Voyons, mais c’est bien sûr : les travailleurs, à qui on demande de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, mais dont ils sont quand même les premiers à subir les conséquences. Donc les dirigeants du pays ne tournent plus autour du pot : après avoir tortillé du fondement pour éviter de prononcer les mots qui fâchent (genre : rigueur, austérité…), ils tendent le chapeau vers ceux d’en bas. À vot’bon cœur m’sieurs dames. Les économies annoncées pour réduire la dette vont évidemment provoquer une perte du pouvoir d’achat des nantis que nous sommes. Et, dans le plus pur style démago, ceux d’en haut montrent l’exemple : en diminuant leurs salaires, leurs notes de frais, en se déplaçant en transports en commun sous l’œil des caméras de la TV (comme nous, en somme, mais nous ce n’est pas un choix, c’est tous les jours, et les caméras ne sont pas celles de la TV mais de Big Brother).
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs." Article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793
lundi 8 octobre 2012
Contre l’austérité, contre le capitalisme
Camarade, ne t’étonne pas si ton patron adhère au PS
Ces mesures fiscales «injustes» que la gauche ne supprimera pas
« Neuf ménages sur dix, ce n’est pas très habile. Il aurait mieux valu dire deux sur trois : c’est plus conforme à la réalité. » Ce député socialiste n’a toujours pas compris la stratégie de communication du gouvernement autour du budget 2013. Certes, « neuf ménages sur dix » seront bien épargnés par les mesures, annoncées vendredi dernier, contenues dans le projet de loi de finances pour l’année prochaine, qui comprend près de 40 milliards d’euros d’économies et de hausses d’impôt. Par ailleurs, la hausse de la TVA, qui devait s'appliquer au 1er octobre 2012, a été abrogée en juillet par la nouvelle majorité.
Il n’en reste pas moins que certaines mesures fiscales prises par Nicolas Sarkozy, et jadis critiquées par la gauche, ne sont pas abrogées. Elles vont continuer à produire leurs effets l’an prochain. Et dans certains cas, les ménages modestes seront mis à contribution. Inventaire de ces « oublis » fiscaux de la gauche au pouvoir…, qui risquent de lui revenir en boomerang lors du débat sur le budget au Parlement, dans les prochaines semaines :
VENEZUELA (Présidentielle) : Encore raté, Chavez réélu avec… brio !
Viva el Comandante !
Ils ont prié. Ils ont espéré. Ils ont menacé. Ils ont menti. Ils ont diffamé. Ils ont trituré le trait à outrance. Ils ont truandé la vérité au profit de l’immoralité qui leur sied à merveille. Ils ont accusé. Ils l’ont traité de tous les noms d’oiseaux. Mais, Hugo Chavez a été réélu avec brio, force et conviction d’un peuple qui s’est levé comme un seul homme pour dire oui à son Comandante. Le président socialiste du Venezuela Hugo Chavez, avait voté dans une école, Manuel Fajardo Palacio, dans le quartier populaire situé dans l’ouest de Caracas, où il avait été accueilli par une foule en délire. C’était un signe.
Déclaration de Manolis Glezos à l’occasion de la visite en Grèce de la Chancelière Allemande Angela Merkel
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A l’occasion de la visite de la Chancelière Allemande en Grèce nous considérons notre devoir de rappeler tant à elle qu’au Premier Ministre Grec que :
1. La grande et puissante Allemagne n’a pas le droit de se dispenser de ses devoirs, privant ainsi la Grèce de son dû sur la base du Droit Internationale, tandis qu’il n’est pas aussi permis que la Grèce abdique de ses droits.
2. Les violations du Droit International et des principes humaines de l’honneur et de la morale portent en eux le danger de voir se répéter des phénomènes qui ont mis à feu et a sang l’Europe. La reconnaissance des crimes nazis constitue une garantie élémentaire que de tels monstruosités ne se répètent pas dans l’avenir.
samedi 6 octobre 2012
43.000 enseignants à recruter: l'usine à gaz de Vincent Peillon
C’est une véritable usine à gaz qu’est en train de mettre en place le ministère de l'éducation pour parvenir à recruter 43 000 enseignants l'an prochain. Après des années de suppressions de postes, le ministère a en effet annoncé la semaine dernière le recrutement record de 43 000 enseignants pour la seule année 2013. C'est à comparer aux 16 000 postes offerts au concours l’an dernier.
Pour atteindre ce chiffre, le ministère entend puiser dans deux viviers différents en organisant deux vagues de concours à quelques mois de distance, comme nous l'annoncions dès le mois de juillet. Le recrutement des profs qui feront la rentrée 2013 se fera en deux vagues : 22 100 postes pour la première, dont les épreuves auront lieu cet automne, comme habituellement. Et une seconde session au mois de juin, cette fois pour les étudiants de première année de master, alors que les concours ne sont normalement ouverts qu’aux étudiants de M2 depuis la réforme de la masterisation.
D’abord la Constituante, et après la révolution !
Cela fait maintenant plus de quatre ans qu’à intervalles plus ou moins réguliers, j’ai commis quelques billets cherchant à éclairer différemment les événements, mes sujets me choisissant plus que je ne les choisissais moi-même.
En quelques années, j’ai donc rédigé plus de 350 articles qui se recoupent tous plus ou moins, et que je voudrais désormais formaliser en un seul bloc cohérent, et que je proposerai sans doute par la suite pour donner un aperçu global de la vision que j’ai du monde et de ses « petits tracas »…
Car je peux dire aujourd’hui que j’en ai fait le tour, ou tout du moins un tour, le mien. Je n’ai plus à rechercher d’autres explications, car à vrai dire j’ai trouvé MA vérité : la Constituante d’abord, et après, la révolution !
Après le TSCG, la CSG : l’incroyable trahison de Hollande et de sa “gauche de droite” !
“Il n’y aura pas d’augmentation de la CSG, il n’y aura pas d’augmentation de la TVA dans le budget”.
De qui cette affirmation claire et martiale ? De Jean-Marc Ayrault, premier ministre, le jeudi 27 septembre dans l’émission “Des paroles et des actes” sur France 2.
Jérôme Cahuzac, ministre du budget, le répétait depuis des mois, et l’avait encore confirmé le 30 septembre
“L’augmentation prévue de la TVA a été abrogée. Aucune augmentation de la CSG n’est décidée dans le budget.”
La position n’a pas tenu une semaine. C’est le Monde qui a lâché hier la bombe:
Les salariés, chômeurs et retraités vont donc faire un cadeau de 40 milliards d’euros à leur patron (ou ex-patron).
États-Unis : Les « objecteurs de créances » de Strike Debt organisent la résistance
Sur les bords de l’East River à Brooklyn, le 9 septembre dernier, des personnes se relaient au centre d’un cercle et prennent la parole pour expliquer comment leurs dettes leur sont devenues insupportables, par les paiements qu’elles supposent chaque mois et, plus fondamentalement, par les choix qu’elles les obligent à faire, ou plutôt l’absence de choix dans laquelle elles les enferment. Certaines disent la honte qu’elles ont ressenties, d’autres leur dégoût, leur incompréhension, le puissant sentiment d’injustice. Puis, dans un geste libérateur, elles mettent le feu à ce courrier leur rappelant le montant qu’elles doivent encore rembourser, ce relevé bancaire faisant état de crédits impayés... Cet acte rappelle celui des militants qui, pour protester contre la guerre du Vietnam, brûlaient leur carte d’incorporation dans l’armée. Mais le geste n’est pas seulement symbolique, il a une fonction cathartique : il s’agit aussi de se débarrasser du sentiment de culpabilité, de briser le tabou, le silence, l’isolement des personnes endettées afin de créer un mouvement de résistance. Strike Debt, le groupe « d’objecteurs de créances » à l’origine de cette action, a d’ailleurs pour slogan ce jeu de mots : « You are not a loan !/ You are not alone ! |1| »
25S. Le peuple debout face à la démocratie séquestrée
« La police a agi magnifiquement » s’est exclamé le ministre de l’intérieur, Jorge Fernández Díaz, le 26 septembre 2012 |1|. La veille, la manifestation « Encercle le Parlement » (Rodea el Congreso) se soldait par au moins 35 détentions dont Miguel Quinteiro, militant d’ATTAC de 72 ans venu de Pontevedra (Galice) en autobus pour manifester |2|, et 64 blessés. Le plus inquiétant est que ces 35 détenus ont été arrêtés non pas pour résistance ou trouble à l’ordre public mais pour attaque contre les institutions de la Nation, accusation tout à fait disproportionnée. Ils seront libérés suite à 49 heures de détention et de mauvais traitements |3|.
Bien qu’autorisée par la déléguée du gouvernement de Madrid Cristina Cifuentes, la convocation à la manifestation du 25 septembre avait été qualifiée d’illégale par le ministre Fernandez. Cristina Cifuentes et la secrétaire générale du Parti Populaire María Dolores de Cospedal ont clairement fait référence à une tentative de coup d’Etat comme celle, avortée, du 23 février 1981 |4| : « La dernière fois que je me rappelle qu’on ait encerclé le Parlement, qu’on ait pris le Parlement, c’était lors de la tentative de coup d’Etat » a déclaré Cospedal |5|. Elle fait l’impasse sur une différence de taille : le mouvement du 25S, lui même issu du 15M (la révolte des indigné-e-s a éclaté le 15 mai 2011 en Espagne) est un mouvement profondément pacifique luttant pour une réelle démocratie - tout en la pratiquant - et par essence opposé à toute tentative de coup d’État, qui plus est d’origine fasciste comme la tentative du 23 février 1981.
jeudi 4 octobre 2012
“On achève bien les chevaux”
« On achève bien les chevaux » est le titre d’un film qu’on vous conseille de regarder. L’histoire se déroule en Californie dans les années 1930, en pleine dépression. A défaut, vous pouvez observer la situation de la quarantaine de Rroms chassés à Marseille. D’abord par des « riverains » de la citée abandonnée des Créneaux, maintenant par la mairie UMP de la Ville, le tout dans un contexte de chasse créé et soigneusement entretenu par le pouvoir gouvernemental et paragouvernemental, et notamment le premier ministre de l’intérieur du gouvernement socialiste.
Après avoir « déménagé » jeudi dernier « dans le calme », selon la maire PS du secteur, ils s’étaient mis à l’abri du « calme » qui les propulsé en dehors des Créneaux et qui a mis le feu aux affaires qu’ils n’avaient pas pu emporter. Ils ont ensuite occupé un hangar, d’où la ville de Jean-Claude Gaudin veut les faire évacuer aussi, en flagrance. Et ce sera toujours la flagrance des 48 heures, parce qu’on les chassera et on les poursuivra tout le temps, sans cesse. Ces Rroms avaient décidé de porter plainte, et le parquet pourrait se trouver dans l’embarras de commander une enquête sur ce qui s’est passé jeudi dernier. Dans l’embarras, parce que le procureur de la République avait déclaré qu’il y aurait une enquête si des Rroms déposaient plainte. A contrario, il n’y aura pas d’enquête s’il n’y a pas de plainte de la part des Rroms expulsés. Avec l’annonce de cette procédure d’expulsion, porteront-ils plainte ?
TSCG : "Nous l'avons tant aimée, la Démocratie ?"
point de vue...
Au moment où Goldmann Sachs fait savoir qu’il ne serait pas absurde d’envisager des politiques keynésiennes pour favoriser la croissance, il serait dommage d’être plus royaliste que le roi en étant plus à droite que cette auguste institution. Plus sérieusement, le débat sur le TSCG ouvert ce mardi à l’Assemblée Nationale, s’il paraît plié d’avance, n’enterre pas pour autant les questions qu’il pose et les réponses qu’une gauche combative devrait y apporter.
Éviter le débat public sur le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire » fut en soi un déni de démocratie. La première victime en sera évidemment l’idéal européen, dont les peuples s’éloignent inexorablement à mesure que l’Europe se construit sans eux, et donc contre eux. Affirmer une fois encore « qu’il n’y a pas d’alternative » en Europe, pour reprendre la formule de Margaret Thatcher, c’est se mettre une fois de plus en défaut avec la démocratie sur la question européenne.
Nomades, les Rroms ?
Quelques milliers de Rroms roumains ou bulgares, citoyens européens privés en France du droit de travailler, persistent à penser qu'ils finiront par enraciner leur vie ici, où déjà ils envoient leurs enfants à l'école. A Lyon, à Marseille et ailleurs, repoussés de bâtiments abandonnés en terrains vagues puis en trottoirs, ils nomadisent sur les moraines de notre beau pays
En écho au vibrant appel à ne pas laisser se développer des politiques dont nous aurions tous à souffrir avec, après ou sans les Roms et au désolant constat des tensions à Marseille associées à la nomadisation forcée de Rroms, voici le récit d'une évacuation, une de plus, à Lyon.
Italie. L’imposture de Mario Monti
Pour celles et ceux qui se demandent si quelque chose a changé en Italie, après neuf mois de gouvernement dit « technique » - donc non élu par la population - présidé par Mario Monti |1|, la réponse est oui. Malheureusement en pire. Si on évalue ce gouvernement sur la mission pour laquelle il a été mis en place, à savoir la résolution de la crise de la dette, les résultats sont désastreux. En décembre 2011, lors de l’installation du gouvernement Monti, les taux d’intérêt des Bons du Trésor Pluriannuels ont commencé à descendre, d’un pic à 7% avec un spread |2| de 575 points de pourcentage, à un taux de 5-6% et un spread de 380-400 points. En juillet 2012 le spread remonte à 500 points pour redescendre autour de 350-400 points en septembre. Du point de vue strictement technique, aucune raison de se réjouir : rien n’a changé. Le coût humain est à l’inverse considérable. Les Italien-ne-s subissent de plein fouet les plans anti-crise ou, comme notre ministre du Travail Fornero aime à les appeler, les mesures « de larmes et de sang ».
Combien de pauvres en France ?
Une fois n’est pas coutume, je voudrais aborder un problème de mesure et de méthode. : combien y a-t-il de pauvres en France ? On sait, depuis la récente publication de l’Insee sur le sujet (voir http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1412/ip1412.pdf, ainsi que le commentaire que j’ai publié sur mon blog le 7 septembre) que, en 2010, la pauvreté monétaire concerne 8,6 millions de personnes, un nombre en forte croissance par rapport à 2008 (7,8 millions). Mais ce chiffre tend sans doute à sous-estimer le nombre des personnes dont la situation sociale est dégradée ou menacée. Pour quatre raisons.
D’abord, il ne porte que sur la France métropolitaine et écarte un ensemble non négligeable de ménages. Il s’agit de ceux qui n’ont pas déposé de déclaration de revenus, soit environ 2 % des ménages, qui sont généralement parmi les plus pauvres, car vivant plus ou moins dans les marge de la société (sans domicile fixe, en hébergement d’urgence, en institutions, …). Il s’agit également des ménages dont la personne de référence est étudiante, car leurs revenus sont souvent complétés par des transferts intra-familiaux difficiles à mesurer. Enfin, sont écartés les ménages dont le revenu déclaré est nul ou négatif (situation que l’on trouve surtout chez les indépendants). Ainsi, alors que la France métropolitaine comportait au 1er janvier 2010 62,8 millions d’habitants, seules 61 millions de personnes étaient visées par l’enquête permettant de chiffrer la pauvreté monétaire. Près de 2 millions de personnes sont donc ignorées, parmi lesquelles sans doute une proportion relativement élevée (mais impossible à chiffrer) est en situation de pauvreté, voire de très grande pauvreté.
Dix ans après la fermeture du camp de Sangatte, plus de répression que jamais à Calais
A Calais, la police a mis à sac le 25 septembre 2012 le lieu de distribution des repas qui avait jusqu’alors bénéficié d’une relative immunité. Des organisations humanitaires pouvaient ainsi y assurer une minimum d’assistance aux exilés et demandeurs d’asile abandonnés à la rue. Près d’une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en rétention.
En décembre, il y aura dix ans que Nicolas Sarkozy détruisait le tristement célèbre camp de Sangatte, annonçant urbi et orbi que cette fermeture entraînerait l’arrêt de toute nouvelle arrivée d’étrangers sur les rivages de la Manche et de la Mer du Nord. Comme la prophétie ne s’est évidemment pas réalisée, il a ensuite chargé MM. Hortefeux, Besson et Guéant de rendre invisibles celles et ceux qui mettaient à mal ses prévisions à coup d’opérations policières. Sous la présidence de François Hollande, rien ne change. Au lieu de tirer des conclusions réalistes de l’échec des prédécesseurs, on poursuit leur stratégie en la durcissant. On s’attaque même au dernier espace humanitaire où les exilés pouvaient espérer un peu de paix et de réconfort.
A Marseille, les expulsions systématiques de Roms attisent les tensions avec la population
Assis sur des baluchons de vêtements rassemblés à la hâte dans des couvertures, sur un bord de trottoir, femmes et enfants attendent. Les hommes se sont rassemblés un peu plus loin, silencieux. Ils sont une cinquantaine, dont treize enfants pour certains âgés de quelques mois seulement. Chassés le 27 septembre 2012 de la cité des Créneaux, dans le 15e arrondissement de Marseille, par des riverains, ce petit groupe de Roms avait fini par trouver refuge dimanche, après trois jours d’errance sous la pluie, dans une concession automobile du même arrondissement.
| Boulevard Vintimille à Marseille, le 2 octobre 2012.© LF |
mercredi 3 octobre 2012
Familles en rétention : l'acharnement
Communiqué de presse
Ce vendredi 28 septembre le gouvernement, réuni en conseil des ministres, a adopté le projet de loi élaboré par le ministre de l'intérieur « relatif à la retenue pour vérification du droit au séjour et modifiant le délit d'aide au séjour irrégulier pour en exclure les actions humanitaires et désintéressées ».
Si, d'un côté, le gouvernement restreint le champ d'application du délit de solidarité – sans toutefois l'abroger - de l'autre côté il crée une nouvelle mesure de rétention à destination exclusive des étrangers, se substituant à la garde à vue et destinée à faciliter, comme elle, la traque des sans papiers puis leur expulsion.
Ce vendredi 28 septembre le gouvernement, réuni en conseil des ministres, a adopté le projet de loi élaboré par le ministre de l'intérieur « relatif à la retenue pour vérification du droit au séjour et modifiant le délit d'aide au séjour irrégulier pour en exclure les actions humanitaires et désintéressées ».
Si, d'un côté, le gouvernement restreint le champ d'application du délit de solidarité – sans toutefois l'abroger - de l'autre côté il crée une nouvelle mesure de rétention à destination exclusive des étrangers, se substituant à la garde à vue et destinée à faciliter, comme elle, la traque des sans papiers puis leur expulsion.
Ils Vont Revenir, N'Est-Ce Pas ?
« Ils vont revenir ?
Oui.
Oh ! putain …
Tu l’as dit… »
Oui.
Oh ! putain …
Tu l’as dit… »
Tu les imagines, dis ? Tu les vois ? Avec leurs gueules. Pire : avec leurs mots. Et leur victoire. Totale. Définitive... Tu veux que j’te dise une chose, une seule : t’es pas prêt de la revoir, au pouvoir, ta putain de gauche. Du moins, celle que tu nommes : la gauche. Et tu sais pourquoi ? Parce que t’es un foutu clampin de mes deux… Tu dis appartenir à la gauche, parce que c’est cool, n’est-ce pas ? Parce que, ma foi, t’aimerais pas qu’on dise de toi, qu’en fait, t’es qu’un keum de droite. Eh bien j’vais te dire : t’es un vrai keum de droite. Pure... T’as tout bazardé. Les idéaux. Les luttes. Tes anciens poteaux. T’es qu’un escroc de lâche… Qui obtempère. Au clairon de l’appareil… Tu craches sur la gauche Tagada, celle des Mélenchon, des Arthaud, des Besancenot, des Poutou, et la Verte, alouette, mais t’as oublié un truc, mon garçon : c’est que cette gauche-là, elle ne fait que poursuivre un combat. Et tu veux que je te dise lequel ? Non, coco, c’est pas celui du PCF, de la LCR, ni même des trotskistes, des lambertistes ; de tout ce que tu méprises, en fait. Non, c’est juste celui du PS, celui de 1978. Celui qu’était, quand même un peu, du côté du peuple. Ou se disait, voulait, être de ce côté. Parce que des années de disettes. Parce que l’espoir. C’est l’espoir qu’était le mot-clé. Une merveille. Voilà l’histoire. Et quelle histoire !...
lundi 1 octobre 2012
Dette publique : Peut-on effacer l’ardoise ?
Qui plus, qui moins, aucun pays de la zone euro et même au-delà, n’échappe au casse-tête de la dette publique. Les réponses qui sont proposées peuvent être classées dans deux camps.
1°) Celui des tenants de l’austérité : les Etats doivent réduire leur train de vie, réduire les dépenses sociales et faire baisser les salaires pour améliorer la compétitivité externe et ainsi retrouver des marges pour rembourser leurs dettes. C’est la politique prônée par l’Europe, Allemagne en tête.
Le problème de cette politique, c’est qu’elle fait baisser l’activité économique et aggrave le chômage. Elle réduit les rentrées fiscales et n’améliore en rien la solvabilité des Etats tout en provoquant une grave crise sociale.
France : Etat policier, les flics font la loi
Carine Fouteau alerte l'opinion sur le dernier subterfuge du ministère de l'intérieur pour contourner la décision de la Cour de cassation du 5 juillet 2012 interdisant à l’administration de placer en garde à vue des personnes au seul motif qu’elles seraient en situation irrégulière sur le territoire. Le "changement maintenant" aboutirait-il à un pays où l'Etat de droit se plie à la répression policière qui fait voter les lois qui l'arrangent ?
L'enthousiasme normatif du ministère de l'intérieur semble avoir dissipé sa vigilance sur un point : savoir si la loi française est suffisante pour contourner la décision de la Cour de cassation (puisque celle-ci se réfère au droit de l'Union, lequel a, de plus, une valeur constitutionnelle, que lui confère l'article 88-1 de la Constitution).
Lutte contre le chômage ou contre le tabagisme = même fumisterie
Il y a 30% de fumeurs en France. Comme partout ailleurs, le tabagisme est une addiction de pauvres : plus on grimpe dans l'échelle sociale, plus le pourcentage se réduit. Ainsi, tout en bas, on note que 100% des SDF fument. Viennent ensuite les privés d'emploi et les précaires : «Pratiquement la moitié des chômeurs sont fumeurs et à l'évidence la crise, l'augmentation du chômage, a eu un effet sur l'augmentation de la consommation du tabac», notait il y a deux ans Roselyne Bachelot, mémorable ministre de la Santé.
Lettre ouverte à Mme. Ghali et M. Gaudin
Madame Ghali,
Monsieur Gaudin,
D’abord, je me permets de ne pas rappeler vos mandats actuels et de m’adresser à vous juste par “Madame” et “Monsieur”, exprimant ainsi le seuil minimum de politesse que je m’impose en toute circonstance. En effet, par vos positions respectives suite aux événements de mercredi soir à la cité des Créneaux, vous avez montré à quel point l’intérêt général est insignifiant pour chacun d’entre vous. Et comme l’intérêt général est ce pourquoi des citoyens vous ont confié vos mandats, je trouverais aberrant de les mentionner.
dimanche 30 septembre 2012
Non à l’austérité permanente ! Refusons le Pacte budgétaire et ouvrons le débat en Europe !
Soleil de sortie à Paris pour le beau succès de ce rassemblement qui a réuni plus de 80 000 personnes contre la ratification du Pacte budgétaire et pour la résistance aux politiques libérales.
Après le Portugal, l’Espagne, la Grèce, les Français se sont déplacés en masse pour dire "NON" et crier "Résistance" à l’Europe de l’austérité, aux licenciements boursiers, au nouveau budget de rigueur.
Cette mobilisation est le début d’un refus grandissant des inégalités et des diktats de la finance.
Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ».
Bientôt nous brûlerons à nouveau les sorcières !
Que connaissent-ils de ces pauvres gens ?
Ils sont pauvres eux-mêmes…
Ils crèvent de cette société qui désigne, exclut, divise, génère sur le terreau de la bêtise et de l’ignorance, la haine et le désespoir….
Eux aussi sont autant méprisés qu’ils sont délaissés !
samedi 29 septembre 2012
Copé-Fillon: le jeu des cinq différences
note personnelle : pour ma part, je m'en fous royalement ...
Etat espagnol: 25S: le sauvetage de la démocratie
Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté le mardi 25 septembre à Madrid, à l’appel de la plateforme « Debout ! » et de la Coordination du 25S, pour protester contre la séquestration de la souveraineté populaire par les banques et les « marchés ». La répression, une fois de plus, a été brutale, laissant des dizaines de blessés et de nombreuses arrestations. Dans cet article, Esther Vivas revient sur les motivations de cette mobilisation et sur les causes d’une répression policière sans cesse plus brutale.
« Ils l’appellent démocratie mais ça n’en est pas une » as-t-on crié de manière répétée sur les places et dans les manifestations… Et à mesure que le temps passe, ce slogan prend encore plus tout son sens. La stigmatisation et la répression contre ceux qui luttent dans la rue pour leurs droits n’ont fait que s’intensifier ces derniers temps. Au plus la crise s’aggrave, au plus s’élargit le soutien populaire envers ceux qui protestent et au plus s’accroît la répression brutale. La soif de liberté est en train d’être étouffée avec l’actuelle « démocratie ».
Dix ans après la fermeture du camp de Sangatte Plus de répression que jamais à Calais
À Calais, la police a mis à sac le 25 septembre 2012 le lieu de distribution des repas qui avait jusqu’alors bénéficié d’une relative immunité. Des organisations humanitaires pouvaient ainsi y assurer une minimum d’assistance aux exilés et demandeurs d’asile abandonnés à la rue. Près d’une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en rétention.
En décembre, il y aura dix ans que Nicolas Sarkozy détruisait le tristement célèbre camp de Sangatte, annonçant urbi et orbi que cette fermeture entraînerait l’arrêt de toute nouvelle arrivée d’étrangers sur les rivages de la Manche et de la Mer du Nord. Comme la prophétie ne s’est évidemment pas réalisée, il a ensuite chargé MM. Hortefeux, Besson et Guéant de rendre invisibles celles et ceux qui mettaient à mal ses prévisions à coup d’opérations policières. Sous la présidence de François Hollande, rien ne change. Au lieu de tirer des conclusions réalistes de l’échec des prédécesseurs, on poursuit leur stratégie en la durcissant. On s’attaque même au dernier espace humanitaire où les exilés pouvaient espérer un peu de paix et de réconfort.
Marseille: l’incendiaire se trouve Place Beauvau
L’évacuation par « des riverains » d’une trentaine de Rroms à Marseille et la mise à feu de leurs affaires marquent le début des pogromes anti-tsiganes en France. La police de M. Valls, présente sur place, n’a procédé à aucune interpellation « en l’absence d’agression physique ». Mais le vrai incendiaire est leur ministre de tutelle lui-même, puisque depuis l’été dernier il martèle inlassablement le message de l’urgence du « démantèlement des campements illicites », qu’il juge « un défi au vivre ensemble ».
Migrants de Calais de Charybde en Scylla
Le 25 septembre 2012, encore un saccage policier des abris précaires et des maigres biens des Afghans, Erythréens, Somaliens, Soudanais, ou Syriens qui cherchent le chemin de l'Angleterre. Cette fois-ci, cela a commencé auprès des lieux de distribution de repas...
Selon Wikipedia, “Charybde et Scylla sont deux monstres marins de la mythologie grecque, situés de part et d'autre d'un détroit traditionnellement identifié comme étant celui de Messine. Plus précisément Charybde symbolise le « tout ou rien », la mort pour tous ou la vie pour tous, selon un jeu de probabilité. Et Scylla incarne la mort certaine pour une partie de l'équipage, mais la vie pour les autres ». description qui évoque tout aussi bien le destin tragique des migrants bloqués dans le Pas de Calais, pris entre le refus d'accueil de la Grande Bretagne et le rejet forcené de la France.
jeudi 27 septembre 2012
Quelques instants et l'éternité
Une question qui dérange …
Ils n'ont pas de mots, ils sont enfermés dans leur silence, le fils qui a pris un mauvais virage, la mère qui est dans son dernier voyage. La prison, la solitude, la maladie, la détresse sont autant de murs contre lesquels ils ne font que se cogner. Seul le chien a droit à ce peu de tendresse qu'ils s'interdisent mutuellement. Une chape de silence, un bloc d'angoisse qui habite une relation impossible, un indicible de plomb !
Ils n'ont pas de mots, ils sont enfermés dans leur silence, le fils qui a pris un mauvais virage, la mère qui est dans son dernier voyage. La prison, la solitude, la maladie, la détresse sont autant de murs contre lesquels ils ne font que se cogner. Seul le chien a droit à ce peu de tendresse qu'ils s'interdisent mutuellement. Une chape de silence, un bloc d'angoisse qui habite une relation impossible, un indicible de plomb !
Un monde est mort, il court encore... La preuve par le poulet
Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous.
Il ne peut réaliser des reportagesque parce qu’il est acheté
ou parce qu’on y est abonné !
Mille « plans sociaux » ont jalonné l’été.
Parmi eux, un m’a marqué : l’affaire Doux.
Aussitôt, j’ai songé : voilà une caricature de l’époque. Qui cette entreprise rendait-elle heureux ? Les ouvriers ? Les poulets ? Les aviculteurs ? Les paysans du Sud ? Elle fabriquait plutôt, me semblait-il, du malheur en série. Sa faillite, c’était l’occasion de tout changer. Et pourtant, syndicats, médias, ministres ne nourrissaient qu’un seul espoir : un plan de continuation, que tout reprenne comme avant. Les dissidents, altermondialistes, anti-productivistes, gauchistes divers, en guise de lutte, ont publié des communiqués sur Internet. Le système s’est donc remis sur pied, à l’identique – avec sans doute quelques milliers d’emplois en moins.
Aussitôt, j’ai songé : voilà une caricature de l’époque. Qui cette entreprise rendait-elle heureux ? Les ouvriers ? Les poulets ? Les aviculteurs ? Les paysans du Sud ? Elle fabriquait plutôt, me semblait-il, du malheur en série. Sa faillite, c’était l’occasion de tout changer. Et pourtant, syndicats, médias, ministres ne nourrissaient qu’un seul espoir : un plan de continuation, que tout reprenne comme avant. Les dissidents, altermondialistes, anti-productivistes, gauchistes divers, en guise de lutte, ont publié des communiqués sur Internet. Le système s’est donc remis sur pied, à l’identique – avec sans doute quelques milliers d’emplois en moins.
Sur le TSCG
point de vue...
Un appel condamnant le Traité européen dit TSCG, provenant d’économistes dont certains sont liés au Front de Gauche, m’a été soumis. Si j’en approuve de nombreux points, et en particulier la conclusion (l’appel à ne pas ratifier le TSCG), cet appel me semble devoir être source d’importantes confusions sur la situation actuelle. C’est pourquoi je ne m’associerai pas à cet appel, que je publie néanmoins avec mes observations (en rouge).
L’austérité aggrave la crise, non au Traité budgétaire européen !
Depuis 2008, l’Union européenne (UE) fait face à une crise économique sans précédent. Contrairement à ce que prétendent les économistes libéraux, cette crise n’est pas due à la dette publique. Avant la crise, l’UE dans son ensemble était globalement à l’équilibre. Ainsi, l’Espagne et l’Irlande subissent aujourd’hui les attaques des marchés financiers alors que ces pays ont toujours respecté les critères de Maastricht. La montée des déficits publics est une conséquence de la chute des recettes fiscales due en partie aux cadeaux fiscaux faits aux plus aisés, de l’aide publique apportée aux banques commerciales et du recours aux marchés financiers pour détenir cette dette à des taux d’intérêt élevés.
mercredi 26 septembre 2012
on tiendra pas tous dans le pédalo...
Une toute petite carotte, pour te faire oublier que le traité est un cadeau empoisonné de ton précédent président, oui, je parle du mec qui a doublé la dette en cinq ans !
L’austérité, mais dans le calme
Le « jeu de la mauviette » (chicken game) est un jeu de con : deux voitures se précipitent l’une vers l’autre, le premier conducteur qui dévie de la ligne pour éviter la collision est la « mauviette ». Il existe cependant une version « Fureur de vivre » plus stupide encore : les deux voitures parallèles fonçant vers un précipice, le dernier qui s’éjecte de la voiture pour ne pas faire le grand saut a gagné. On notera que dans cette version-là, les deux voitures sont perdues à coup sûr et le cas échéant un conducteur (ou deux) avec – death without a cause.
C’est à cette merveille d’intelligence que la zone euro semble avoir décidé de s’adonner depuis trois ans – en tout cas jusqu’à la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) du 6 septembre. Les pays en détresse n’ont même pas à appuyer sur l’accélérateur, ils roulent tout seuls vers l’abîme et à tombeau ouvert. A leur côté, la BCE, qui peut les sauver, roule en parallèle mais en les regardant sans rien faire tant qu’elle n’aura pas la certitude que les « assistés » s’engagent irrévocablement dans un programme d’austérité – c’est-à-dire à souffrir mort et passion… A ce compte-là, les pays en difficulté entraînent toute la zone euro dans l’effondrement, le seul moyen qu’aient trouvé les institutions européennes de les « aider » les tuant plus sûrement. La BCE quant à elle ne bouge pas, tétanisée par les querelles byzantines de définition de son mandat, et prête à n’intervenir inconditionnellement qu’au tout dernier moment – c’est-à-dire trop tard. Pendant ce temps le bord du gouffre se rapproche gaillardement…
PSA : et en plus, ils volent l’Etat !
Le projet de fermeture des sites d’Aulnay sous Bois et d’Hordain, ainsi que les menaces de fermeture sur celui de La Janais à Rennes sont inacceptables et injustifiés. Qui peut sérieusement croire à la farce du recul d’activité due à la faiblesse du marché alors que la baisse globale des ventes résulte essentiellement de son retrait du marché iranien décidé par les financiers américains liés au groupe Général Motors ? Accepter ce plan « social » serait une catastrophe pour la survie du groupe, pour les sous traitants locaux et pour les ressources des collectivités locales.
La direction avance comme argument des pertes financières importantes alors que chacun sait qu’il n’en est rien et que de l’argent, il y en a et même énormément. Il s’agit uniquement d’une stratégie financière à court terme, à l’image des orientations du capitalisme qui a choisi la financiarisation plutôt que le production, et qui a mené la société toute entière à la crise mondiale la plus importante depuis 1929.
mardi 25 septembre 2012
La religion des cons
point de vue ...
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S’il y a bien une chose que partagent les croyants de toutes les religions, c’est la connerie ! Il faut me pardonner ce langage quelque peu abrupt (qui reviendra plusieurs fois), mais il y a un moment où les termes classiques ne suffisent plus pour exprimer cette insondable bêtise humaine qui consiste à défendre une religion censée prêcher l’amour universel par la haine des autres religions qui prêchent…. la même chose !
Ce qui est en train de se produire en ce moment dans le monde à propos des différentes obédiences religieuses montre à quel point les partisans de l’une ou de l’autre des religions n’ont rien compris aux messages délivrés par celles-ci, car le Dieu qu’ils croient pourtant tout puissant ne peut décemment être sensible à ce genre de preuves d’affection. Qui peut croire enfin qu’on peut s’offusquer d’une caricature d’un prophète dont l’image n’existe pas, qui peut croire qu’en brûlant un livre on entache la toute-puissance supposée d’un Dieu qui se doit d’être au dessus de ces enfantillages, qui peut croire qu’en attaquant un fonctionnaire d’Etat on puisse défendre une religion qu’on croit attaquée ?
Eric Toussaint et Maria Lucia Fattorelli : « Les dettes peuvent être répudiées »
L’Argentine et l’Equateur montrent la voie à l’Europe pour se débarrasser du fardeau de la dette, selon le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde.
« Oui, il est possible d’amener les institutions financières, les banques et les puissants à accepter des solutions qu’ils ne souhaitent pas », a martelé jeudi soir Eric Toussaint, président du Comité pour l’annulation de la dette du TiersMonde (Cadtm), lors d’une conférence à Genève. Et ce sont deux pays du Sud, l’Argentine et l’Equateur, qui l’ont démontré. Face à un endettement qui étouffe les économies nationales, seule une politique de rupture permet de sortir de l’ornière, a-t-il argumenté. D’autant plus qu’une grande partie de ces dettes sont illégitimes, selon lui.
Aujourd’hui, en pleine crise dite des « dettes souveraines », les pays européens pourraient s’en inspirer. « L’Argentine a suspendu le paiement de sa dette de 2001 à 2005. Et elle est toujours en cessation de paiement vis-à-vis du Club de Paris, le club des Etats les plus riches, pour un montant de 6,5 milliards de dollars. On avait parlé de représailles, il n’en est rien. Actuellement, l’Argentine fait même partie du G20 et connaît un très fort taux de croissance », a rappelé le chercheur.
L’Appel des 100 écologistes contre le traité austéritaire
Des militants écologistes proches du Front de gauche et d’EELV s’associent pour prendre position contre la ratification du traité de stabilité budgétaire européen et appeler à la manifestation nationale du 30 septembre. Selon eux, le texte rendra impossibles toutes propositions et investissements publics en faveur d’une politique d’écologie sociale.
Fosse route
« Ah ! Il y a tant de choses entre le ciel et la terre que les poètes sont seuls à les avoir rêvées. »
Friedrich Nietzsche
Le charnier s’agrandit. L’incompréhension également. La saisie – ne serais-ce que celle du monde matériel, dénué « d’amour », – car l’amour n’a pas de mesure, ni même de compréhension en terme « matériel », et il nous échappe. Nous savons mesurer le fini, mais pas le l’infini. La pêche à l’Histoire et à la compréhension du monde est comme lancer un filet et n’attraper que quelques poissons : le filet est savamment tressé, mais le poisson et la rivière, le climat, la saison multiplient la possibilité de possession de la prise. Ainsi va le monde de la « raison » et des analyses.
samedi 22 septembre 2012
La rétention des étrangers indésirables: choses vues
photo
Les équipes de juristes présentes dans les centres de rétention proches des aéroports de Paris-Charles De Gaulle et de Toulouse témoignent de situations extrêmes vécues par des étrangers menacés d'expulsion. Un tragique confinant au cocasse, qui illustre une "politique de l'immigration" qui réjouirait le Père Ubu.
Voici deux lectures roboratives qui permettent de voir dans ses conséquences ultimes ce qui prétend être une politique de maitrise des flux migratoires. Dans les centres de rétention administratives (CRA), l'humain semble ne plus exister. Prime la multiplication des procédures en vue de coller à des objectifs fantasmagoriques. A Toulouse, les juristes parlent de Planète CRA, ceux du Mesnil-Amelot (aéroport Charles De Gaulle) déclinent des Crazettes.
Les équipes de juristes présentes dans les centres de rétention proches des aéroports de Paris-Charles De Gaulle et de Toulouse témoignent de situations extrêmes vécues par des étrangers menacés d'expulsion. Un tragique confinant au cocasse, qui illustre une "politique de l'immigration" qui réjouirait le Père Ubu.
Voici deux lectures roboratives qui permettent de voir dans ses conséquences ultimes ce qui prétend être une politique de maitrise des flux migratoires. Dans les centres de rétention administratives (CRA), l'humain semble ne plus exister. Prime la multiplication des procédures en vue de coller à des objectifs fantasmagoriques. A Toulouse, les juristes parlent de Planète CRA, ceux du Mesnil-Amelot (aéroport Charles De Gaulle) déclinent des Crazettes.
Le Collectif Les Morts de la Rue appartient au Collectif des Associations Unies pour une Nouvelle politique du logement des personnes sans abri et mal-logées et partage sa vive inquiétude.
Paris, le 20 septembre 2012
Appel pour un plan d’urgence !
Lors de sa conférence de presse d’hier, le Collectif des associations unies a appelé à la mise en œuvre d’un plan d’urgence immédiat, piloté par l’Etat
Le Collectif a pris acte d’orientations portées par le gouvernement dans le domaine de l’accès au logement qui vont dans le bon sens (relèvement de la Loi SRU de 20 à 25%, mobilisation du foncier et des logements vacants…). Ces premières mesures doivent être confirmées et renforcées, sachant que de réelles inquiétudes persistent quant aux moyens financiers déployés pour produire 150 000 logements sociaux par an et lutter activement contre l’habitat indigne.
Demandeurs d'emploi, ou délinquants ?
LETTRE OUVERTE AUX :
Premier Ministre (Jean-Marc Ayrault),
Ministre du Travail & de l'Emploi (Michel Sapin),
Ministre des Affaires sociales & de la Santé (Marisol Touraine),
Directeur général de Pôle emploi (Jean Bassères),
73 membres de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale,
58 membres de la Commission des Affaires sociales du Sénat,
72 membres du groupe d'étude de l'Assemblée nationale sur la pauvreté, la précarité et les sans-abri,
24 membres de la mission commune d'information relative à Pôle emploi qui a enregistré son rapport le 5 juillet 2011,
32 membres du Conseil d'administration de Pôle emploi,
76 membres du Conseil d'administration de l'Unedic.
L'ensemble des arguments soumis dans cette lettre sont mis en avant par Recours-Radiation depuis plus de 4 ans et sont de plus en plus repris par les juridictions administratives. Aujourd'hui, nous nourrissons l'espoir qu'ils seront enfin entendus par le pouvoir exécutif et législatif, pour les chômeurs et les précaires… et pour Pôle emploi.
Logement : vite, vite, y’a l’feu !
Trois morts dans l’incendie de l’un des bidonvilles à étages de Saint-Denis, des millions de mal-logés, des effets d’annonce… mais toujours pas de réquisition. Dans un monde tendre aux puissants et dur aux faibles, il est clair que nous n’aurons que ce que nous saurons prendre.
J’Emmerde Le « Contexte » !
point de vue..
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Tu comprends, coco, « vu le contexte », ça n’est pas très raisonnable. Pas bien responsable. Certes, la liberté d’expression est un droit fondamental, et je me fais fort d’y rappeler, sur cette antenne, mon attachement, absolu ; mais faudrait voir à faire gaffe. A bien les distinguer. Les limites.
D’autant, « vu le contexte »...
D’autant, « vu le contexte »...
Et mes fesses, hypocrite, sans-couilles, cul-béni, tu les aimes, mes fesses ? Non mais ! C’est quoi, c’est qui, ces Jean-Foutre ! Voyez-les, ces péteux, caguer dans leur froc ! Anonner, perroquets, piètres marionnettes : « vu le contexte … ». Mais on l’emmerde, le contexte ! Et copieux !
... Est-ce moi, ou toi, qui confond islamiste et djihadiste ? Est-ce moi, ou le média, qui met dans le même sac, islamiste et terroriste ? Putain de bordel de vous !
Un islamiste n’est rien d’autre, au sens littéral, qu’un "fidèle". C’est pas ma tasse de thé, ni celle-ci, ni celle des cathos, des juifs et consorts, mais j’entends qu’on appelât un chat, un chat. Point barre.
Toujours est-il, et c’est bien malheureux, qu’il est trop tard. Mal, le mal est fait. Et vous pourrez geindre, invoquer votre foutu contexte, le boxon, le grand merdier, c’est vous qui en êtes, pour partie, responsables. Le pouvoir politique et celui dit médiatique.
A force de raccourcis, d’approximations, de unes merdiques et j’en passe.
A force de raccourcis, d’approximations, de unes merdiques et j’en passe.
Panne de sens
Il faut dire que tout est fait pour qu’il en soit ainsi : enfumage électoral, propagande médiatique éhontée pour les politiques d’austérité de droite comme de gauche, bien évidemment qualifiées d’« inéluctables », complicité active de la plupart des directions syndicales pour faire avaler les plans de licenciements, les baisses des salaires, la casse des services publics, parce que, mon bon monsieur, vous comprenez, faut bien payer la dette des banques et des spéculateurs de tout poil. C’est pas juste, mais le bon Dieu vous le rendra ! Dans cet exercice oscillant entre le pitoyable et l’obscène, Chérèque, le diacre en chef de la CFDT, est, comme on s’en doute, particulièrement doué. Il vient ainsi d’affirmer qu’il ferait adopter symboliquement par ses instances le traité européen (TSCG) qui institue l’austérité à perpétuité pour les populations du continent et qui sera soumis aux parlementaires français début octobre. Mais rassurons-nous, Hollande a réussi, en juin, à « imposer » à la chancelière allemande un ajout concernant un « pacte de croissance » que les observateurs qualifient au mieux d’opération de communication, au pire de diversion grotesque. Ainsi, la direction de la CFDT (tout comme celle de la CES au plan européen) donne clairement quitus aux marchés financiers pour la généralisation de la barbarie qui aboutit, en Grèce, à la distribution de nourriture à des gamins affamés, chose qu’on croyait réservée à de lointaines contrées sous-développées.
Droit de vote des étrangers: Hollande est-il vraiment un président exemplaire ?
La droite a lancé une pétition contre la promesse de François Hollande d'accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales. Le président ne doit surtout pas reculer devant les pressions et se rappeler qu'il voulait construire une "République exemplaire", souligne Philippe Sage, sympathisant d'extrême-gauche.
Le dernier ! En 2001, la France fut le dernier des pays de l’UE à appliquer une directive issue duTraité de Maastricht (1992) : le dernier à accorder le droit de vote aux élections municipales aux étrangers européens – qui, cependant, votaient aux européennes depuis 1994. Et avec des restrictions, s’il vous plaît ! Ces résidents ne peuvent être élus maire ou adjoint au maire. Exception ou mauvaise coquetterie française, c’est selon.
Toujours est-il que suite à cette modification de notre constitution, certains responsables politiques se demandèrent si, au nom de l’égalité des droits, et j’ajouterais des devoirs, ne serait pas venu le temps d’étendre ce droit à tous les étrangers vivant en France depuis un nombre d’années conséquent (comme dans les pays scandinaves, les Pays-Bas, la Belgique, etc.). Bien évidemment, ils étaient pléthore à gauche, mais on en trouvait itou à droite, et non des moindres, ainsi : Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo ou Gilles de Robien.
Toujours est-il que suite à cette modification de notre constitution, certains responsables politiques se demandèrent si, au nom de l’égalité des droits, et j’ajouterais des devoirs, ne serait pas venu le temps d’étendre ce droit à tous les étrangers vivant en France depuis un nombre d’années conséquent (comme dans les pays scandinaves, les Pays-Bas, la Belgique, etc.). Bien évidemment, ils étaient pléthore à gauche, mais on en trouvait itou à droite, et non des moindres, ainsi : Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo ou Gilles de Robien.
Il y a un an, Troy Davis était exécuté : j'ai tant de choses à lui dire
C'était il y a un an jour pour jour : l'Américain Troy Davis était exécuté, après 22 ans passés dans le couloir de la mort et une grâce refusée la veille de son injection fatale. Laura Moye, la directrice de campagne sur l'abolition de la peine de mort d'Amnesty International États-Unis, lui consacre une lettre ouverte posthume.
vendredi 21 septembre 2012
Liberté pour Zakaria Zubeidi !
Dix-neuf jours de détention par l’Autorité Palestinienne supplémentaires pour Zakaria Zubeidi, co-fondateur du Freedom Theatre : il jure de continuer sa grève de la faim et de la soif jusqu’à la mort.
Zakaria Zubeidi, co-fondateur du Freedom Theatre, a été condamné aujourd’hui à encore 19 jours d’emprisonnement dans la prison de l’Autorité Palestinienne. En réponse, Zubeidi a déclaré qu’il se remettait en grève de la faim totale et qu’à partir de cet instant il ne mangerait plus, ne boirait plus et ne parlerait plus.
« Cette cour et ce juge ont pris une décision injuste envers moi » a dit Zubeidi d’une voix extrêmement faible. « J’ai passé un long temps en prison sans qu’il y ait des preuves contre moi. Ce matin le médecin m’a dit qu’il me reste trois jours à vivre si je ne bois pas. Donc cette cour a décidé de me tuer. »
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