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mercredi 6 février 2013

Nette augmentation de la pauvreté en France, selon Eurostat






Entre 2008 et 2011, le nombre de pauvres a augmenté en France entre 400 000 et un million selon les définitions, d’après les données publiées par Eurostat. Les premières victimes de la crise sont les jeunes et les personnes peu qualifiées.

Le taux de pauvreté au seuil de 60 % du niveau de vie médian [1] s’élève à 14 % en 2011, selon les données publiées par l’organisme statistique européen Eurostat. Le taux atteint 7,1 % si l’on considère le seuil de 50 % du niveau de vie médian, et 3,1 % au seuil de 40 %. La crise économique a un impact marqué sur les taux de pauvreté, qui ont augmenté de 12,7 % en 2008 à 14 % en 2011 au seuil de 60 %, de 5,8 à 7,1 % au seuil de 50 % et de 2,5 à 3,1 % au seuil de 40 %. Selon Eurostat, la pauvreté aux seuils de 40 et 50 % aurait diminué en revanche pour la seule année 2011.


dimanche 18 novembre 2012

Davantage de logements sociaux, mais moins accessibles



En dix ans, le parc social s’est enrichi de près de 450 000 logements en France. Mais les nouveaux logements proposés sont moins accessibles pour les ménages à faibles ressources car les plafonds de revenus pour y accéder et les loyers pratiqués sont plus élevés. Par Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités.


Au 1er janvier 2012, la France comptait 4,5 millions de logements sociaux, soit 15 % des résidences principales. Depuis 2002, le parc social s’est enrichi de 446 000 logements. Le financement de nouveaux logements sociaux a atteint un niveau record de 130 000 habitations en 2010, du jamais vu depuis 30 ans. L’évolution est restée soutenue en 2011 avec plus de 116 000 nouveaux logements financés. Mais ces nouveaux logements sont souvent destinés à des ménages plus aisés.

jeudi 4 octobre 2012

Combien de pauvres en France ?





Une fois n’est pas coutume, je voudrais aborder un problème de mesure et de méthode. : combien y a-t-il de pauvres en France ? On sait, depuis la récente publication de l’Insee sur le sujet (voir http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1412/ip1412.pdf, ainsi que le commentaire que j’ai publié sur mon blog le 7 septembre) que, en 2010, la pauvreté monétaire concerne 8,6 millions de personnes, un nombre en forte croissance par rapport à 2008 (7,8 millions). Mais ce chiffre tend sans doute à sous-estimer le nombre des personnes dont la situation sociale est dégradée ou menacée. Pour quatre raisons.

D’abord, il ne porte que sur la France métropolitaine et écarte un ensemble non négligeable de ménages. Il s’agit de ceux qui n’ont pas déposé de déclaration de revenus, soit environ 2 % des ménages, qui sont généralement parmi les plus pauvres, car vivant plus ou moins dans les marge de la société (sans domicile fixe, en hébergement d’urgence, en institutions, …). Il s’agit également des ménages dont la personne de référence est étudiante, car leurs revenus sont souvent complétés par des transferts intra-familiaux difficiles à mesurer. Enfin, sont écartés les ménages dont le revenu déclaré est nul ou négatif (situation que l’on trouve surtout chez les indépendants). Ainsi, alors que la France métropolitaine comportait au 1er janvier 2010 62,8 millions d’habitants, seules 61 millions de personnes étaient visées par l’enquête permettant de chiffrer la pauvreté monétaire. Près de 2 millions de personnes sont donc ignorées, parmi lesquelles sans doute une proportion relativement élevée (mais impossible à chiffrer) est en situation de pauvreté, voire de très grande pauvreté.

samedi 22 septembre 2012




Le Collectif Les Morts de la Rue appartient au Collectif des Associations Unies pour une Nouvelle politique du logement des personnes sans abri et mal-logées et partage sa vive inquiétude.

Paris, le 20 septembre 2012


Appel pour un plan d’urgence !

Lors de sa conférence de presse d’hier, le Collectif des associations unies a appelé à la mise en œuvre d’un plan d’urgence immédiat, piloté par l’Etat

Le Collectif a pris acte d’orientations portées par le gouvernement dans le domaine de l’accès au logement qui vont dans le bon sens (relèvement de la Loi SRU de 20 à 25%, mobilisation du foncier et des logements vacants…). Ces premières mesures doivent être confirmées et renforcées, sachant que de réelles inquiétudes persistent quant aux moyens financiers déployés pour produire 150 000 logements sociaux par an et lutter activement contre l’habitat indigne.

Demandeurs d'emploi, ou délinquants ?



Nombre de radiations prononcées par Pôle Emploi s'écartent des lois. Dans l'espoir d'y remédier, Recours-Radiation et Actuchomage adressent une lettre ouverte à ceux qui nous dirigent et décident de notre sort.


LETTRE OUVERTE AUX :

Premier Ministre (Jean-Marc Ayrault),
Ministre du Travail & de l'Emploi (Michel Sapin),
Ministre des Affaires sociales & de la Santé (Marisol Touraine),
Directeur général de Pôle emploi (Jean Bassères),
73 membres de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale,
58 membres de la Commission des Affaires sociales du Sénat,
72 membres du groupe d'étude de l'Assemblée nationale sur la pauvreté, la précarité et les sans-­abri,
24 membres de la mission commune d'information relative à Pôle emploi qui a enregistré son rapport le 5 juillet 2011,
32 membres du Conseil d'administration de Pôle emploi,
76 membres du Conseil d'administration de l'Unedic.

L'ensemble des arguments soumis dans cette lettre sont mis en avant par Recours-Radiation depuis plus de 4 ans et sont de plus en plus repris par les juridictions administratives. Aujourd'hui, nous nourrissons l'espoir qu'ils seront enfin entendus par le pouvoir exécutif et législatif, pour les chômeurs et les précaires… et pour Pôle emploi.

Logement : vite, vite, y’a l’feu !



Trois morts dans l’incendie de l’un des bidonvilles à étages de Saint-Denis, des millions de mal-logés, des effets d’annonce… mais toujours pas de réquisition. Dans un monde tendre aux puissants et dur aux faibles, il est clair que nous n’aurons que ce que nous saurons prendre.

« Pour une fois que ce ne sont pas les Roms qui morflent, on va pas bouder notre plaisir ! » Cette petite phrase qui a échappé du courrier des lecteurs du Figaro, mais pas du comptoir du café du commerce, illustre malheureusement l’état d’esprit ambiant de nos petites banlieues bien proprettes et bien réacs. Comme si cela ne suffisait pas à leur misère, l’incendie dramatique de Saint-Denis, il y a quelques jours, a détruit entièrement le peu de choses que ces pauvres occupants possédaient. Mais, si l’on peut dire, il montre aussi du doigt le peu d’empressement des pouvoirs publics en matière de logements insalubres et, aussi, le cynisme, voire la saloperie, des propriétaires, véritables marchands de sommeil qui ne valent pas plus que la corde qui devrait les pendre.

jeudi 13 septembre 2012

Un chômeur attaque Pôle Emploi:pour quoi faire ?


Mardi, Pôle Emploi comparaissait en référé au tribunal administratif de Paris pour non respect de ses obligations d'accompagnement et de suivi. Absurde !

Poursuivre Pôle Emploi pour radiation abusive ou indu abusif, voire pourinsuffisance d'information, voilà qui tient la route et sert à tous les chômeurs. Mais attaquer Pôle Emploi pour «violation de son obligation d'accompagnement et de suivi», est-ce bien pertinent dans le contexte actuel ?

samedi 8 septembre 2012

Vers les 10 millions de pauvres et les 5 millions de chômeurs

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C’est une étude retentissante que publie ce vendredi l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et qui risque de marquer durablement le débat public : même si le chiffre n’y figure pas explicitement, elle suggère que le nombre des pauvres en France devrait bientôt franchir, sans doute en 2013, la barre symbolique des 10 millions de personnes.

Cette étude complète le triste paysage de l’économie française, tel qu’il se dessine depuis de longs mois. Alors que le nombre des demandeurs d’emploi vient de franchir la barre des 3 millions de personnes (et aussi, sans que l’on en parle, celle des 5 millions, si l’on agrège la totalité des différentes catégories de demandeurs d’emploi), l’Insee vient confirmer avec cette enquête que les fractures sociales générées par la crise vont bien au-delà de ces chiffres, et qu’elles génèrent des misères et des inégalités sociales innombrables. C’est donc au total un paysage social dévasté que l’on devine au travers de ces statistiques, ce qui, dans un choc en retour, va relancer les débats de politique économique sur la pertinence du choix de l’austérité fait par le gouvernement socialiste.


mardi 3 avril 2012

Chômeurs, aux urnes !



AC! Gironde a dressé le bilan de cinq années de sarkozysme contre les privés d'emploi, les précaires et les pauvres. Cinq années de stigmatisation et de régression sociale. L'association appelle les intéressé-e-s à ne surtout pas s'abstenir.


Voici des extraits de leur tract de 4 pages...

samedi 31 mars 2012

Gérard Lecointe, de la reconquête de soi au combat pour la dignité

Gérard Lecointe, 63 ans, n’aime pas le terme de « SDF », parce que « cela réduit l’homme à sa misère ». Après avoir vécu les épreuves de l’errance, allant jusqu’à vivre en forêt pour ne plus avoir à supporter le regard de l’autre, il est « sorti du néant » grâce à ATD Quart Monde. Engagé dans le mouvement, il s’est fait porte-parole de ceux à qui on ne la donne pas.


© Matthieu Millecamps

Une salle du local d’ATD Quart Monde à Ermont, près de Cergy Pontoise. Il est là, massif, ses grandes mains posées sur la table. On ne s’aperçoit pas d’abord des blessures que son parcours d’errances a laissé sur ce corps si imposant. Seuls ses yeux, cachés derrière d’épaisses lunettes, trahissent les épreuves qu’il a traversées.

Mais quand son regard plonge dans celui de son interlocuteur, c’est avec une rare intensité. Il ne juge pas, il jauge. A 63 ans, Gérard Lecointe, le jugement, il le laisse à d’autres. A ceux dont les mots, lorsqu’il les répète aujourd’hui, le font encore trembler de colère. « Alors l’épave, t’es encore là ? Dégage ! Tu pues ! Tu me dégoutes ! » On ne peut pas s’imaginer ce que ça fait d’entendre ça ». Il les a haï, ces juges, parce que le verdict de l’exclusion « c’est pire que les Assises ». Mais cette haine, il est parvenu à la surmonter. « Grâce à ATD, j’ai compris que cette haine me détruisait », glisse-t-il. Mais cette reconquête a pris du temps.

mardi 27 mars 2012

Chômage de février : les dessous d'une «hausse modérée»



Avec les chômeurs en activité réduite, on ne compte pas 6.200 mais 20.400 nouveaux inscrits. Et cette «baisse de la hausse» n'est pas du tout «tendancielle».

Depuis la crise financière de 2008, l'officielle catégorie A s'est gonflée de 730.000 personnes (+34%). Après une fausse accalmie fin 2010, le chômage a repris du poil de la bête et le pire est à venir, estiment nombre d'économistes. Les embauches reculent, l'intérim dégringole, et nombre de plans sociaux devraient fleurir après les élections...

mardi 13 mars 2012

Eric Toussaint : “L’Europe est soumise à la même thérapie de choc que l’Amérique latine dans les années 1980 et 1990”



Eric Toussaint, docteur en sciences politiques et président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM) est membre de la Commission d’audit intégral sur le crédit public en Equateur (CAIC) dont l’action a abouti à la suspension de paiement d’une partie de la dette équatorienne. Pour lui, la Grèce doit arrêter de payer la dette et doit se rebeller face à la Troïka composée de la Banque centrale européenne, du FMI et de la Commission européenne sans quoi elle s’enlisera dans une récession permanente.

Comment caractérisez vous le moment que traversent plusieurs pays de l’Union Européenne (UE) qui comme la Grèce ont des dettes publiques énormes ?
On peut comparer leur situation avec celle de l’Amérique latine au cours de la seconde moitié des années 1980.

lundi 12 mars 2012

La prometteuse dynamique de l’audit citoyen en France



Depuis le début des années 1980, les pays du tiers-monde sont confrontés à la crise de la dette et à ses conséquences. Le FMI et leurs créanciers ont imposé des plans d’ajustement structurel qui ont maintenu ces économies dans la soumission, provoqué des ravages sociaux pour les peuples et ouvert la voie aux profits pour les sociétés transnationales qui pouvaient venir sans entraves rafler des parts de marché face aux entreprises locales.

Jusqu’au milieu des années 2000, cette logique a perduré. La hausse des cours des matières premières à partir de 2004-2005 a permis aux pays exportateurs d’engranger des réserves de change qu’ils ont souvent utilisées pour se débarrasser de la tutelle encombrante du FMI : Brésil, Argentine, Uruguay, Philippines, Indonésie, tous l’ont remboursé de manière anticipée. Aucun pays ne s’est engagé en profondeur dans la mise en place d’un modèle économique alternatif au capitalisme actuel qui mène l’humanité dans le mur, tant sur le plan social qu’environnemental, même si l’Argentine et l’Equateur ont donné du fil à retordre aux créanciers. De décembre 2001 à mars 2005, l’Argentine a suspendu le remboursement de 90 milliards de dollars et a tenu tête à ses créanciers privés qui ont dû accepter de perdre 65% de la valeur des créances qu’ils détenaient. En 2008, après un audit commandé par le président Rafael Correa, l’Equateur a refusé de rembourser 70% de sa dette privée jugée illégitime, qu’il a finalement rachetée à 35% de sa valeur : le gouvernement a ainsi économisé 7 milliards de dollars qu’il a pu réinvestir dans les dépenses sociales.

dimanche 11 mars 2012

Seuls 45% des Smicards sont en emploi à taux plein toute l'année



Selon une étude du Trésor révélée par Les Echos, c'est grâce à la PPE et au RSA qu'entre 1999 et 2011, le revenu disponible réel des Smicards a augmenté de plus de 10% alors que le Smic net, lui, n'a progressé que de 5%.

Quelle misère ! Rendez-vous compte : sur 12 ans, seulement 5% d'augmentation nette — c'est-à-dire en tenant compte de l'inflation —, et seulement 10% en moyenne grâce à ces artifices que sont la prime pour l'emploi (crédit d'impôt créé par Lionel Jospin en 2001, réservé aux plus faibles rémunérations) et le RSA "activité" (complément de revenu créé en 2009, réservé aux travailleurs pauvres).

vendredi 9 mars 2012

Chômeurs de longue durée : les nouvelles mesures



Suite au dernier plan présenté par Nicolas Sarkozy lors du sommet social du 18 janvier, une instruction du 10 février 2012 vient préciser les modalités de suivi et d'accompagnement des chômeurs de très longue durée par la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle et Pôle Emploi.

En voici les grandes lignes...

Dans le détail => L'instruction DGEFP/DG Pôle Emploi n°2012-03 du 10 février (en pdf)

Même si tout cela vous semble rébarbatif, dans la mesure où vous seriez concerné(e), nous vous en recommandons vivement la lecture.

En début d'année, Nicolas Sarkozy a dit : «Ceux qui n'ont plus d'activité professionnelle depuis au moins deux ans, tous sans exception [en réalité, 250.000] se verront proposer soit une formation [supposée qualifiante], soit un emploi [en réalité, un pauvre CUI], soit un processus de resocialisation [???]».

mercredi 7 mars 2012

Durcissement du RSA à partir du 1er avril



Le décret n°2012-294 du 1er mars 2012 renforce les procédures d'orientation, de suspension et de radiation applicables aux allocataires.

VOIR CE DÉCRET SUR LÉGIFRANCE

Le texte s'inscrit, pour partie, dans le prolongement du rapport Daubresse de juillet 2010. Celui-ci demandait en effet que soient précisées les modalités de suspension de l'allocation. Par ailleurs, ce décret intervient alors que la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques (Dares) des ministères sociaux publie les résultats d'une étude intitulée “La situation des bénéficiaires du RSA sur le marché du travail fin 2010” montrant - entre autres - que 8% des bénéficiaires du RSA déclarent avoir déjà refusé une offre d'emploi.

samedi 25 février 2012

Chômage de janvier : un «ralentissement de l'augmentation»



Egal à lui-même et adepte de la méthode Coué, Xavier Bertrand trouve toujours le moyen de glorifier «le résultat des efforts déployés» par le gouvernement. 14.000 chômeurs en plus au lieu des 30.000 habituels, c'est en effet une grande victoire ! Il ne lui reste plus qu'à trouver un emploi durable et correct à 5 millions de Français.

Décortiquer la note mensuelle de la Dares/Pôle Emploi ? On ne s'en lasse pas... D'autant plus que ce mois-ci, si on la compare avec celle du mois précédent, on détecte des différences inexpliquées sur les chiffres de décembre 2011.

En effet, selon la note de janvier, en décembre 2011, il y avait 2.874.500 chômeurs de catégorie A en métropole.
Sur celle de février, dans la colonne de décembre 2011, ils ne sont plus que 2.848.300 !?! Et en janvier 2012, ils sont 2.861.700, soit moins qu'en décembre… Allez comprendre !

vendredi 24 février 2012

Ce n'est pas le RSA qui créé des emplois




Que d'inepties ne faut-il pas entendre en cette période électorale ! Entre Nicolas Sarkozy qui assimile les RSAstes à des délinquants et François Bayrou qui s'imagine que le RSA créé des emplois, on est mal barrés.


Hier, sur i>Télé, le candidat du Modem a dit : «La puissance publique doit faire ce qu'elle peut pour que les gens retrouvent un travail. Je vais discuter avec Martin Hirsch du RSA, nous devons l'améliorer pour qu'il réintègre davantage les gens sur le marché du travail».

S'il avait été sensé et volontariste, François Bayrou aurait pu dire : "La puissance publique doit tout mettre en œuvre afin de générer des créations d'emplois". Mais non : c'est aux gens de «retrouver un travail» et au RSA de «réintègrer davantage les gens sur le marché du travail» alors qu'il manque 5 millions d'emplois en France. Ou il fait exprès d'ignorer que la création d'emplois ne dépend ni du RSA, ni de Pôle Emploi mais bel et bien d'une volonté politique et de choix économiques, ou il est vraiment à côté de la plaque.

Emploi : le bilan négatif du président sortant



Nicolas Sarkozy peut-il défendre son bilan sur l'emploi ? Mission impossible, estime L'Expansion.

Avant d'intervenir au journal de 20 heures de France 2 mercredi soir, Nicolas Sarkozy avait prévenu via son compte Twitter qu'il parlerait de l'emploi. En fait, il fallait comprendre "travail" et même "valeur travail", qu'il oppose à l’"assistanat".

Le président candidat a ainsi proposé de supprimer la prime pour l'emploi afin de revaloriser les bas salaires. Une façon d'amender la TVA sociale, à ce jour principale mesure de son programme, qui doit créer des emplois mais aussi en détruire à cause de son effet direct sur les prix. A l'inverse, il entend faire travailler les bénéficiaires du RSA 7 heures par semaines en échange de leur allocation. Enfin il annonce, s'il est élu, qu'il supprimera les retraites chapeau et les parachutes dorés pour les dirigeants des grandes entreprises. Reste que ce positionnement sur la "valeur travail" lui permet d'éviter de devoir seulement défendre son bilan sur l'emploi. Une mission impossible...