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vendredi 23 novembre 2012

Le choc de cUMPétitivité


Faudra penser à remercier les 2 pitres de l’umplouf pour cette épatante illustration du choc de compétitivité, ou comment mettre en concurrence deux petits caïds de gang politicard jusqu’à l’épuisement.
« Vous en avez assez de cette racaille ? Eh bien on va vous en débarrasser... » croyait pas si bien dire, l’autre.
Jean-François pignouf, arriviste en eaux troubles et briseur de tabous, de ceux qui protégeaient encore des bouffées de haine, des remontées de gerbe, du rot repu à table et du pet satisfait dans le lit conjugal.

lundi 15 octobre 2012

La «Droite forte», un copier-coller du FN




La critique interne de la « droitisation » de l’UMP n'aura été qu'une courte parenthèse. Après la défaite, la stratégie de Patrick Buisson avait été ciblée par certains ténors du parti : « une faute sur le fond, une erreur sur la forme » (Roselyne Bachelot), « l'UMP n'a pas suffisamment marché sur ses deux pieds » (Jean-Pierre Raffarin), « le ni-ni » n'est pas une ligne « sur le long terme » (Bruno Le Maire), « à trop courir derrière le Front national, on le crédibilise » (François Baroin), « l'objectif de Patrick Buisson était de faire gagner Charles Maurras » et non Sarkozy (Nathalie Kosciusko-Morizet).

Et puis ? Et puis l’UMP a repris le même chemin. Pour preuve, la campagne menée par son secrétaire général, Jean-François Copé, à base de «racisme antiblanc», de pétition contre le droit de vote des étrangers, de pain au chocolat de collégien confisqué pendant le ramadan. Le patron de l’UMP a fait le même pari que Nicolas Sarkozy : l’élection se gagnera avec un coup de barre à droite. Depuis la fin de la campagne présidentielle, il s'est même adjoint les services de Patrick Buisson, bien que son entourage le démente.


mercredi 10 octobre 2012

Acrobaties doctrinales au Front national



Revendiqués par un jeune homme se réclamant d’Al-Qaida, les meurtres de Toulouse et Montauban, à la mi-mars, ont provoqué un recentrage du Front national sur ses sujets de prédilection : les problèmes que représentent à ses yeux l’immigration ou l’islam. Auparavant, la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle, Mme Marine Le Pen, avait fait campagne sur une thématique sociale pour le moins nouvelle dans son parti.


« L’Esprit saint, pour la théologie libérale, c’est la main invisible, celle qui, d’une masse de comportements individuels égoïstes, va construire un bonheur collectif conforme à la Science et mieux encore à l’Ordre naturel. » Cette phrase blasphématoire, autant pour la sainte Trinité que pour la droite traditionaliste, est issue du dernier livre de Mme Marine Le Pen (1). Publié en pleine campagne présidentielle, l’ouvrage de la candidate du Front national (FN) surprend par sa phraséologie. Elle y pilonne l’« utralibéralisme », qui « n’est que l’idéologie d’une classe dominante internationale mondialisée », cette « nouvelle aristocratie » dont il conviendrait de se débarrasser au plus vite. Droite et gauche institutionnelles partageraient « une même idéologie mondialiste née du capitalisme ultralibéral, qui sert les intérêts d’une oligarchie ».

Mme Le Pen ne craint pas de mobiliser, à l’appui de son propos, des auteurs dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils n’ont rien de commun avec l’extrême droite. Philippe Askenazy est cité à deux reprises pour sonManifeste d’économistes atterrés (2). Deux ouvrages de Serge Halimi sont utilisés, l’un pour pointer l’envahissement mental du marché et l’autre pour dénoncer l’« aristocratie journalistique ».

« Le mondialisme est une alliance du consumérisme et du matérialisme, pour faire sortir l’Homme de l’Histoire et le précipiter dans ce que Gilles Lipovetsky nomme l’“ère du vide” », écrit encore la présidente du FN. D’Emmanuel Todd à Franklin Roosevelt, de George Orwell à Bertolt Brecht, de Karl Marx à Maurice Allais, elle fait feu de tout bois pour nourrir sa charge contre le « mondialisme ».

samedi 29 septembre 2012

Copé-Fillon: le jeu des cinq différences

note personnelle : pour ma part, je m'en fous royalement ...


Quelles sont, au-delà de la crise, les raisons de la défaite printanière? Quel bilan établir du sarkozysme? Nul doute qu’il y a matière à un débat de fond au sein de l’UMP. Ce n’est pourtant pas la tournure que prend l’affrontement entre Jean-François Copé et François Fillon. Les deux concurrents en lice pour le contrôle du parti font soigneusement l’impasse sur un «droit d’inventaire» qui n’est guère osé que par Roselyne Bachelot. Le duel pour la présidence de l’UMP se réduirait-il à pur choc d’ambitions personnelles? Examinons la réalité des différences potentielles entre les deux compétiteurs.

vendredi 21 septembre 2012

Le FN en ses mairies: affaires, condamnations en série et clientélisme




« Tête haute, mains propres ». Aujourd'hui encore, Marine Le Pen reprend volontiers à son compte ce slogan des maires frontistes des années 1990. « Nous sommes le seul parti à avancer tête haute et mains propres. Nous faisons de la politique de manière complètement différente de l'UMP ou le PS », se félicite-t-elle ainsi dans l'Union, en 2011.

La référence est culottée. « En 1995, les maires FN, notamment celui de Toulon, avaient voulu se démarquer des majorités précédentes en faisant campagne avec ce slogan. Or, on s’est rendu compte que non seulement le FN était un parti comme les autres sur cette question-là, mais qu’en plus il allait au-delà d’autres partis : trois maires frontistes sur quatre ont été condamnés », rappelle Gilles Ivaldi, chercheur au CNRS, spécialiste des populismes européens et du Front national (lire notre boîte noire). Corruption, clientélisme, chasse aux sorcières : à Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, les municipalités frontistes ont laissé un bilan déplorable.

mardi 18 septembre 2012

FN: quatre gestions municipales, quatre échecs (1/3). La démolition de la culture


F Haine


« Rassurer la population en montrant que nous ne sommes pas de dangereux nazis comme l'affirment nos adversaires et s'initier à la gestion municipale. » C'est ainsi qu'un dirigeant du Front national résumait, en 1995, l'objectif des maires frontistes fraîchement élus : Jacques Bompard à Orange, Jean-Marie Le Chevallier – ex-directeur de cabinet de Le Pen – à Toulon, Daniel Simonpieri à Marignane, puis, en 1997, les Mégret à Vitrolles. Dix-sept ans plus tard, la même consigne pourrait être soufflée aux deux députés frontistes ou aux candidats du parti susceptibles de remporter, en 2014, des villes de plus de 30 000 habitants comme Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

samedi 15 septembre 2012

Le parti néo-nazi grec Aube Dorée s’installe à Montréal



Le 18 août, une conférence sur le "trouble social en Grèce" a été organisée au Centre Saint-Pierre à Montréal avec entre-autres des conférenciers du parti néo-nazi grec Aube Dorée.

Aujourd'hui on nous informe qu'une section locale du parti néo-nazi Aube Dorée se serait installée à Montréal. Samedi, ils organiseront une collecte d'aliments et de médicaments pour les envoyer au parti Aube Dorée, qui seront distribués uniquement aux "grecs de souche".

L'évènement a été annoncé dans le journal hellénophone VIMA à Montréal et indiquait avoir lieu au 6992 av. du Parc entre 10H et 16H. Les néo-nazis ont pris la peine d'organiser leur évènement en face d'un poste de police pour s'assurer de ne pas être dérangés.

vendredi 14 septembre 2012

Woerth, Lagarde: la course de lenteur de la justice




Deux scandales emblématiques du quinquennat Sarkozy, des affaires qui ont révélé l’une et l’autre un impensable mélange des genres entre intérêts privés et bien public, sont actuellement traités à un rythme d’escargot asthmatique par la justice, et rien n’indique que cela changera.

La première, l’affaire des terrains forestiers et de l’hippodrome de Compiègne (Oise), cédés dans des conditions plus que douteuses par le ministre du budget Éric Woerth en 2010, fait l’objet d’une double enquête depuis janvier 2011. Une information judiciaire, confiée depuis lors aux juges d’instruction du pôle financier de Paris, René Grouman et Roger Le Loire, n’a donné lieu jusqu’ici à aucune mise en examen, et à bien peu d’actes d’instruction. Les juges ne seraient pas passionnés par ce dossier, et sont pris par d'autres tâches.

lundi 10 septembre 2012

L'avenir incertain de la Grèce, le risque d'un nouveau régime autoritaire au cœur de l'Europe




Plusieurs hypothèses se présentent pour l'avenir de la Grèce, dans l'immédiat et à plus long terme. L'hypothèse très probable, à court terme, est celle d'une asphyxie du pays par la dette. En continuité avec cette hypothèse, la perspective de long terme, malheureusement vraisemblable, est celle du bradage des ressources humaines et naturelles du pays. L'option alternative à cette double hypothèse, et qui doit absolument être explorée, est celle de la mise en œuvre d'un projet national de développement. Cette option hautement souhaitable apparaît cependant bien incertaine.

La montée très visible des mouvements nationalistes et xénophobes pourrait, en effet, pervertir la volonté des Grecs, de plus en plus nombreux, qui souhaitent retrouver une fierté bafouée par la mise sous tutelle du pays par les institutions internationales et européennes. La perspective d'un nouveau régime autoritaire au cœur de l'Europe ne devrait ainsi pas être écartée…

mardi 17 avril 2012

Et si pour faire gagner la gauche il valait mieux voter à droite ?



L’échéance approche. Bientôt les électeurs Français se rendront par millions voter au premier tour de l’élection présidentielle, et cela malgré le constat largement partagé de l’arnaque que constitue le système électoral français.  Mais faire ce constat ne résout malheureusement rien. Il faut désormais faire preuve de pragmatisme et regarder la réalité en face : au delà du débat d’idées et de la conviction politique se trouvent la tactique et la stratégie, et les résultats du premier tour ne représenteront pas la volonté du peuple mais bien le fruit d’un calcul paradoxal dans lequel la raison se perd inévitablement.
Avant d’aller plus loin dans cette démonstration en regardant de plus près les hypothèses qui se dessinent , il faut tout de même aborder le contexte dans lequel se déroule ce scrutin, à savoir la situation économique et sociale dans laquelle se trouve la France elle-même, ainsi que celle plus large dans laquelle se trouve l’Europe toute entière. Et prendre en compte quelques éléments en théorie indépendants du scrutin mais qui influencent clairement les résultats :

mardi 10 avril 2012

L’extrême droite, une nébuleuse multiforme qui s’enracine

instant gratification
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À l’échelle du monde, l’extrême droite prend ses marques et s’enracine au travers d’une nébuleuse multiforme. Ses singularités diffèrent d’un continent à l’autre et reflètent l’histoire et la spécificité des sociétés. Quel que soit son visage, l’extrême droite, presque toujours xénophobe, se nourrit des peurs, des frustrations et des précarités générées et alimentées par la crise. Elle progresse sur des sociétés fragilisées dont les repères et les valeurs sont heurtés. Les gros bataillons ne viennent plus en Europe des groupuscules violents ou paramilitaires et souvent nostalgiques du nazisme qui, tolérés ou non, perdurent encore de façon marginale et folklorique dans la vie politique. Certes, des filiations idéologiques avec cette famille politique peuvent être objectivées pour quelques dirigeants, mais pour l’essentiel le discours, les formes d’action, les milieux influencés se sont tellement modifiés qu’ils inclinent plutôt à penser en termes de ruptures que de continuités.


mardi 3 avril 2012

Chômeurs, aux urnes !



AC! Gironde a dressé le bilan de cinq années de sarkozysme contre les privés d'emploi, les précaires et les pauvres. Cinq années de stigmatisation et de régression sociale. L'association appelle les intéressé-e-s à ne surtout pas s'abstenir.


Voici des extraits de leur tract de 4 pages...

Les syndicats n'ont pas le droit de faire de la politique ?

Après les chômeurs et les immigrés, Nicolas Sarkozy affûte sa stratégie des boucs émissaires en désignant à la vindicte les défenseurs des salariés.


Diviser pour mieux régner et reporter la faute sur les victimes sacrificielles de sa politique est un classique du président sortant. Des responsables ainsi désignés, Nicolas Sarkozy déploie un rideau de fumée visant : 1) à le dédouaner de ses propres responsabilités; 2) à cacher/protéger ses complices, caste dominante et endogène pour laquelle il œuvre avec zèle; 3) à escamoter les vraies causes des dysfonctionnements d'un système que lui et ses amis cautionnent car il leur assure prospérité et privilèges, quand bien même serait-ce au détriment de l'intérêt général.

mardi 27 mars 2012

Nicolas Sarkozy, le matamore du social


La trêve de Toulouse est terminée. C'est du moins ce qu'espèrent les candidats de gauche à la présidentielle. A un mois du premier tour, ils aimeraient bien revenir aux enjeux économiques et sociaux, à commencer par le pouvoir d'achat et le chômage qui poursuit sa progression, comme sont venus le rappeler les derniers chiffres de Pôle emploi publiés ce lundi.

En 2007, le candidat de l'UMP avait proposé un programme social cohérent, fondé sur la réhabilitation du travail, la promotion du mérite ou le rêve d'une France de propriétaires. Cinq ans et une crise plus tard, il affiche un bien maigre bilan. « C'est sur l'examen des questions sociales que les Français doivent voter », affirme le porte-parole du PS, Benoît Hamon, pour qui la progression du chômage est le « naufrage du quinquennat qui s'achève ».

samedi 24 mars 2012

Une déclaration de Madame Bernadette Chirac, experte en frais de bouche ou le retour de la momie 4.


Ce pastiche est à consommer après avoir déposé sa moralité au vestiaire... Il a été influencé par cette déclaration sans panache d'une pauvre grand-mère indigne, aigrie et dépassée par son époque.



Madame Bernadette Chirac nous déclare en exclusivité : Monsieur Hollande ne possède ni l'expérience des accusations en Cours de Justice ni celle des affaires louches inhérentes à la 5ème République pour exercer sereinement un mandat de Président à la hauteur de ses prédécesseurs.



Bernadette Chirac, spécialiste en frais de bouche et témoin de moralité incontestable



Photo choisie par Étienne Courgeotte, 72 ans, rédacteur en Chef.

Une interview exclusive de Yvon Roufiole, journaliste assermenté de la section Dassault n°1, avant-garde couchée du lepenisme transversal et du pouvoir établi blanc immaculé.


dimanche 18 mars 2012

Réchauffement du climat de xénophobie



Depuis que leur présence sur le territoire national a été officiellement désignée comme "problème", les campements des Rroms font, semble-t-il, l'objet de plus d'attention(s) de la part des médias. C'est ainsi qu'on a pu se rendre compte qu'en plus d'être illicites la plupart étaient terriblement inflammables, avec une sensibilité particulière aux "causes accidentelles".

Durant la nuit du 23 au 24 février, un incendie a détruit un ancien entrepôt, situé Chemin du Catupolan à Vaulx-en-Velin, qui abritait environ 140 personnes, arrivées là depuis le mois de septembre 2011 ou même avant. L'origine accidentelle du sinistre a été mis en avant par monsieur Jean-Luc Joubert, directeur du cabinet du maire de Vaulx-en-Velin, avec une pointe de fatalisme :

jeudi 15 mars 2012

Restes d'un quinquennat



Pour qui sonne le gras ?

Inlassablement, la cloche sonne pour appeler le fidèle. Le muezzin le fait avec sa voix, le Choffar avec sa corne. Inlassablement, Xavier Bertrand, quant à lui, siffle toujours le même air à ses ouailles : le chef a toujours raison. A l'instar d'un Lefebvre ou d'une Morano, il approuve la moindre décision du tout-puissant, loue chacune de ses actions. Qu'importe si ce dernier se plante lamentablement (et dieu sait si cela lui arrive plus souvent qu'à son compte), sa mission à lui, c'est d'approuver, que dis-je, de vanter la pensée de son mentor. Et d'en faire le plus large écho sur tous les plateaux télé ou au micro de toutes les radios.

mercredi 14 mars 2012

Le storytelling de Sarkozy écrase les affaires



Nicolas Sarkozy était, depuis le 15 février, un président en campagne. Il est, depuis quelques jours, au terme d'une semaine soigneusement orchestrée, un candidat de premier tour. La mue s’est opérée lors de son meeting du 3 mars, à Bordeaux, axé sur l’immigration. Véritable coup d'envoi d'une semaine où tout a été fait pour reprendre l'avantage médiatique. Cet agenda a été à peine modifié, en France du moins, par les révélations, lundi, de Mediapart : Kadhafi aurait financé la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy.

Dimanche. Toute la semaine, l’UMP annonce à Villepinte un meeting « clé », dans la lignée des grands-messes sarkozystes de 2007. Un grand meeting national, qui va, promet-on au QG du candidat, inverser la tendance. Nicolas Sarkozy annoncera son projet, la majorité sera réunie, des milliers de militants afflueront de toute la France, répètent les ténors du parti. La mise en scène est réussie. L'UMP gonfle les chiffres, annonçant jusqu’à 80.000 militants dans ce hall qui ne contient que 30.000 places assises (lire notre reportage). Des chaînes d'info en continu installent leur studio toute la journée pour suivre l'événement. Un événement évidemment à la Une des médias le lendemain.


mardi 13 mars 2012

Schengen: Sarkozy s’en prend aux verrous de l’Europe



En s’en prenant à Schengen, lors de son meeting de campagne à Villepinte dimanche 11 mars, Nicolas Sarkozy a voulu faire coup double en visant à la fois la bureaucratie bruxelloise et l’immigration.

Le choix de sa cible est pourtant paradoxal puisque la convention en question, garante de la libre circulation des citoyens à l’intérieur des pays européens, a été conçue de pair avec un dispositif de fermeture des frontières européennes suffisamment « performant » pour provoquer indirectement le décès de milliers de migrants à ses portes.

dimanche 11 mars 2012

Le FESF et MES contre les peuples d’Europe




En réaction à la crise grecque et devant le risque que représentait la contagion des crises de la dette souveraine, les États membres de la zone euro, plutôt que de s’attaquer à la racine du problème, ont mis sur pied en urgence en mai 2010 le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Basé au Luxembourg, ce fonds temporaire (il était prévu qu’il prenne fin en juillet 2013) |1| a été conçu pour rassurer les marchés financiers. Il a pour objectif d’assurer la stabilité financière de la zone euro en fournissant de l’aide d’urgence aux pays de la zone euro en proie à des difficultés financières.

Ainsi, le FESF peut apporter des capitaux frais aux pays qui font appel à lui. Il a également la possibilité d’acheter les nouveaux titres de la dette publique émis sur le marché primaire à condition que le pays concerné mette en œuvre un programme d’austérité très strict rappelant le goût amer de la sauce FMI servie aux pays du tiers-monde depuis les années 1980 |2|. Il peut aussi intervenir sur le marché secondaire, ce qui lui permet de soulager les banques possédant des titres de la dette publique de pays « à risque ».