliantes, parfois illégales, qui s’apparentent à un véritable harcèlement policier des migrants transitant dans la région de Calais (Pas-de-Calais). Dans une décision datée du 12 novembre 2012, rendue publique ce vendredi, le Défenseur des droits Dominique Baudis demande « qu'il soit mis fin à ces pratiques et que la hiérarchie policière, qui ne peut les ignorer, y porte une attention particulière ». Les faits décrits se situent entre 2009 et 2011, mais « c'est aussi ce que nous aurions pu constater en 2012 », précise son adjointe chargée des questions de déontologie de la sécurité, Françoise Mothès.

Distribution de repas sur la zone portuaire, avril 2012.Distribution de repas sur la zone portuaire, avril 2012.© Rachida El Azzouzi

samedi 10 novembre 2012

L'étranger, gibier de police ou sujet de droit ?




Depuis toujours l'Etat s'octroie le droit de rudoyer les étrangers qu'il juge indésirables, en alléguant des impératifs d'ordre public. Mais un contre-courant, tourné vers l'avenir et vers l'universel, est aussi à l'oeuvre.
Le Conseil Constitutionnel fait en 2011 le constat suivant. "Aucune règle de valeur constitutionnelle n'assure aux étrangers des droits de caractère général et absolu d'accès et de séjour sur le territoire national. Les conditions de leur entrée et de leur séjour peuvent être restreintes par des mesures de police administrative conférant à l'autorité publique des pouvoirs étendus reposant sur des règles spécifiques. L'objectif de lutte contre l'immigration irrégulière participe de la sauvegarde de l'ordre public qui est une exigence de valeur constitutionnelle". En effet, dans la Constitution de la Vème République, l'étranger vivant en France n'apparait nulle part, sauf en matière de droit d'asile: "(...) les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif" (Art. 53-1).
N'ayant pas d'existence positive, l'étranger devient fatalement un gêneur susceptible de troubler l'ordre public, surtout s'il n'a pas réussi à obtenir un titre de séjour, et plus encore si on lui en a refusé le renouvellement. Situation aggravée depuis les années 70 du siècle passé, quand l'administration décida qu'il n'était plus nécessaire d'importer de travailleurs pour l'industrie française. Dès lors, la place de l'étranger ne peut être définie que par ses limitations, depuis le droit à l'entrée, au séjour, au travail, à la vie de famille, jusqu'à l'expulsion et l'interdiction de retour. L'application de ces restrictions relève du domaine des préfets et de la police. Lesquels trouvaient commode d'enfermer dans des prisons clandestines les étrangers en voie d'expulsion (l'entrepôt d'Arenc, sur le port de Marseille). En octobre 1981 sont institutionnalisés les Centres de Rétention Administrative (CRA) toujours contrôlés par la police et avec le même objectif de préparation de l'expulsion, mais en y introduisant une association d'aide juridique aux retenus - à l'époque, uniquement la Cimade.

mercredi 3 octobre 2012

Familles en rétention : l'acharnement

Communiqué de presse


Ce vendredi 28 septembre le gouvernement, réuni en conseil des ministres, a adopté le projet de loi élaboré par le ministre de l'intérieur « relatif à la retenue pour vérification du droit au séjour et modifiant le délit d'aide au séjour irrégulier pour en exclure les actions humanitaires et désintéressées ».

Si, d'un côté, le gouvernement restreint le champ d'application du délit de solidarité – sans toutefois l'abroger - de l'autre côté il crée une nouvelle mesure de rétention à destination exclusive des étrangers, se substituant à la garde à vue et destinée à faciliter, comme elle, la traque des sans papiers puis leur expulsion.

samedi 29 septembre 2012

Dix ans après la fermeture du camp de Sangatte Plus de répression que jamais à Calais




À Calais, la police a mis à sac le 25 septembre 2012 le lieu de distribution des repas qui avait jusqu’alors bénéficié d’une relative immunité. Des organisations humanitaires pouvaient ainsi y assurer une minimum d’assistance aux exilés et demandeurs d’asile abandonnés à la rue. Près d’une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en rétention.

En décembre, il y aura dix ans que Nicolas Sarkozy détruisait le tristement célèbre camp de Sangatte, annonçant urbi et orbi que cette fermeture entraînerait l’arrêt de toute nouvelle arrivée d’étrangers sur les rivages de la Manche et de la Mer du Nord. Comme la prophétie ne s’est évidemment pas réalisée, il a ensuite chargé MM. Hortefeux, Besson et Guéant de rendre invisibles celles et ceux qui mettaient à mal ses prévisions à coup d’opérations policières. Sous la présidence de François Hollande, rien ne change. Au lieu de tirer des conclusions réalistes de l’échec des prédécesseurs, on poursuit leur stratégie en la durcissant. On s’attaque même au dernier espace humanitaire où les exilés pouvaient espérer un peu de paix et de réconfort.

Migrants de Calais de Charybde en Scylla




Le 25 septembre 2012, encore un saccage policier des abris précaires et des maigres biens des Afghans, Erythréens, Somaliens, Soudanais, ou Syriens qui cherchent le chemin de l'Angleterre. Cette fois-ci, cela a commencé auprès des lieux de distribution de repas...
 Selon Wikipedia, “Charybde et Scylla sont deux monstres marins de la mythologie grecque, situés de part et d'autre d'un détroit traditionnellement identifié comme étant celui de Messine. Plus précisément Charybde symbolise le « tout ou rien », la mort pour tous ou la vie pour tous, selon un jeu de probabilité. Et Scylla incarne la mort certaine pour une partie de l'équipage, mais la vie pour les autres ». description qui évoque tout aussi bien le destin tragique des migrants bloqués dans le Pas de Calais, pris entre le refus d'accueil de la Grande Bretagne et le rejet forcené de la France.

samedi 22 septembre 2012

La rétention des étrangers indésirables: choses vues

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                                                            photo

Les équipes de juristes présentes dans les centres de rétention proches des aéroports de Paris-Charles De Gaulle et de Toulouse témoignent de situations extrêmes vécues par des étrangers menacés d'expulsion. Un tragique confinant au cocasse, qui illustre une "politique de l'immigration" qui réjouirait le Père Ubu.


Voici deux lectures roboratives qui permettent de voir dans ses conséquences ultimes ce qui prétend être une politique de maitrise des flux migratoires. Dans les centres de rétention administratives (CRA), l'humain semble ne plus exister. Prime la multiplication des procédures en vue de coller à des objectifs fantasmagoriques. A Toulouse, les juristes parlent de Planète CRA, ceux du Mesnil-Amelot (aéroport Charles De Gaulle) déclinent des Crazettes



lundi 10 septembre 2012

Révoltes au centre de rétention de Marseille



Marseille, "Porte de l'Orient" et son centre de rétention du Canet, porte de sortie des étrangers indésirables.

Les centres de rétentions administratives (CRA) sont ces lieux hyper-sécurisés où la police aux frontières (PAF) enferme les étrangers qu'elle est chargée d'expulser. Les violences y sont constantes et les tentatives d'autodestruction monnaie courante. En guise de refus ultime d'être renvoyé dans un pays qu'on a fuit, loin de la vie qu'on a construite si difficilement ici, on se taillade, on s'empoisonne. Les révoltes et les incendies volontaires ne sont pas rares.

mercredi 4 avril 2012

Union par une Expulsion Populaire




D'ordinaire, les candidats à une élection s'efforcent d'accomplir ce pour quoi la langue politique dispose d'innombrables synonymes : réaliser la plus large union, fédérer, rassembler, dépasser les clivages... A cette fin, les candidats multiplient les contacts, s'efforcent d'apaiser les tensions, dépensent toute leur énergie à bâtir des compromis, certes plus ou moins réussis et bancals. Nicolas Sarkozy a, quant à lui, opté pour la stratégie inverse : exclure radicalement, si possible à la marge, pour unir le groupe restant par la présence, réelle ou supposée, d'un ennemi qui n'a rien à envier aux dessins monstrueux sous lesquels les caricaturistes d'antan se plaisaient à le dépeindre.

Calais: brusque escalade de répression contre les migrants et leurs amis

Rouen  Répression ???
illustration


En préparation des JO de Londres, il faut faire place nette à la frontière de Calais. Les forces de l'ordre s'y sont largement employées la semaine dernière, avec une série d'attaques contre les communautés de migrant-e-s et et leurs soutiens.

Nous avons reçu le récit suivant, que nous reproduisons tel quel.

"Le Jeudi 29 mars |2012] et toute cette semaine-là il y a eu une rapide escalade du harcèlement policier, du nombre d'arrestations et des brutalités contre les personnes avec et sans papiers à Calais - bien au-delà du niveau normal et au cours de ce qui semble avoir été un assaut prémédité contre les communautés de migrant-e-s et leurs soutiens.

samedi 31 mars 2012

256ème semaine de Sarkofrance: Sarkozy avait oublié le chômage



Plus qu'un mois avant le premier tour. Les esprits s'échauffent. Nous sortions d'une séquence sécuritaire que Nicolas Sarkozy voulait prolonger, un drame à Toulouse qui plaisait à nombre de soutiens du candidat sortant. Ce dernier exultait: « Je vais gagner ! Ce sont tous des nuls !». Son bilan restait boulet. Son programme restait inconnu. Sarkozy restait Sarkozy.

Nicolas Sarkozy voulait croire que quelques milliards de déficits en moins feraient oublier la progression continue du chômage et de la précarité. On lui avait agrandi les épaulettes sur ses costumes, il luisait souvent, souriait toujours, clamait contre une élite qui ressemblait à la sienne.

Il ne restait que 20 jours ou presque avant le premier tour.

dimanche 25 mars 2012

Immigration, expulsions: «Cette France-là» évalue les préfets



Que vont-ils devenir ? Non pas les sans-papiers interpellés, enfermés et expulsés, mais les préfets qui ont décidé de leur sort et ont fait preuve d’un zèle particulier au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

En cas d’élection à la présidence de la République, François Hollande, le candidat du PS, a prévenu qu’il allait « remettre l’État républicain à sa place », en référence aux hauts fonctionnaires « liés » à l’« État UMP ». « Aucun de ceux qui aujourd’hui exercent des responsabilités et qui sont loyaux n’ont à s’inquiéter, mais, en revanche, ceux qui sont liés à ce système auront forcément à laisser la place à d’autres », a-t-il insisté le 19 février 2012. En réaction, le président-candidat, Nicolas Sarkozy, a crié à l’épuration allumant un contre-feu aux huées qui l’ont accompagné lors de son déplacement à Bayonne.

samedi 24 mars 2012

La politique de la peur



L’affaire Mohamed Merah est un fiasco pour le pouvoir en place. Fiasco de sa politique sécuritaire comme de sa politique tout court : la première impuissante à prévenir la dérive d’un déséquilibré connu de ses services policiers, la seconde incapable de mobiliser les alertes des diverses administrations qui l’avaient croisé. Plus essentiellement, c’est un fiasco de cette politique de la peur qui distingue le sarkozysme, dont la virulence angoissante masque la profonde inefficacité.

Ni rire ni pleurer, mais comprendre. Enoncée par Baruch Spinoza, cette exigence est celle de la raison. C’est celle de l’esprit des Lumières et de l’humanisme de la Renaissance. Celle d’une pensée qui ne cède pas aux passions tristes de la haine et de la violence. Face à des actes terrifiants comme ceux de Mohamed Merah qui, a priori, nous semblent incompréhensibles tellement ils blessent notre humanité, comprendre ne signifie évidemment pas excuser, mais apprendre pour faire en sorte que cela ne se reproduise pas. Apprendre pour prévenir. Apprendre, y compris de l’inhumanité de l’homme.

dimanche 18 mars 2012

Réchauffement du climat de xénophobie



Depuis que leur présence sur le territoire national a été officiellement désignée comme "problème", les campements des Rroms font, semble-t-il, l'objet de plus d'attention(s) de la part des médias. C'est ainsi qu'on a pu se rendre compte qu'en plus d'être illicites la plupart étaient terriblement inflammables, avec une sensibilité particulière aux "causes accidentelles".

Durant la nuit du 23 au 24 février, un incendie a détruit un ancien entrepôt, situé Chemin du Catupolan à Vaulx-en-Velin, qui abritait environ 140 personnes, arrivées là depuis le mois de septembre 2011 ou même avant. L'origine accidentelle du sinistre a été mis en avant par monsieur Jean-Luc Joubert, directeur du cabinet du maire de Vaulx-en-Velin, avec une pointe de fatalisme :

jeudi 15 mars 2012

Restes d'un quinquennat



Pour qui sonne le gras ?

Inlassablement, la cloche sonne pour appeler le fidèle. Le muezzin le fait avec sa voix, le Choffar avec sa corne. Inlassablement, Xavier Bertrand, quant à lui, siffle toujours le même air à ses ouailles : le chef a toujours raison. A l'instar d'un Lefebvre ou d'une Morano, il approuve la moindre décision du tout-puissant, loue chacune de ses actions. Qu'importe si ce dernier se plante lamentablement (et dieu sait si cela lui arrive plus souvent qu'à son compte), sa mission à lui, c'est d'approuver, que dis-je, de vanter la pensée de son mentor. Et d'en faire le plus large écho sur tous les plateaux télé ou au micro de toutes les radios.

mardi 13 mars 2012

Schengen: Sarkozy s’en prend aux verrous de l’Europe



En s’en prenant à Schengen, lors de son meeting de campagne à Villepinte dimanche 11 mars, Nicolas Sarkozy a voulu faire coup double en visant à la fois la bureaucratie bruxelloise et l’immigration.

Le choix de sa cible est pourtant paradoxal puisque la convention en question, garante de la libre circulation des citoyens à l’intérieur des pays européens, a été conçue de pair avec un dispositif de fermeture des frontières européennes suffisamment « performant » pour provoquer indirectement le décès de milliers de migrants à ses portes.

lundi 12 mars 2012

Sarkozy, le populisme en version européenne




« Ici, à Villepinte, notre marche commence. Dressons-nous, battons-nous, rassemblons-nous, et faisons gagner Nicolas Sarkozy pour la France et pour la République ! »
Il est un peu moins de 13 heures, dimanche, au Parc des Expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). François Fillon joue les chauffeurs de salles jusqu'à en perdre sa voix, pour le « chef ».

Le premier ministre vide ses dernières cartouches pour tenter de redresser la barre d'une campagne, qui, pour l'instant, peine à décoller (lire notre article et notre parti pris). Toute la semaine, ce grand meeting national a été présenté comme celui de la dernière chance pour l'UMP. Pour faire émerger le candidat, il fallait renouer avec les grands-messes sarkozystes de la campagne de 2007. Faire mieux que François Hollande et son rassemblement du Bourget. Faire aussi bien que l'intronisation de Nicolas Sarkozy, le 14 janvier 2007, porte de Versailles (vidéo ici). « Vous allez voir ce que vous allez voir ! », avait promis, samedi, un conseiller au QG de campagne.

vendredi 24 février 2012

Les étudiants étrangers toujours en colère contre Guéant




Aucun effet si ce n’est – celui recherché ? – d’avoir affaibli la contestation : dans une lettre ouverte mise en ligne sur Mediapart (*) , les étudiants étrangers, réunis dans le Collectif du 31 mai, interpellent Claude Guéant pour lui faire savoir leur insatisfaction à l’égard des modifications apportées par le ministre de l’intérieur, le 12 janvier 2012, à sa circulaire contestée du 31 mai 2011.

Pour eux, dans leur vie de tous les jours, rien n’a changé. Plutôt que de «lever les malentendus», le nouveau texte a accru la confusion auprès des services de l’État supposés réexaminer leurs dossiers. Les premiers résultats sont jugés largement insuffisants : une cinquantaine de régularisations sur plusieurs centaines de demandes en suspens.

jeudi 16 février 2012

Peltier, le bébé Buisson de l'UMP et de l'Elysée




«Un passé lourd peut devenir tête de gondole. En ce moment, ce CV pas évident pourrait être très utile. C'est juste mathématique. Regardez les sondages, il y a un désir de capter ou retenir des électeurs du FN.» En quelques phrases, l'entourage d'un ministre nous explique que l'ascension de Guillaume Peltier ne doit rien au hasard. Ancien des jeunesses Front national, ex-bras droit de Philippe de Villiers, à l'UMP depuis 2009, ce jeune homme de 35 ans est aujourd'hui présenté comme le «Monsieur Sondages» ou encore «la nouvelle boîte à idées» du parti présidentiel.